Paul Désiré BUFFET-BEAUREGARD, né Paul BUFFET le 6 avril 1914 à Publy (Jura), mort le 12 août 1990 à Strasbourg (Bas-Rhin), français. Alias principal : « Jacques BEAUREGARD ». Ingénieur spécialiste de l’électricité et des transmissions, résistant du réseau France d’abord, chef national technique des transmissions clandestines, agent des Forces françaises combattantes, de la France libre, du BCRA puis de la DGER, lieutenant-colonel par assimilation, Compagnon de la Libération. Le Service historique de la Défense lui attribue la cote GR 16 P 96361, avec homologations FFC, DIR et FFL.
Jeunesse et formation
Paul BUFFET naît dans une famille d’exploitants forestiers du Jura. Il suit une formation technique supérieure et est diplômé de l’École supérieure d’électricité — Supélec. Cette formation dans les domaines de l’électricité, de la radio et des télécommunications jouera un rôle décisif dans son activité clandestine.
Le 25 octobre 1932, à dix-huit ans, il s’engage pour cinq ans dans l’armée et sert dans la Défense contre avions — DCA. En 1939, il est affecté au centre de renseignements de la 14e Région militaire à Lyon. Il dispose ainsi, avant même la guerre clandestine, d’une double expérience militaire et technique.
Engagement dans la Résistance
En juin 1940, Paul BUFFET se trouve à Port-Vendres lorsqu’il apprend l’appel du général DE GAULLE. Il tente immédiatement de quitter la France à bord de l’Apapa pour rejoindre Londres, mais les autorités militaires françaises l’empêchent d’embarquer.
Il choisit alors la lutte clandestine. En janvier 1941, il entre à Lyon dans le réseau France d’abord. Ses compétences techniques lui permettent d’organiser l’interception des communications téléphoniques et radio allemandes. Les renseignements ainsi recueillis sont transmis aux Alliés ; la notice institutionnelle de l’Ordre indique qu’ils contribuent notamment au bombardement par la RAF de Turin et Milan le 21 février 1941.
Sous le pseudonyme de « Jacques BEAUREGARD », il s’engage officiellement dans les Forces françaises libres le 1er octobre 1942 et devient chef national technique des transmissions clandestines en France occupée.
Appartenance à un réseau ou mouvement
Paul BUFFET-BEAUREGARD est rattaché successivement ou simultanément à :
Réseau France d’abord
Forces françaises combattantes — FFC
Bureau central de renseignements et d’action — BCRA
Direction générale des études et recherches — DGER
Forces françaises libres — FFL
Le répertoire GR 16 P confirme pour son dossier les homologations FFC, DIR et FFL. L’Ordre de la Libération rattache expressément son parcours au réseau France d’abord, au BCRA et à la DGER.
Son domaine d’action essentiel est celui des transmissions clandestines, à la frontière du renseignement, de l’action technique et du sabotage.
Missions et actions
À partir de 1942, Jacques BEAUREGARD met en place une organisation technique clandestine d’une ampleur exceptionnelle. Avec des moyens très réduits, il récupère, cache, transforme et fabrique du matériel permettant les communications de la Résistance.
Il équipe notamment le plateau du Vercors d’un émetteur de radiodiffusion à ondes courtes de 2 kilowatts. Son activité ne se limite donc pas aux simples postes clandestins individuels : elle comprend l’installation de moyens lourds destinés à assurer les communications d’importants groupes résistants.
Dans la région lyonnaise et les départements voisins, il crée un véritable service clandestin des PTT. Celui-ci permet d’écouter les communications allemandes, notamment la liaison entre la prison de Montluc et l’École de santé militaire de Lyon, utilisée par les services allemands.
Il prépare également un plan de sabotage des grands câbles téléphoniques. Ce dispositif est notamment mis en œuvre au central Franklin à Lyon et contribue, au moment du débarquement de Provence d’août 1944, à désorganiser les communications allemandes entre Paris et Marseille.
