Albert René Roger COCTEAU, né le 12 juin 1905 à Paris, France, mort le 20 août 1995 à Poissy, Yvelines, France.
Albert René Roger Cocteau est un militaire de carrière partielle, engagé volontaire à partir de 1924 dans les chars de combat. Avant-guerre, il travaille comme représentant d’une firme de produits chimiques, activité qui lui donne une grande mobilité sur le territoire français et facilite ensuite ses premiers contacts clandestins. Une page Wikipédia détaillée existe sur lui ; elle a été utilisée ici comme source secondaire complémentaire, l’ossature biographique restant fournie par l’Ordre de la Libération et le Musée de la Résistance en ligne.
Après sa démobilisation en août 1940, Roger Cocteau refuse la défaite et met en place une filière d’évasion, puis s’engage dans le mouvement Ceux de la Résistance. Les sources institutionnelles le montrent progressivement devenu une figure militaire importante du mouvement en zone nord.
Appartenance à un réseau ou mouvement
Les sources consultées le rattachent à Ceux de la Résistance, puis à l’état-major FFI d’Île-de-France auprès de Rol-Tanguy. Le Musée de la Résistance en ligne rappelle aussi qu’une note du 27 juillet 1944 émane de Rol-Tanguy à l’attention de son chef d’état-major Roger Cocteau-Gallois, ce qui confirme directement sa fonction.
Missions et actions
Dans le cadre de l’état-major FFI d’Île-de-France, Roger Cocteau-Gallois exerce la fonction de chef d’état-major de Rol-Tanguy. Durant l’insurrection parisienne d’août 1944, il est envoyé en mission de liaison pour joindre les forces alliées ; le Musée de la Résistance en ligne conserve son témoignage sur cette mission, et la notice MVR de Pierre Avia confirme qu’Avia le remplace comme chef d’état-major lorsqu’il part au contact des Alliés.
Arrestation / évasion / déportation
Les sources consultées dans cette recherche ne signalent pas pour Roger Cocteau-Gallois d’arrestation. Elles insistent surtout sur son activité clandestine, son rôle de chef d’état-major et sa mission d’août 1944.
Camarades de combat
Les sources le lient directement à Henri Rol-Tanguy et à Pierre Avia au sein de l’état-major régional FFI d’Île-de-France. Le Musée de la Résistance en ligne le situe aussi dans l’environnement de Ceux de la Résistance et de plusieurs responsables du mouvement.
Retour à la vie civile
Après la guerre, Roger Cocteau-Gallois poursuit des responsabilités liées à la mémoire et aux institutions issues de la Résistance. Wikipédia indique qu’il participe à la liquidation nationale de son mouvement, siège dans des instances nationales représentatives de la Résistance, puis en devient vice-président ; le Musée de la Résistance en ligne confirme son engagement durable au service des affaires de la Résistance après 1945.
Décorations
- Médaille de la Résistance française avec rosette. Décret du 24 avril 1946. JO non retrouvé directement dans cette recherche JO 17 Mai 1946 source ordre de la Libération.
- Commandeur de la Légion d’honneur. Mentionnée par Wikipédia ; décret de nomination non retrouvé directement dans cette recherche.
- Côte du dossier : 1O14247
Les bases consultées mentionnent également d’autres distinctions militaires, mais sans texte réglementaire primaire directement retrouvé ici ; je préfère donc ne pas les détailler davantage.
Lieux de mémoire
Le Musée de la Résistance en ligne conserve au moins un témoignage audio-visuel et plusieurs ressources documentaires le concernant, en particulier sur la Libération de Paris et sur son rôle au sein de l’état-major FFI d’Île-de-France.
Références bibliographiques
Marie Granet, Ceux de la Résistance, Paris, Éditions de Minuit, 1964. Ouvrage cité par le Musée de la Résistance en ligne pour documenter l’histoire de CDLR et le cadre dans lequel s’inscrit l’action de Roger Cocteau.
Jean-François Muracciole, La Libération de Paris : 19-26 août 1944. Ouvrage signalé par Wikipédia parmi les références utiles pour situer la mission de Roger Cocteau-Gallois dans les journées d’août 1944.
Références internet
Ordre de la Libération. Notice institutionnelle apportant l’état civil, l’alias Gallois, le parcours de résistance et la médaille de la Résistance. https://www.ordredelaliberation.fr/fr/medailles/albert-rene-roger-cocteau
Musée de la Résistance en ligne. Notice biographique et ressources documentaires sur Roger Cocteau, son rôle dans Ceux de la Résistance et à l’état-major FFI d’Île-de-France. https://museedelaresistanceenligne.org/media4468-Roger-Cocteau
Musée de la Résistance en ligne. Témoignage sur sa mission de liaison vers les Alliés pendant la Libération de Paris. https://museedelaresistanceenligne.org/media6029-A-propos-de-la-Libration-de-Paris-Roger-Cocteau-Gallois
Wikipédia. Notice détaillée utilisée comme source secondaire complémentaire pour l’après-guerre et certaines décorations. https://fr.wikipedia.org/wiki/Roger_Cocteau-Gallois
Dossier d’homologation consulté
Le Musée de la Résistance en ligne signale l’existence d’un dossier individuel Roger Cocteau au Service historique de la Défense, mais ce dossier n’a pas été consulté directement dans cette recherche.
Observations
La MVR ne présente pas, dans les résultats retrouvés, de fiche individuelle exacte au nom de Roger Cocteau-Gallois ; le nom apparaît seulement dans une notice connexe sur Pierre Avia. Une page Wikipédia détaillée existe bien.
Sources consultées Ordre de la Libération, notice « Albert René Roger Cocteau » : état civil, alias, engagement, médaille.
Musée de la Résistance en ligne, notice « Roger Cocteau » : contexte biographique et rôle résistant.
Musée de la Résistance en ligne, ressource « A propos de la Libération de Paris » : mission de liaison vers les Alliés.
Musée de la Résistance en ligne, note sur l’insigne CDLR : confirmation de sa fonction de chef d’état-major FFI.
Wikipédia, notice « Roger Cocteau-Gallois » : compléments secondaires sur l’après-guerre et certaines décorations.