La forme principale retenue est « Hôpital de Saint-Céré ». L’établissement est situé à Saint-Céré, Lot, France. Comme l’hôpital de Cahors, il constitue un établissement hospitalier transformé en centre clandestin de soins de la Résistance avec la participation de son personnel. Il reçoit la Médaille de la Résistance française par décret du 17 juillet 1945.
Avec l’hôpital de Cahors, il est l’un des deux seuls établissements hospitaliers figurant parmi les collectivités civiles titulaires de la Médaille de la Résistance française.
Création d’un centre médical clandestin
La création d’un centre médical clandestin à l’hôpital est directement liée aux besoins des maquis du Lot. Jean ROUGIER, alias « Pierre » dans la Résistance selon la notice du Musée de la Résistance en ligne, organise à leur demande avec le docteur RAHOZA, chirurgien d’origine polonaise réfugié à Bretenoux, Lot, France, un centre de soins destiné aux résistants blessés.
Aucune date journalière ou mensuelle de création de ce centre n’est fournie par les sources institutionnelles consultées. Il est donc impossible de préciser davantage sa mise en place sans spéculation.
Organisation interne
L’organisation repose sur les médecins Jean ROUGIER et RAHOZA ainsi que sur le personnel de l’établissement. Les blessés du maquis sont admis, soignés et, lorsque surviennent les forces allemandes, dissimulés dans une cache aménagée entre le plancher des chambres du pavillon de chirurgie et le plafond des salles communes.
Ce dispositif suppose la participation et le silence du personnel hospitalier. L’Ordre de la Libération souligne le courage et le sang-froid de celui-ci lors des perquisitions allemandes, qui permettent d’éviter la découverte des blessés.
Aucun organigramme clandestin plus détaillé n’est conservé dans les sources consultées. Il n’est donc pas possible de désigner des cellules, responsables intermédiaires ou subdivisions qui ne seraient pas formellement attestés.
Actions menées pendant la Résistance
L’activité essentielle de l’hôpital consiste à recueillir, héberger et soigner les blessés provenant des maquis. Les soins peuvent comprendre des interventions chirurgicales.
Lors des perquisitions allemandes, les résistants hospitalisés sont dissimulés dans l’espace ménagé entre les étages du pavillon de chirurgie. Cette cache permet de soustraire les patients aux recherches. Les sources officielles attribuent explicitement au courage du personnel le sauvetage de nombreuses vies.
La fonction de l’hôpital est donc principalement sanitaire et protectrice. Aucun sabotage, activité de renseignement ou opération armée propre à l’établissement n’a été identifié dans les sources consultées.
Liens avec d’autres réseaux ou mouvements
Le lien principal est établi avec les maquis du Lot, à la demande desquels le centre de soins clandestin est organisé. Les sources ne désignent pas un maquis unique bénéficiaire et ne permettent donc pas de rattacher l’ensemble du dispositif hospitalier à une formation précise.
Jean ROUGIER opère également à l’hôpital de Cahors, où il soigne et cache des résistants et des maquisards. Sa présence dans les deux établissements crée une continuité médicale entre Cahors et Saint-Céré.
L’hôpital de Saint-Céré doit néanmoins être considéré comme un centre sanitaire clandestin au service de la Résistance régionale et non comme une antenne administrative de l’hôpital de Cahors.
Jean ROUGIER, né le 2 juillet 1885 à Cahors, Lot, France, est chirurgien et résistant. Il intervient à Cahors et à Saint-Céré et organise à Saint-Céré, à la demande des maquis, le centre de soins clandestin. La notice du Musée de la Résistance en ligne lui attribue le pseudonyme « Pierre ». Il survit à la guerre et meurt le 28 juillet 1952 à Cahors, Lot, France.
Le docteur RAHOZA est un chirurgien d’origine polonaise réfugié à Bretenoux, Lot, France. Avec Jean ROUGIER, il organise et assure le fonctionnement médical du centre clandestin de Saint-Céré. Les sources institutionnelles accessibles consultées ne donnent pas de prénom certain, de date de naissance ni de parcours après-guerre suffisamment documenté. Ces éléments ne sont donc pas complétés.
Victimes et morts
Aucune victime mortelle appartenant spécifiquement au personnel résistant de l’hôpital de Saint-Céré n’est identifiée dans les notices institutionnelles consultées. Aucun patient maquisard caché dans l’établissement n’est signalé comme ayant été découvert puis exécuté lors d’une perquisition.
Il ne peut en être déduit qu’aucun membre du personnel ou résistant passé par l’hôpital n’est mort pendant la guerre ; la documentation disponible ne permet simplement pas d’établir une liste nominative fiable.
Survivants identifiés
Jean ROUGIER survit à la guerre. Pour le docteur RAHOZA, la documentation consultée ne fournit pas d’information biographique suffisamment établie sur son sort après la Libération. L’absence d’information ne doit pas être transformée en affirmation de survie ou de décès.
Fin du centre clandestin
Le centre clandestin de soins cesse sa fonction résistante avec la libération du département et la disparition de la nécessité de cacher les maquisards aux autorités allemandes. Aucun démantèlement allemand complet du dispositif n’est attesté.
Le personnel hospitalier reprend alors son activité dans un cadre public normal, tandis que l’action accomplie pendant l’Occupation fait l’objet d’une reconnaissance officielle dès l’année suivante.
Conséquences et mémoire
L’hôpital de Saint-Céré reçoit la Médaille de la Résistance française par décret du 17 juillet 1945. La distinction récompense la participation collective du personnel à la lutte pour la libération de la France.