Parallèlement à l’organisation des transmissions, Jacques BEAUREGARD met en place un service médical d’urgence pour les personnels clandestins : médecins, chirurgiens et moyens d’hospitalisation. Pour le Vercors, il contribue à organiser un véritable service de santé militaire comptant, selon la notice de l’Ordre, quarante médecins et chirurgiens.
Son activité repose également sur six ateliers clandestins de fabrication d’émetteurs-récepteurs, qu’il parviendra à remettre en activité immédiatement après son évasion de 1943.
Il est en outre associé aux actions envisagées à Lyon après l’arrestation de Jean MOULIN en juin 1943, notamment aux projets destinés à tenter de le libérer. Ce point est mentionné par les principales synthèses biographiques mais reste moins précisément documenté que ses activités techniques.
Arrestation / évasion / déportation
Le 22 juillet 1943, traqué par la Gestapo, Paul BUFFET est blessé par balle puis arrêté. Incarcéré à la prison Montluc à Lyon, il est torturé et condamné à mort. Malgré les interrogatoires, il refuse de livrer son organisation. La citation qui accompagnera sa Croix de la Libération insistera expressément sur ce silence sous la torture.
Même emprisonné, il poursuit son activité résistante en organisant un service d’information à l’intérieur de la prison et en aidant plusieurs détenus.
Le 11 septembre 1943, il réussit une évasion particulièrement audacieuse. Il persuade des policiers allemands que des documents importants sont dissimulés à son domicile et obtient d’y être conduit sous escorte. Son adjoint Antoine DUCHÊNE, prévenu grâce au réseau d’écoute téléphonique clandestin, l’attend sur place.
Dans l’appartement, DUCHÊNE détourne l’attention de l’inspecteur allemand. Jacques BEAUREGARD sort, verrouille la porte et s’échappe. Resté seul avec l’Allemand, Antoine DUCHÊNE est abattu d’une balle dans le dos. L’Ordre de la Libération précise qu’il était jusque-là inconnu des services de police allemands et qu’il s’était délibérément exposé pour sauver son chef.
Paul BUFFET reprend immédiatement son activité et remet en fonctionnement ses six ateliers clandestins.
Environ cinq mois plus tard, il tente de gagner Londres par l’Espagne. Arrêté à nouveau lors de ce passage clandestin, il est interné au camp de Miranda, en Espagne. Il réussit à recueillir des informations sur une organisation allemande présente dans le camp et transmet aux services français de Madrid une liste d’adresses obtenues sur son responsable.
Il n’est donc pas déporté dans le système concentrationnaire allemand : ses deux principales détentions sont Montluc en 1943 puis Miranda en Espagne en 1944.
Camarades de combat
La personnalité la plus directement liée à son activité clandestine est Antoine DUCHÊNE, recruté par Paul BUFFET en décembre 1942. DUCHÊNE entre officiellement au réseau Action Transmissions le 1er janvier 1943 et est chargé des approvisionnements en matériel d’émission. Il sacrifie sa vie le 11 septembre 1943 en permettant l’évasion de son chef.
Les résistants travaillant dans les six ateliers de transmissions, dans les services d’écoute lyonnais et dans les équipes médicales du Vercors constituent également le cercle opérationnel de Jacques BEAUREGARD. Les sources institutionnelles consultées ne permettent toutefois pas d’établir une liste nominative complète sans risquer d’attribuer à BUFFET des relations personnelles non documentées.
Retour à la vie civile
En septembre 1944, devenu chef de mission du BCRA, Paul BUFFET-BEAUREGARD revient en France. Il est chargé de la reconstruction des communications gouvernementales comme directeur des Transmissions du ministère de l’Intérieur. Il termine la guerre avec le grade d’assimilation de lieutenant-colonel.
Après la guerre, il associe à son nom de naissance celui de son pseudonyme résistant et devient Paul BUFFET-BEAUREGARD.
