Jacques Philippe BRUNSCHWIG-BORDIER, né le 21 octobre 1905 à Avignon, Vaucluse, France, mort le 22 avril 1977 à Paris, France.
Polytechnicien, officier du génie puis administrateur au ministère de l’Intérieur, Jacques Brunschwig appartient à une génération de hauts fonctionnaires engagés dans la Résistance. L’Ordre de la Libération et Wikipédia concordent sur ce profil général.
Recruté en janvier 1942 par Emmanuel d’Astier de La Vigerie, il devient le second de Libération-Sud.
Après une première arrestation en mai 1942 et un internement au fort Saint-Nicolas à Marseille, il reprend ses activités clandestines.
En janvier 1943, en désaccord avec la direction de Libération-Sud, il rejoint Libération-Nord, où il prend en charge les affaires politiques et assure un intérim de direction. L’ensemble de cette séquence est attesté par Wikipédia et par la notice de l’Ordre de la Libération.
Appartenance à un réseau ou mouvement
Il est successivement rattaché à Libération-Sud puis à Libération-Nord. MVR le mentionne aussi dans une page consacrée à la première composition du CNR, ce qui confirme sa place parmi les représentants de Libération-Nord dans les instances de coordination de la Résistance.
Missions et actions
En octobre 1943, alors qu’il se trouve en Angleterre, il est désigné pour représenter Libération-Nord à l’Assemblée consultative provisoire à Alger. Son parcours montre un rôle à la fois politique et organisationnel, davantage qu’un profil de chef de maquis ou d’agent de sabotage.
Arrestation / évasion / déportation
Le 20 juin 1944, il est arrêté à Paris sous l’alias de Jean Bordier, torturé par la Gestapo de la rue de la Pompe, interné à Fresnes, puis déporté le 15 août 1944 à Buchenwald par le dernier train allemand quittant la région parisienne avant la Libération de Paris.
Il est ensuite transféré à Dora puis à la prison de Nordhausen.
Il s’évade le 4 avril 1945 avec deux autres prisonniers.
L’Ordre de la Libération et Wikipédia convergent sur cette trame ; MVR confirme sa présence parmi les évadés de Nordhausen à travers des notices connexes.
Camarades de combat
Les sources consultées le placent notamment aux côtés d’Emmanuel d’Astier de La Vigerie, André Boyer et Jacques Poupault. La séquence de Nordhausen est explicitement attestée par la notice de l’Ordre de la Libération d’André Boyer et par la notice du Musée de la Résistance en ligne consacrée à André Boyer.
Retour à la vie civile
Après la guerre, il poursuit une carrière de haut fonctionnaire. La documentation consultée est ici plus brève que pour d’autres Compagnons de la Libération, mais son statut de résistant de premier plan et de haut fonctionnaire d’après-guerre est bien établi.
Décorations
- Compagnon de la Libération Décret du 17 novembre 1945.
- Médaille de la Résistance française Décret du 15 octobre 1945. JO 20 octobre 1945 source ordre de la Libération.
- Croix de guerre 1939-1945, mentionnée par Wikipédia et l’Ordre de la Libération. Date de décret non retrouvée dans cette recherche.
- Grand officier de la Légion d’honneur, mentionné par Wikipédia. Décret non retrouvé dans cette recherche.
- Côte du dossier : 1O9770
Lieux de mémoire
Aucun lieu de mémoire nominatif n’a été confirmé dans les résultats consultés pour cette recherche.
Références bibliographiques
Les Français de l’an 40, notice et corpus des Compagnons de la Libération mobilisables pour contextualiser la trajectoire des responsables de mouvements de Résistance comme Jacques Brunschwig-Bordier. Référence générale appuyée ici sur la notice de l’Ordre de la Libération.
Références internet
Ordre de la Libération Notice officielle « Jacques BRUNSCHWIG-BORDIER », source principale de niveau A pour le parcours résistant, les fonctions et les distinctions. https://www.ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/jacques-brunschwig-bordier
Wikipédia Notice biographique détaillée utilisée comme source secondaire complémentaire pour l’état civil, les alias, les arrestations, la déportation et les cotes SHD signalées. https://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Brunschwig-Bordier
Mémoire Vive de la Résistance Page sur la première composition du CNR mentionnant Brunschwig-(Bordier) au titre de Libération-Nord. https://mvr.asso.fr/la-premiere-composition-du-c-n-r-par-francis-agostini-president-de-lunion-federale/
Musée de la Résistance en ligne Notice « André Boyer » mentionnant l’évasion de Nordhausen en compagnie de Jacques Poupault et Jacques Brunschwig-Bordier. https://museedelaresistanceenligne.org/media6016-Andr-Boyer
Dossier d’homologation consulté
Wikipédia signale des archives conservées au Service historique de la Défense sous les cotes GR 16 P 95501 et GR P 28 4 463 12. Ces cotes sont reprises ici comme indication de dossier, sans consultation directe du contenu dans cette recherche.
Observations
Sur MVR, l’information retrouvée est une mention dans une page thématique, non une notice individuelle exacte. Le nom apparaît sous la forme Brunschwig-(Bordier) dans la page MVR consultée.
Sources consultées Ordre de la Libération, notice « Jacques BRUNSCHWIG-BORDIER », pour le parcours officiel et les décorations ; Wikipédia, notice « Jacques Brunschwig-Bordier », pour l’état civil détaillé, les alias, la déportation et les cotes SHD ; Mémoire Vive de la Résistance, page sur la première composition du CNR, pour la mention de Brunschwig-(Bordier) ; Musée de la Résistance en ligne, notice « André Boyer », pour la séquence de Nordhausen ; recherches sur Mémoire des Hommes, Base Léonore, Fondation de la Résistance, Musée de Champigny, SHD et Gallica sans notice individuelle plus détaillée retrouvée dans les résultats consultés.