La flamme de la résistance ne doit pas s'éteindre...

BRUSCHI Augusto

Augusto BRUSCHI, né le 8 mars 1920 à Calestano, province de Parme (Italie), mort pour la France le 14 mars 1941 à Keren (Érythrée), italien. Sergent de la Légion étrangère, engagé dans les Forces françaises libres et Compagnon de la Libération à titre posthume. La liste officielle des membres des FFL le donne explicitement comme italien, sergent, appartenant à la 13e DBLE et rallié à Londres en juillet 1940.

Jeunesse et formation

Augusto BRUSCHI naît en Italie dans une famille modeste. Son père est maçon. Au cours des années 1920, la famille émigre en Corse et s’établit à Frasseto, dans l’actuelle Corse-du-Sud. Les cinq fils de la famille BRUSCHI s’engageront successivement dans la Légion étrangère.

La documentation actuellement retrouvée ne permet pas de préciser sa scolarité ni son activité professionnelle avant l’engagement militaire. À dix-huit ans, il choisit la carrière des armes et s’engage dans la Légion étrangère le 2 septembre 1938 à Ajaccio.

Il devient sous-officier et atteint le grade de sergent, grade confirmé à la fois par la liste des membres des Forces françaises libres et par les sources consacrées à la 1re DFL et aux étrangers de la France libre.

Engagement dans la Résistance

En 1940, Augusto BRUSCHI est affecté à la 13e Demi-Brigade de marche de Légion étrangère — 13e DBMLE, constituée pour participer au corps expéditionnaire français en Scandinavie.

Il prend part à la campagne de Norvège, notamment aux combats de Bjerkvik et de Narvik. Après l’évacuation de la Norvège, la 13e Demi-Brigade regagne brièvement la France puis gagne la Grande-Bretagne en juin 1940.

Placé devant le choix de retourner sous l’autorité du gouvernement de Vichy ou de continuer le combat aux côtés du général DE GAULLE, Augusto BRUSCHI choisit la France libre. Il s’engage dans les Forces françaises libres le 1er juillet 1940.

Ce choix revêt une dimension particulière : BRUSCHI demeure alors de nationalité italienne, au moment même où l’Italie fasciste est entrée en guerre contre la France. Il fait partie des quelque centaines d’Italiens qui rejoignent les FFL et devra, quelques mois plus tard en Érythrée, combattre des forces de son pays natal. Le ministère des Armées cite précisément le sergent Augusto BRUSCHI parmi les Italiens de la France libre confrontés à cette situation.

Appartenance à un réseau ou mouvement

Augusto BRUSCHI n’appartient pas à un réseau clandestin de la Résistance intérieure.

Son engagement relève exclusivement de la Résistance extérieure, de la France libre et des Forces françaises libres.

Son unité de guerre est la :

13e Demi-Brigade de Légion étrangère — 13e DBLE

Cette appartenance est confirmée par l’Ordre de la Libération, la liste officielle des membres des FFL et les sources consacrées à la 1re DFL.

Missions et actions

Après son ralliement, Augusto BRUSCHI demeure au sein de la 13e Demi-Brigade. À la fin de septembre 1940, il participe à l’opération Menace devant Dakar, tentative franco-britannique destinée à obtenir le ralliement de l’Afrique occidentale française au général DE GAULLE.

Après l’échec de Dakar, la 13e DBLE poursuit sa route autour de l’Afrique et rejoint la Brigade française d’Orient, destinée à participer à la campagne d’Afrique orientale contre les forces italiennes.

La 13e DBLE arrive à Port-Soudan en février 1941 et est engagée en Érythrée aux côtés des Britanniques. Son objectif est de contribuer à la rupture du dispositif italien protégeant Keren, verrou stratégique commandant l’accès à Asmara et à Massaoua. Les légionnaires français libres combattent ainsi, pour plusieurs d’entre eux de nationalité italienne, contre les forces de l’Italie fasciste.

Le 14 mars 1941, la formation d’Augusto BRUSCHI participe à une attaque destinée à couper la voie ferrée Keren-Asmara. Au cours de l’action, il est tué par le feu italien. L’Ordre de la Libération fixe sans ambiguïté son décès au 14 mars 1941.

Il vient d’avoir vingt et un ans.

La campagne d’Érythrée se poursuit après sa mort. La résistance italienne à Keren est finalement brisée à la fin du mois de mars, ouvrant aux forces alliées la route d’Asmara et de Massaoua.

Arrestation / évasion / déportation

Sans objet. Augusto BRUSCHI n’a été ni arrêté ni déporté.

Son parcours est celui d’un militaire de la Légion étrangère ayant choisi de poursuivre la guerre au sein des Forces françaises libres après la campagne de Norvège.