Une plaque commémorative placée devant l’hôpital porte la Médaille de la Résistance et rappelle que celle-ci a été décernée à l’établissement pour sa participation à la lutte pour la libération de la France.
L’hôpital partage avec celui de Cahors une situation exceptionnelle : ce sont les deux seuls hôpitaux figurant parmi les collectivités civiles titulaires de la Médaille de la Résistance française.
Divergences et précautions
La principale divergence concerne le nom de Jean ROUGIER. La notice du Musée de la Résistance en ligne consacrée à Saint-Céré écrit « Rougie », tandis que le Maitron, l’Assemblée nationale et les sources contemporaines de l’hôpital de Cahors donnent « Jean Rougier ». La graphie « ROUGIER » est donc retenue comme forme biographique normalisée.
Le prénom du docteur RAHOZA n’est pas indiqué dans les sources institutionnelles principales consultées. Afin d’éviter une identification incertaine avec des homonymes, seule la forme « docteur RAHOZA » est retenue.
Les sources ne permettent pas non plus de dater précisément la création du centre clandestin de soins. Toute date plus précise que la période d’activité pendant l’Occupation serait spéculative.
Références bibliographiques
La Médaille de la Résistance française, Association nationale des médaillés de la Résistance française, Lavauzelle, 2002. Ouvrage de référence directement cité par le Musée de la Résistance en ligne dans sa notice consacrée à l’hôpital de Saint-Céré.
La Médaille de la Résistance dans le département du Lot, Service départemental de l’Office national des anciens combattants du Lot, 2003. Ouvrage contextuel sur les titulaires lotois et les collectivités décorées.
La Résistance dans le Lot, travaux historiques consacrés aux maquis lotois, utiles pour replacer le centre médical clandestin de Saint-Céré dans le dispositif régional.
Références internet
Ordre de la Libération — Notice officielle des collectivités civiles médaillées, précisant le rôle du personnel, de Jean Rougier et du docteur Rahoza et confirmant le décret du 17 juillet 1945. https://www.ordredelaliberation.fr/fr/les-collectivites-medaillees
Musée de la Résistance en ligne – Fondation de la Résistance, département AERI — Notice « Hôpital de Saint-Céré », consacrée au centre de soins clandestin, aux médecins et aux cachettes du pavillon de chirurgie. https://museedelaresistanceenligne.org/media2861-Hpital-de-Saint-Cr
Maitron — Notice Jean Rougier, confirmant son rôle de médecin de résistants et de maquisards et son activité dans les hôpitaux de Cahors et de Saint-Céré. https://maitron.fr/rougier-jean-pierre/
Assemblée nationale — Fiche biographique de Jean Rougier, utilisée pour contrôler son identité, ses dates biographiques et sa carrière médicale. https://www2.assemblee-nationale.fr/sycomore/fiche/6119
Fiabilité A — Fiabilité excellente pour l’existence du centre clandestin, son rôle, ses principaux organisateurs, son dispositif de cache et l’attribution de la Médaille de la Résistance. Les sources sont moins riches sur l’identité complète du docteur RAHOZA, la date exacte de constitution du centre et la liste du personnel engagé ; aucune information non vérifiée n’a donc été ajoutée.
Sources consultées
Maitron Résistance — Recherche sur Saint-Céré, Jean ROUGIER et RAHOZA ; notice Jean ROUGIER retrouvée et exploitée, aucune notice individuelle certaine du docteur RAHOZA retrouvée. https://maitron.fr/
Fondation de la Résistance — Recherche sur l’établissement ; documentation accessible principalement via le Musée de la Résistance en ligne. https://www.fondationresistance.org/
Musée de la Résistance en ligne — Notice directement consacrée à l’hôpital de Saint-Céré retrouvée et exploitée. https://museedelaresistanceenligne.org/media2861-Hpital-de-Saint-Cr
Mémoire des Hommes — Recherche sur l’établissement et les médecins cités ; aucune notice collective directement exploitable retrouvée. https://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/
Ordre de la Libération — Notice officielle retrouvée ; attribution de la Médaille de la Résistance par décret du 17 juillet 1945 confirmée. https://www.ordredelaliberation.fr/fr/les-collectivites-medaillees
Gallica – Bibliothèque nationale de France — Recherches « Hôpital de Saint-Céré », « Rougier », « Rahoza » et variantes ; aucun document plus précis que les sources institutionnelles retenues n’a été identifié. https://gallica.bnf.fr/
Service historique de la Défense — Recherche sur Saint-Céré, le service sanitaire des maquis du Lot et les médecins cités ; aucun dossier numérisé directement exploitable consacré au centre hospitalier clandestin n’a été retrouvé. https://www.servicehistorique.sga.defense.gouv.fr/
FranceArchives — Recherche sur l’hôpital de Saint-Céré et ses médecins résistants ; aucun résultat supplémentaire directement exploitable retrouvé. https://francearchives.gouv.fr/
Archives départementales du Lot — Recherche en ligne sur l’hôpital, Jean Rougier et le docteur Rahoza ; aucun document numérisé directement exploitable identifié dans les résultats consultés. https://archives.lot.fr/
Centre hospitalier / GHT du Lot — Documentation institutionnelle contemporaine consultée pour Jean ROUGIER et la mémoire des établissements hospitaliers résistants du département. https://www.ght-lot.fr/
Wikipédia — Consultation complémentaire uniquement ; aucune donnée non recoupée par des sources institutionnelles n’a été retenue. https://fr.wikipedia.org/