Eugène THOMAS, né le 23 juillet 1903 à Vieux-Condé, Nord, France, mort le 29 janvier 1969 au Quesnoy, Nord, France. Nationalité française.
Instituteur de formation, Eugène Thomas est issu d’un milieu populaire ; il est le fils d’un douanier. Il milite dans le syndicalisme enseignant puis à la SFIO avant-guerre.
Député du Nord à partir de 1936, il appartient pleinement à la génération des socialistes parlementaires qui vont jouer un rôle important dans certains réseaux de Résistance. Ces éléments sont confirmés par Wikipédia et par la base Sycomore de l’Assemblée nationale.
Mobilisé en 1939 comme sous-lieutenant, il participe à la campagne de Belgique puis à la bataille de la Somme.
Fait prisonnier en juin 1940, il s’évade après environ trois mois de captivité.
À partir de 1941, il participe à la reconstitution clandestine des fédérations socialistes dans le cadre du Comité d’action socialiste, et s’engage dans le mouvement France au combat avec Augustin Laurent. Les sources consultées indiquent également son rôle dans le réseau Brutus.
Appartenance à un réseau ou mouvement
Les sources concordent pour rattacher Eugène Thomas au réseau Brutus, dont il est présenté comme responsable pour la région de Toulouse dans la notice MVR consacrée à Pierre Sudreau. Wikipédia le donne comme membre puis chef du réseau Brutus, tout en le rattachant aussi au mouvement France au combat. La combinaison la plus prudente consiste donc à retenir une appartenance au réseau Brutus et au mouvement France au combat, dans le cadre plus large du milieu socialiste résistant.
Missions et actions
Dans la documentation consultée, son rôle apparaît surtout comme organisateur et recruteur. La notice MVR sur Pierre Sudreau précise qu’Eugène Thomas, responsable de Brutus pour la région de Toulouse, fournit des contacts sûrs et participe à l’extension du réseau vers la zone occupée. Wikipédia complète ce tableau en indiquant qu’il fut arrêté pendant une mission en avril 1943.
Arrestation / évasion / déportation
Les sources consultées indiquent qu’il est arrêté par les Allemands le 14 avril 1943, torturé, puis détenu à Fresnes pendant neuf mois avant d’être déporté à Buchenwald.
Wikipédia précise qu’il y crée une section socialiste clandestine avec Georges Brutelle, avant d’être libéré en avril 1945 par l’armée américaine.
Camarades de combat
Les noms d’Augustin Laurent, Gaston Defferre, Félix Gouin, Daniel Mayer, Pierre Sudreau et Georges Brutelle sont directement associés à son parcours clandestin ou concentrationnaire dans les sources consultées.
Retour à la vie civile
Après la Libération, Eugène Thomas redevient une figure importante de la SFIO et de la vie publique. Il est membre fondateur de la Fédération nationale des déportés et internés de la Résistance.
Il retrouve son siège de député en 1945, exerce de nombreuses fonctions ministérielles, principalement aux PTT et brièvement à l’Intérieur, puis demeure un notable local du Quesnoy jusqu’à sa mort.
Cette partie du parcours est abondamment documentée par Wikipédia et confirmée pour les fonctions parlementaires par Sycomore.
Décorations
- Médaille de la Résistance française avec rosette par décret du 24 Avril 1946 JO 17 Mai 1946 source ordre de la Libération.
- Officier de la Légion d’honneur, mentionné par Wikipédia. Décret non retrouvé dans cette recherche.
- Côte du dossier : 1O60087
- Commandeur de l’ordre du mérite postal, mentionné par Wikipédia comme distinction liée à ses fonctions ministérielles. Décret non recherché ici au Journal officiel.
Lieux de mémoire
Wikipédia signale un square Eugène-Thomas à Paris et l’émission d’un timbre à son effigie en 1974. Ces hommages sont retenus comme informations issues de cette source secondaire détaillée.
Références bibliographiques
Nom de code : Brutus, Jean-Marc Binot et Bernard Boyer. Ouvrage de référence utile pour le réseau Brutus et les cadres socialistes qui l’animent, dont Eugène Thomas. Sa présence est aussi indirectement confirmée par les citations secondaires retrouvées dans les résultats consultés.
Références internet
Wikipédia Notice biographique détaillée sur Eugène Thomas, utilisée pour l’état civil, le parcours résistant, la déportation, la carrière politique et les distinctions. URL complète : https://fr.wikipedia.org/wiki/Eug%C3%A8ne_Thomas
Assemblée nationale – base Sycomore Fiche biographique et parlementaire confirmant l’identité, les dates et l’importance du parcours politique d’Eugène Thomas. URL complète : https://www2.assemblee-nationale.fr/sycomore/fiche/7046
Mémoire Vive de la Résistance Notice « SUDREAU » mentionnant Eugène Thomas, alias Tulle, comme responsable du réseau Brutus pour la région de Toulouse. URL complète : https://mvr.asso.fr/sudreau/
Dossier d’homologation consulté
Aucun dossier SHD nominatif consultable directement n’a été retrouvé dans les résultats ouverts examinés pour cette recherche.
Observations
Sur MVR, l’information retrouvée est une fiche de résistant connexe, non une notice individuelle exacte à son nom. Les décorations sont ici reprises à partir d’une notice Wikipédia détaillée ; les décrets n’ont pas été retrouvés au cours de cette recherche.
Sources consultées Wikipédia, notice « Eugène Thomas », pour l’état civil, la Résistance, la déportation, la carrière politique et les distinctions ; Assemblée nationale, base Sycomore, pour la confirmation de l’identité et du parcours politique ; Mémoire Vive de la Résistance, notice « SUDREAU », pour son rôle régional dans Brutus ; recherches sur Ordre de la Libération, Mémoire des Hommes, Base Léonore, Musée de la Résistance en ligne, Fondation de la Résistance, Musée de Champigny, SHD et Gallica sans notice individuelle directement exploitable retrouvée dans les résultats consultés. Aucune photo retrouvée dans les bases officielles consultées au cours de cette recherche.