Camarades de combat

Le destin d’Augusto BRUSCHI est étroitement lié aux légionnaires de la 13e DBLE, unité qui fournira un nombre exceptionnel de Compagnons de la Libération.

Parmi eux figurent notamment Dimitri AMILAKVARI, René BABONNEAU, François BOLIFRAUD, Jacques BOURDIS, Gabriel BRANIER, Gabriel BRUNET DE SAIRIGNÉ et Gustavo CAMERINI. Leur appartenance à la même unité est établie ; elle ne permet toutefois pas de conclure à une relation personnelle étroite avec chacun d’eux.

Augusto BRUSCHI appartient surtout à un groupe singulier de quatre Italiens de la 13e DBLE devenus Compagnons de la Libération : Augusto BRUSCHI, Dino DEL FAVERO, Ettore TONEATTI et Gustavo CAMERINI. Les trois premiers meurent pendant les campagnes africaines ; CAMERINI survit à la guerre.

Retour à la vie civile

Sans objet. Augusto BRUSCHI meurt au combat le 14 mars 1941 à l’âge de vingt et un ans.

Sa disparition extrêmement précoce ne lui permet ni de connaître la suite des campagnes de la 13e DBLE — Syrie, Bir Hakeim, El-Alamein, Tunisie, Italie et France — ni la victoire à laquelle son engagement de 1940 avait contribué.

Décorations

Chevalier de la Légion d’honneur — à titre posthume. L’attribution est confirmée par l’Ordre de la Libération. Le dossier 1 A 160 conserve un extrait du Journal officiel du 7 juin 1955 et une attestation de la Grande chancellerie de la Légion d’honneur du 13 décembre 2007 confirmant sa nomination comme chevalier. La date exacte du décret n’est pas précisée dans l’inventaire consulté.
Source : Ordre de la Libération.

Compagnon de la Libération — à titre posthume — décret du 23 juin 1941 — dossier 1 A 160.
Source : Ordre de la Libération.

Croix de guerre 1939-1945 avec palme — confirmée par la notice institutionnelle de l’Ordre de la Libération.
Source : Ordre de la Libération.

Médaille militaire — cette décoration apparaît dans l’infobox de plusieurs versions de Wikipédia, mais elle n’apparaît ni dans la liste des décorations de la notice actuelle de l’Ordre de la Libération ni dans l’inventaire détaillé du dossier 1 A 160. Elle n’est donc pas retenue comme attribution certaine dans la présente notice.

Aucune attribution de la Médaille de la Résistance française à Augusto BRUSCHI n’a été retrouvée dans les sources institutionnelles consultées.

Lieux de mémoire

Augusto BRUSCHI est reconnu Mort pour la France. Mémoire des Hommes le donne comme né à Calestano en 1920 et mort à Keren en 1941.

Sa mémoire est particulièrement entretenue à Frasseto, village corse où sa famille s’était installée. Son nom figure sur le monument aux morts de Frasseto. Une source mémorielle corse signale également son nom sur une plaque commémorative de Zévaco.

Son souvenir reste également indissociable de la 13e DBLE, de Narvik et de Keren.

Le musée de l’Ordre de la Libération conserve au moins une photographie d’Augusto BRUSCHI, référencée 001154, prise en Algérie et rattachée à la 13e DBLE.

Références bibliographiques

1061 Compagnons : histoire des Compagnons de la Libération — Jean-Christophe NOTIN — Paris, Perrin, 2000, 822 p. Ouvrage général de référence ; il traite notamment du parcours des légionnaires étrangers ayant rejoint la France libre.

Dictionnaire des Compagnons de la Libération — Vladimir TROUPLIN — Paris, Elytis, 2010 ; nouvelle édition augmentée, Elytis, 2023. Source biographique de référence pour Augusto BRUSCHI.

Mémorial des Compagnons de la Libération 1940-1945 — Ordre de la Libération — Paris, Imprimerie nationale, 1961. Ouvrage consacré aux Compagnons morts entre le 18 juin 1940 et le 8 mai 1945.

Combats et souffrances d’un village corse : Frasseto — R. FRANCESCHI — 2010. Ouvrage local signalé dans les sources consacrées à Frasseto et à la famille BRUSCHI.

