La flamme de la résistance ne doit pas s'éteindre...

PIRON de la Varenne Georges

Georges PIRON de la Varenne, né le 6 janvier 1888 à Laeken, Belgique, mort le 15 octobre 1943 à Cologne, Allemagne.

Les sources consultées identifient Georges Piron de la Varenne comme un Belge engagé volontaire dans l’armée française pendant la Première Guerre mondiale. Les notices accessibles en ligne le présentent aussi comme ingénieur et comme président des Volontaires de guerre belges en France. Les sources institutionnelles retrouvées dans cette recherche sont plus riches sur son activité résistante que sur sa jeunesse.

Engagement dans la Résistance

À l’automne 1940, Georges Piron de la Varenne fonde avec Henri d’Astier de La Vigerie la « chaîne franco-belge », réseau de renseignement militaire qui donnera naissance au réseau Orion. Le Musée de la Résistance en ligne le présente comme l’adjoint de la première phase du réseau, et l’Ordre de la Libération rattache clairement cette structure à l’origine d’Orion. Les renseignements recueillis concernent notamment les préparatifs allemands et les mouvements de troupes.

Appartenance à un réseau ou mouvement

Les sources consultées le rattachent à la chaîne franco-belge, au réseau Orion, puis au réseau Saint-Jacques de la Résistance intérieure française. Le site Les Français Libres donne pour dossier administratif de résistant la cote SHD GR 16 P 295628 et indique son engagement au sein de Saint-Jacques à partir de mai 1941. Sur le site de la Mémoire Vive de la Résistance, son nom apparaît dans une fiche de réseau/mouvement relative à Orion et dans des notices connexes.

Missions et actions

Le Musée de la Résistance en ligne indique qu’il est l’adjoint d’Henri d’Astier de La Vigerie pendant la première phase du réseau. L’implantation couvre d’abord Paris et la région Nord. Son rôle porte sur l’organisation de la collecte de renseignements militaires dans cette zone. Les sources secondaires recoupées situent également son engagement dans la structuration de la chaîne franco-belge avant son rattachement ultérieur à Saint-Jacques.

Arrestation / évasion / déportation

Le Musée de la Résistance en ligne établit son arrestation le 9 octobre 1941.

Les notices secondaires recoupées indiquent qu’il est ensuite transféré en Allemagne sous le régime Nacht und Nebel, condamné à mort pour espionnage au profit de l’Angleterre, puis exécuté à Cologne le 15 octobre 1943.

Les sources consultées divergent sur la formulation de son exécution, certaines parlant de décapitation à la hache, d’autres de décapitation sans autre précision. Par prudence, seule l’exécution à Cologne le 15 octobre 1943 est retenue comme élément pleinement stabilisé.

Camarades de combat

Henri d’Astier de La Vigerie est son principal camarade de combat identifié pour la phase fondatrice. Les sources secondaires mentionnent aussi des liens avec l’abbé Roger Derry, Jean Vérines et les milieux du réseau Saint-Jacques.

Décorations

Aucune décoration trouvée dans les bases consultées avec décret complet vérifié dans cette recherche.

Des décorations posthumes sont mentionnées par des sources secondaires détaillées, notamment la Médaille de la Résistance française et des décorations belges, mais les décrets ou arrêtés correspondants n’ont pas été retrouvés dans cette recherche.

Lieux de mémoire

Le Musée de la Résistance en ligne recense une plaque en hommage au résistant Georges Piron, située à Paris, France, dans le 13e arrondissement.

Des sites mémoriels secondaires signalent aussi une stèle au cimetière du Père-Lachaise, Paris, France, et une inscription sur le monument aux morts de Fleurines, Oise, France.

La plaque parisienne est l’élément le mieux établi par une source mémorielle institutionnelle consultée ici.

Références bibliographiques

Guillaume Pollack, L’armée du silence. Histoire des réseaux de résistance en France 1940-1945, Tallandier, Paris, 2022. Cet ouvrage, cité dans les sources secondaires récentes sur Georges Piron de la Varenne, permet de replacer la chaîne franco-belge et Orion dans l’histoire générale des réseaux de renseignement. Il offre un cadre utile pour comprendre le rôle de ces pionniers.

Alain Griotteray, 1940 : La droite était au rendez-vous, Robert Laffont, Paris, 1985. L’ouvrage est mentionné dans la bibliographie secondaire liée à Georges Piron de la Varenne. Il apporte un regard mémoriel sur les premiers résistants de ce milieu et sur l’univers d’Orion.

Gilles Perrault, Dictionnaire amoureux de la Résistance, Plon, Paris, 2014. Référence de contexte mobilisée dans les sources secondaires concernant le réseau Orion et ses acteurs. Elle permet surtout un élargissement documentaire quand la biographie individuelle demeure fragmentaire.

Références internet

Musée de la Résistance en ligne Notice consacrée à la plaque en hommage à Georges Piron, utilisée ici pour établir son rôle d’adjoint dans la première phase d’Orion, son arrestation et le contexte d’implantation du réseau. https://museedelaresistanceenligne.org/media10133-Plaque-en-hommage-au-rsistant-Georges-Piron-Paris-XIIIe

Les Français Libres Fiche de parcours utile pour l’état civil, le décès, le rattachement à Saint-Jacques et la cote SHD GR 16 P 295628. Cette source associative a été recoupée avec le Musée de la Résistance en ligne et le Maitron. https://www.francaislibres.net/liste/fiche.php?index=111313

Maitron Résistance Entrée biographique repérée pour Georges Piron de la Varenne, utilisée ici comme source de contrôle et pour la cote SHD signalée dans le résumé du résultat. https://maitron.fr/piron-de-la-varenne-georges-antoine-marie/

Dossier d’homologation consulté

Cote SHD signalée par les sources consultées : GR 16 P 295628.

Observations

Variante observée : « Georges Piron de La Varenne ». Divergence sur les modalités précises de l’exécution à Cologne ; la date et le lieu sont retenus, mais la formulation détaillée du supplice n’est pas uniformément présentée.  

Sources consultées le 6 avril 2026 Musée de la Résistance en ligne, notice « Plaque en hommage au résistant Georges Piron, Paris XIIIe », historique du réseau Orion et arrestation.
Ordre de la Libération, notice « Henri ASTIER DE LA VIGERIE (d’) », origine de la chaîne franco-belge et démantèlement de janvier 1941.
Les Français Libres, fiche « Georges Piron de la Varenne », état civil, dossier GR 16 P 295628, décès.
Maitron Résistance, entrée « PIRON de La VARENNE Georges, Antoine, Marie », contrôle biographique et cote SHD dans le résultat.

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