En 1945, avec plusieurs anciens compagnons de combat, il fonde la société Électronique Appliquée — ELA, dont il demeure président-directeur général jusqu’en juin 1977. Entre 1956 et 1967, ELA participe à l’équipement des centres français d’études nucléaires en appareils de mesure et de contrôle, puis se spécialise notamment dans la détection sous-marine et la téléphonie.
Il dirige également la société Céramique Ferro-Électrique — CFE et Electronica Applicada à Buenos Aires et exerce des fonctions d’administrateur dans plusieurs entreprises.
Son activité technique s’étend à la médecine. En 1976, l’université de Córdoba, en Argentine, lui confère le titre de docteur honoris causa pour ses travaux liés au traitement de la maladie de Chagas.
Il est enfin à l’origine, à Bucarest, de ELAROM, présentée comme la première société mixte franco-roumaine.
Paul BUFFET-BEAUREGARD meurt à Strasbourg le 12 août 1990. Ses obsèques ont lieu à Cressia, dans le Jura, et il est inhumé au cimetière de Soucia.
Décorations
Commandeur de la Légion d’honneur — grade confirmé par l’Ordre de la Libération. Le décret nominatif de promotion n’a pas été retrouvé directement dans une source primaire lors des présentes recherches.
Source : Ordre de la Libération.
Compagnon de la Libération — décret du 20 novembre 1944 — dossier 1 A 162. L’inventaire conserve le mémoire de proposition de 1944 et l’ampliation du décret datée du 21 novembre 1944.
Source : Ordre de la Libération.
Commandeur de l’Ordre national du Mérite — distinction confirmée par l’Ordre de la Libération. Le décret nominatif n’a pas été retrouvé lors des présentes recherches.
Source : Ordre de la Libération.
Croix de guerre 1939-1945 avec palmes — décoration confirmée par l’Ordre de la Libération. Les sources institutionnelles consultées ne donnent pas ici le nombre exact de palmes ou de citations ; aucune précision supplémentaire n’est donc ajoutée.
Source : Ordre de la Libération.
Médaille de la Résistance française avec rosette — attribution confirmée par l’Ordre de la Libération. Le décret et la cote individuelle du dossier n’ont pas été retrouvés avec suffisamment de certitude dans les résultats directement consultables ; ils ne sont donc pas inventés.
Source : Ordre de la Libération.
Médaille des Évadés — confirmée par l’Ordre de la Libération ; elle correspond notamment à son évasion de Montluc en septembre 1943 et à ses passages clandestins ultérieurs.
Source : Ordre de la Libération.
Médaille des blessés de guerre — confirmée par l’Ordre de la Libération, en relation avec sa blessure par balle lors de son arrestation du 22 juillet 1943.
Source : Ordre de la Libération.
Lieux de mémoire
Paul BUFFET-BEAUREGARD est inhumé au cimetière de Soucia, dans le Jura. Son dossier de Compagnon contient plusieurs correspondances de 2001-2002 relatives à sa sépulture ainsi que les documents d’une cérémonie organisée au cimetière en 2002.
Une stèle commémorative consacrée aux Compagnons jurassiens a également été inaugurée à Lons-le-Saunier en 2010 ; le dossier 1 A 162 en conserve l’invitation, l’allocution, des photographies et des articles de presse.
Sa mémoire reste surtout attachée à Lyon, à la prison de Montluc, au réseau clandestin de transmissions, au Vercors et au sacrifice d’Antoine DUCHÊNE.
Références bibliographiques
Les Compagnons de la Libération de la région R2 — Olivier MATTHEY-DORET — étude consacrée aux Compagnons actifs dans la région lyonnaise et provençale ; utile pour replacer Jacques BEAUREGARD dans l’organisation des transmissions clandestines.
1061 Compagnons : histoire des Compagnons de la Libération — Jean-Christophe NOTIN — Paris, Perrin, 2000, 822 p. Ouvrage général de référence sur les Compagnons de la Libération.