Références internet

Ordre de la Libération — Augusto BRUSCHI — notice institutionnelle principale : famille, engagement dans la Légion, Norvège, ralliement aux FFL, Dakar, Érythrée, mort et décorations.
https://www.ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/augusto-bruschi

Ordre de la Libération — Inventaire des dossiers des Compagnons, lettre B — dossier 1 A 160, décret du 23 juin 1941, documents de la Légion d’honneur et archives de la Légion étrangère.
https://www.ordredelaliberation.fr/sites/default/files/media/fichers/IR_CL_lettre_B_20250923.pdf

Fondation de la France Libre — La 13e DBLE et les légionnaires italiens — étude sur les étrangers engagés dans la France libre et les quatre Compagnons italiens de la 13e DBLE.
https://www.france-libre.net/site/wp-content/uploads/2014/01/Fondation-de-la-France-Libre-57.pdf

Ministère des Armées — Chemins de mémoire — Les étrangers dans la France libre — étude institutionnelle mentionnant le sergent Augusto BRUSCHI parmi les Italiens de la France libre tombés en Érythrée.
https://www.cheminsdememoire.gouv.fr/fr/revue/les-etrangers-dans-la-france-libre

Fondation Charles de Gaulle — Liste des membres des Forces françaises libres — Augusto BRUSCHI, italien, sergent, 13e DBLE, ralliement en juillet 1940 à Londres.
https://genealomaniac.fr/wp-content/uploads/2022/12/Liste-des-membres-des-Forces-francaises-libres-18-juin-1940-31-juillet-1943-.pdf

Ordre de la Libération — Collection Augusto BRUSCHI — photographie conservée au musée de l’Ordre, référence 001154.
https://www.ordredelaliberation.fr/fr/collection/630f163418d4961067e3e1c8

Wikipédia — Augusto BRUSCHI — notice développée consultée comme source secondaire obligatoire ; utilisée essentiellement pour le contrôle du grade et de la graphie du lieu de naissance, après confrontation avec les sources institutionnelles.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Augusto_Bruschi

Dossier d’homologation consulté

Service historique de la Défense — GR 16 P 95543, BRUSCHI Auguste. L’inventaire officiel de l’Ordre de la Libération signale cette cote parmi les dossiers d’homologation des services de la Résistance. La francisation du prénom en « Auguste » dans l’instrument de recherche correspond au même homme : la concordance du patronyme, de la date de naissance, de l’unité et du dossier de Compagnon ne laisse pas de doute sérieux sur l’identification.

Le dossier physique GR 16 P 95543 n’a pas été dépouillé pièce par pièce. L’inventaire du dossier de Compagnon indique seulement trois courriers provenant du SHD, datés de 2006.

Ordre de la Libération — 1 A 160. L’inventaire détaillé a été directement consulté. Il contient le décret du 23 juin 1941 portant attribution de la Croix de la Libération, cinq courriers de 1941 à 1945, des fiches de renseignements, huit pièces de correspondance échangées avec l’Ordre, trois courriers du SHD, des documents provenant de la Grande chancellerie de la Légion d’honneur — notamment l’extrait du Journal officiel du 7 juin 1955 — ainsi que des pièces du musée de la Légion étrangère.

Observations

La première divergence importante concerne le lieu de naissance. La notice actuelle de l’Ordre de la Libération écrit « Calistano ». Mémoire des Hommes, les sources secondaires françaises et la notice Wikipédia donnent Calestano, commune de la province de Parme. La forme Calestano est retenue, « Calistano » apparaissant comme une erreur typographique de la notice de l’Ordre.

Une source italienne secondaire donne toutefois Oristano, en Sardaigne. Cette indication est isolée et contredite par Mémoire des Hommes ainsi que par les sources françaises concordantes ; elle n’est donc pas retenue.

Le prénom présente également deux formes archivistiques : Augusto, forme italienne utilisée par l’Ordre dans sa notice biographique et par les sources contemporaines de la France libre, et Auguste, francisation utilisée dans le répertoire GR 16 P et dans l’inventaire du dossier 1 A 160. La présente notice conserve Augusto BRUSCHI, qui correspond à son identité italienne.

La date du décès pose une petite difficulté. L’Ordre de la Libération, Mémoire des Hommes et les sources françaises principales donnent le 14 mars 1941. Un article institutionnel du ministère des Armées consacré aux étrangers dans la France libre donne le 15 mars 1941. La concordance de l’Ordre, de Mémoire des Hommes et du dossier biographique conduit à retenir 14 mars 1941.

Le grade de sergent est confirmé par la liste des membres des FFL et par plusieurs sources consacrées à la 1re DFL.

Enfin, sa nationalité doit être formulée sans ambiguïté : Augusto BRUSCHI est italien, non un Français d’origine italienne naturalisé avant sa mort. Aucune naturalisation française n’a été retrouvée. Son engagement dans la Légion et dans les Forces françaises libres n’entraîne pas à lui seul une modification automatique de sa nationalité.

Indice de fiabilité de la notice Niveau A — identité, nationalité italienne, naissance le 8 mars 1920, installation familiale à Frasseto, engagement à Ajaccio le 2 septembre 1938, grade de sergent, appartenance à la 13e DBLE, campagne de Norvège, ralliement aux FFL le 1er juillet 1940, Dakar, campagne d’Érythrée, mort au combat à Keren, reconnaissance Mort pour la France, cote GR 16 P 95543, dossier de Compagnon 1 A 160 et décret du 23 juin 1941 sont établis par des sources institutionnelles et archivistiques concordantes. Les principales divergences — Calistano/Calestano et 14/15 mars 1941 — peuvent être résolues par la concordance de Mémoire des Hommes et de l’Ordre de la Libération.