Dictionnaire des Compagnons de la Libération — Vladimir TROUPLIN — Paris, Elytis, 2010 ; édition augmentée, 2023. Référence biographique générale.
Dictionnaire historique de la Résistance. Résistance intérieure et France libre — sous la direction de François MARCOT — Paris, Robert Laffont, 2006, 1 187 p. Référence générale pour les organisations clandestines, les services de renseignement et les transmissions.
L’épopée de la France libre, 1940-1946 — François BROCHE — Paris, Pygmalion, 2000, 649 p. Ouvrage de contextualisation de l’engagement dans la France libre.
Références internet
Ordre de la Libération — Paul BUFFET-BEAUREGARD — notice institutionnelle principale : réseau France d’abord, transmissions, Montluc, évasion, Espagne, BCRA, carrière professionnelle et décorations.
https://www.ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/paul-buffet-beauregard
Ordre de la Libération — Inventaire des dossiers des Compagnons, lettre B — dossier 1 A 162, mémoire de proposition de 1944, décret du 20 novembre 1944, état civil, correspondances, sépulture et commémorations.
https://www.ordredelaliberation.fr/sites/default/files/media/fichers/IR_CL_lettre_B_20250923.pdf
Musée de la Résistance en ligne — Répertoire SHD GR 16 P — BUFFET Paul, né le 6 avril 1914 à Publy, dossier GR 16 P 96361, homologué FFC, DIR et FFL.
https://www.museedelaresistanceenligne.org/musee/doc/pdf/ressource_source/SHDGR_16P_BL-BZ.pdf
Ordre de la Libération — Antoine DUCHÊNE — source institutionnelle essentielle pour l’organisation Action Transmissions et les circonstances précises de l’évasion de Paul BUFFET le 11 septembre 1943.
https://www.ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/antoine-duchene
Ordre de la Libération — Liste officielle des Compagnons — confirmation des prénoms Paul Désiré, du nom BUFFET-BEAUREGARD et du décret du 20 novembre 1944.
https://www.ordredelaliberation.fr/sites/default/files/media/fichers/liste_compagnons_0.pdf
Wikipédia — Paul BUFFET-BEAUREGARD — notice développée consultée comme source secondaire obligatoire ; les faits importants ont été confrontés aux sources institutionnelles avant intégration.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Paul_Buffet-Beauregard
Dossier d’homologation consulté
Service historique de la Défense — GR 16 P 96361, BUFFET Paul, né le 6 avril 1914 à Publy (Jura). Le répertoire officiel porte les mentions FFC homologué, DIR homologué et FFL homologué. Ces trois qualifications confirment la pluralité de son parcours : résistance clandestine, internement lié à son action et appartenance à la France libre. Le dossier physique complet n’a pas été dépouillé pièce par pièce.
Le contrôle d’homonymie est indispensable. Le même répertoire comprend notamment Paul BUFFET, né le 19 octobre 1912 à Lacoux, cote GR 16 P 96359, homologué FFI, et Paul BUFFET, né le 18 août 1921 au Mans, cote GR 16 P 96362, homologué FFL. Seul Paul BUFFET né le 6 avril 1914 à Publy, cote GR 16 P 96361, correspond au Compagnon Jacques BEAUREGARD.
Ordre de la Libération — dossier 1 A 162. L’inventaire a été directement contrôlé. Il contient un mémoire de proposition de 1944, l’ampliation du 21 novembre 1944 du décret du 20 novembre, deux courriers de 1944 et le reçu du diplôme de la Croix de la Libération du 5 mai 1965. Il comporte également un extrait d’acte de naissance, des fiches biographiques, des correspondances avec l’Ordre, les documents relatifs à son décès et à sa sépulture et les archives de la cérémonie commémorative de Lons-le-Saunier de 2010. Le dossier original n’a pas été dépouillé pièce par pièce.