Chronologie

DateÉvénement
8 mars 1920Naissance à Calestano, Italie
Années 1920Installation de la famille BRUSCHI à Frasseto, en Corse
2 septembre 1938Engagement dans la Légion étrangère à Ajaccio
1940Affectation à la 13e Demi-Brigade de marche de Légion étrangère
Mai-juin 1940Campagne de Norvège ; combats de Bjerkvik et Narvik
Juin 1940Évacuation vers la Grande-Bretagne
1er juillet 1940Engagement dans les Forces françaises libres
Septembre 1940Opération Menace devant Dakar
Fin 1940-début 1941Acheminement de la 13e DBLE vers l’Afrique orientale
Février 1941Arrivée de la 13e DBLE à Port-Soudan
Mars 1941Engagement dans la bataille de Keren
14 mars 1941Tué au combat lors d’une attaque visant la voie ferrée Keren-Asmara
23 juin 1941Compagnon de la Libération à titre posthume
7 juin 1955Publication au Journal officiel relative à sa Légion d’honneur signalée dans le dossier 1 A 160

Tableau des divergences entre sources

Élément biographiqueSource 1Source 2Décision retenue
PrénomNotice Ordre : AugustoInventaire Ordre / GR 16 P : AugusteAugusto, forme italienne d’identité
Lieu de naissanceOrdre : CalistanoMémoire des Hommes et sources concordantes : CalestanoCalestano, Italie
Autre lieu de naissanceSource italienne secondaire : OristanoSources françaises : CalestanoCalestano
Date de décèsOrdre + Mémoire des Hommes : 14 mars 1941Chemins de mémoire : 15 mars 194114 mars 1941
GradeListe FFL : sergentSources 1re DFL : sergentSergent
NationalitéListe FFL : italienCertaines formulations secondaires : « légionnaire français d’origine italienne »Italien
Médaille militaireCertaines infobox WikipédiaNon mentionnée par l’Ordre ni l’inventaire 1 A 160Non retenue comme certaine
Cote SHDInventaire Ordre : GR 16 P 95543, « Auguste »Notice biographique : AugustoGR 16 P 95543, même personne

Sources consultées le 12 octobre 2026

Ordre de la Libération — Augusto BRUSCHI. Source institutionnelle principale pour la famille, l’engagement du 2 septembre 1938, la 13e DBLE, la Norvège, le ralliement aux Forces françaises libres, Dakar, l’Érythrée, le décès et les décorations.
https://www.ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/augusto-bruschi

Ordre de la Libération — Inventaire des dossiers des Compagnons, lettre B. Confirmation du dossier 1 A 160, du décret du 23 juin 1941, de la cote GR 16 P 95543 et des pièces relatives à la Légion d’honneur.
https://www.ordredelaliberation.fr/sites/default/files/media/fichers/IR_CL_lettre_B_20250923.pdf

Ministère des Armées — Chemins de mémoire — Les étrangers dans la France libre. Confirmation du statut d’Italien, du grade de sergent, de l’appartenance à la 13e DBLE et du combat contre les forces italiennes en Érythrée ; cette source donne toutefois le 15 mars 1941, divergence signalée dans les Observations.
https://www.cheminsdememoire.gouv.fr/fr/revue/les-etrangers-dans-la-france-libre

Fondation de la France Libre — La Légion étrangère et les Italiens de la France libre. Source pour la campagne d’Érythrée et l’identification des quatre Italiens Compagnons de la Libération issus de la 13e DBLE.
https://www.france-libre.net/site/wp-content/uploads/2014/01/Fondation-de-la-France-Libre-57.pdf

Fondation Charles de Gaulle — Liste des membres des Forces françaises libres, 18 juin 1940-31 juillet 1943. Augusto BRUSCHI y est enregistré comme Italien, sergent, 13e DBLE, rallié à Londres en juillet 1940.
https://genealomaniac.fr/wp-content/uploads/2022/12/Liste-des-membres-des-Forces-francaises-libres-18-juin-1940-31-juillet-1943-.pdf

Ordre de la Libération — Collection Augusto BRUSCHI. Photographie du Compagnon conservée au musée de l’Ordre de la Libération, référence 001154.
https://www.ordredelaliberation.fr/fr/collection/630f163418d4961067e3e1c8

Wikipédia — Augusto BRUSCHI. Notice développée consultée comme source secondaire obligatoire ; utilisée pour contrôler le grade, la graphie Calestano et les mentions secondaires de décorations, systématiquement confrontées aux sources institutionnelles.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Augusto_Bruschi

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