Observations
La première divergence concerne la date de naissance. L’en-tête informatique actuel de la notice de l’Ordre de la Libération affiche 5 avril 1914, tandis que le corps de cette même notice indique 6 avril 1914. Le répertoire officiel du SHD GR 16 P 96361 donne également 6 avril 1914, comme la notice MVR et Wikipédia. La date du 6 avril 1914 est donc retenue.
La liste officielle des Compagnons permet de préciser son identité en Paul Désiré BUFFET-BEAUREGARD, alors que la notice biographique institutionnelle utilise simplement « Paul BUFFET-BEAUREGARD » et rappelle qu’il est né Paul BUFFET.
Le nom BEAUREGARD provient de son pseudonyme clandestin Jacques BEAUREGARD. Après-guerre, il associe durablement ce nom à son patronyme de naissance, devenant publiquement BUFFET-BEAUREGARD.
La cote GR 16 P 96361 ne doit surtout pas être confondue avec les dossiers 96359 et 96362, qui concernent deux autres Paul BUFFET. La concordance de la naissance à Publy le 6 avril 1914 résout définitivement l’homonymie.
Le statut DIR homologué figurant au répertoire SHD est cohérent avec son arrestation et son internement à Montluc, mais il ne signifie pas qu’il ait été déporté dans un camp de concentration allemand. Son internement ultérieur au camp espagnol de Miranda relève d’un autre épisode.
Enfin, la citation de la Croix de la Libération confirme son rôle de chef national technique des transmissions d’octobre 1942 à juillet 1943, sa blessure, sa capture, la torture, la condamnation à mort et son retour immédiat au combat après son évasion. Ces éléments ne reposent donc pas seulement sur des récits postérieurs mais sur la motivation même de la distinction attribuée en novembre 1944.
Indice de fiabilité de la notice Niveau A — identité, date et lieu de naissance, formation technique, service militaire, réseau France d’abord, engagement FFL, rôle de chef national des transmissions, ateliers clandestins, organisation des écoutes et du service du Vercors, arrestation du 22 juillet 1943, torture à Montluc, évasion du 11 septembre avec le concours d’Antoine DUCHÊNE, passage par Miranda, fonctions au BCRA, carrière industrielle après-guerre, décès et sépulture sont établis par plusieurs sources institutionnelles concordantes. La cote GR 16 P 96361, les homologations FFC, DIR et FFL, le dossier de Compagnon 1 A 162 et le décret du 20 novembre 1944 sont directement confirmés par les instruments de recherche officiels. Les principales réserves concernent uniquement les textes administratifs complets de certaines décorations, notamment la Médaille de la Résistance avec rosette.
Chronologie
| Date | Événement |
|---|---|
| 6 avril 1914 | Naissance à Publy, dans le Jura |
| 25 octobre 1932 | Engagement pour cinq ans dans la DCA |
| Avant 1939 | Formation d’ingénieur à Supélec |
| 1939 | Centre de renseignements de la 14e Région militaire à Lyon |
| 18 juin 1940 | Entend l’appel de DE GAULLE à Port-Vendres |
| Juin 1940 | Tente de partir pour Londres sur l’Apapa ; arrêté avant l’embarquement |
| Janvier 1941 | Entre au réseau France d’abord à Lyon |
| 21 février 1941 | Les renseignements issus de ses interceptions contribuent aux opérations de la RAF sur Turin et Milan |
| 1er octobre 1942 | Engagement FFL sous le nom de Jacques BEAUREGARD |
| Octobre 1942 | Devient chef national technique des transmissions clandestines |
| 1942-1943 | Organisation des réseaux d’écoute, des ateliers radio et des transmissions du Vercors |
| 1er janvier 1943 | Antoine DUCHÊNE entre au réseau Action Transmissions |
| 22 juillet 1943 | Blessé et arrêté par la Gestapo |
| Juillet-septembre 1943 | Montluc ; torture et condamnation à mort |
| 11 septembre 1943 | Évasion à Lyon ; Antoine DUCHÊNE est tué en la couvrant |
| Septembre 1943 | Remise en activité des six ateliers clandestins |
| Début 1944 | Tente de gagner Londres par l’Espagne |
| 1944 | Arrêté en Espagne et interné au camp de Miranda |
| Septembre 1944 | Retour en France comme chef de mission du BCRA |
| 1944 | Directeur des Transmissions au ministère de l’Intérieur |
| 20 novembre 1944 | Compagnon de la Libération |
| 1945 | Création de la société Électronique Appliquée |
| 1956-1967 | ELA équipe notamment les centres français d’études nucléaires |
| 1976 | Docteur honoris causa de l’université de Córdoba |
| Juin 1977 | Quitte la présidence d’ELA |
| 12 août 1990 | Décès à Strasbourg |
| Août 1990 | Obsèques à Cressia ; inhumation à Soucia |
| 2002 | Cérémonie commémorative au cimetière de Soucia |
| 2010 | Hommage aux Compagnons jurassiens à Lons-le-Saunier |
Tableau des divergences entre sources
| Élément biographique | Source 1 | Source 2 | Décision retenue |
|---|---|---|---|
| Date de naissance | En-tête Ordre : 5 avril 1914 | Corps Ordre + SHD GR 16 P : 6 avril 1914 | 6 avril 1914 |
| Prénoms | Notice Ordre : Paul | Liste officielle des Compagnons : Paul Désiré | Paul Désiré |
| Nom | Naissance : Paul BUFFET | Après-guerre : BUFFET-BEAUREGARD | Paul Désiré BUFFET-BEAUREGARD, né Paul BUFFET |
| Cote GR 16 P | Plusieurs Paul BUFFET dans le répertoire | Publy, 6 avril 1914 : GR 16 P 96361 | GR 16 P 96361 |
| Homologations | Certaines biographies parlent seulement des FFL | SHD : FFC, DIR et FFL homologués | FFC, DIR et FFL |
| Médaille de la Résistance | Ordre : avec rosette | Décret et cote individuelle non retrouvés directement | Attribution certaine ; détails administratifs laissés ouverts |
Sources consultées
Ordre de la Libération — Paul BUFFET-BEAUREGARD. Source institutionnelle principale pour le réseau France d’abord, les transmissions clandestines, le Vercors, les écoutes de Lyon, Montluc, l’évasion, Miranda, le BCRA, la carrière industrielle et les décorations.
https://www.ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/paul-buffet-beauregard
Ordre de la Libération — Inventaire des dossiers des Compagnons, lettre B. Confirmation du dossier 1 A 162, du mémoire de proposition de 1944, du décret du 20 novembre 1944, de l’état civil, de la sépulture et des commémorations.
https://www.ordredelaliberation.fr/sites/default/files/media/fichers/IR_CL_lettre_B_20250923.pdf
Musée de la Résistance en ligne — Répertoire SHD GR 16 P, lettres BL-BZ. Confirmation de BUFFET Paul, né le 6 avril 1914 à Publy, cote GR 16 P 96361, homologué FFC, DIR et FFL ; contrôle des deux autres homonymes Paul BUFFET.
https://www.museedelaresistanceenligne.org/musee/doc/pdf/ressource_source/SHDGR_16P_BL-BZ.pdf
Ordre de la Libération — Antoine DUCHÊNE. Source institutionnelle détaillée pour l’organisation Action Transmissions et pour les circonstances exactes de l’évasion du 11 septembre 1943 et de la mort d’Antoine DUCHÊNE.
https://www.ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/antoine-duchene
Ordre de la Libération — Liste officielle des Compagnons de la Libération. Confirmation des prénoms Paul Désiré et du décret du 20 novembre 1944.
https://www.ordredelaliberation.fr/sites/default/files/media/fichers/liste_compagnons_0.pdf
Wikipédia — Paul BUFFET-BEAUREGARD. Notice développée consultée comme source secondaire obligatoire ; les éléments utilisés ont été confrontés aux notices et instruments de recherche institutionnels.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Paul_Buffet-Beauregard