La flamme de la résistance ne doit pas s'éteindre...

d’ASTIER de La Vigerie Henri

Henri d’ASTIER de La Vigerie, né le 11 septembre 1897 à Villedieu-sur-Indre, Indre, France, mort le 10 octobre 1952 à Genève, Suisse.

Henri d’Astier de La Vigerie naît dans une famille d’officier. Il suit ses études au lycée Condorcet et prépare Polytechnique avant de s’engager en 1915, à dix-sept ans. Élève-officier à Fontainebleau, il sert dans l’artillerie coloniale pendant la Première Guerre mondiale. L’Ordre de la Libération indique qu’il est blessé à plusieurs reprises en 1916 et termine la guerre comme lieutenant, chevalier de la Légion d’honneur, avec trois citations.

Engagement dans la Résistance

Mobilisé en 1939 comme lieutenant de réserve, il entre très tôt dans la Résistance. L’Ordre de la Libération indique qu’il rejoint dès septembre 1940 les premiers milieux clandestins après sa rencontre avec Justin Fatigue, du réseau Alibi.

En novembre 1940, avec Georges Piron de la Varenne, il organise la « chaîne franco-belge », réseau de renseignement militaire actif à Paris et dans le nord de la France, dont est issu le réseau Orion. En janvier 1941, cette première structure est démantelée. Repéré par le SIPO-SD, il est arrêté mais parvient à s’échapper, puis gagne la zone libre avant d’être affecté à Oran en mars 1941.

Appartenance à un réseau ou mouvement

Les sources institutionnelles consultées le rattachent au réseau Orion, à la Résistance d’Algérie et ensuite aux Commandos de France. L’Ordre de la Libération mentionne explicitement ces appartenances. Sur le site de la Mémoire Vive de la Résistance, son nom a été retrouvé dans des fiches de résistants et des fiches de contexte sur la Résistance en Algérie.

Missions et actions

À Oran puis à Alger, Henri d’Astier de La Vigerie recrute, organise la résistance locale et prépare, à partir de décembre 1941, l’aide à un débarquement allié en Afrique du Nord.

En janvier 1942, il participe à la constitution du « Comité des Cinq ». En octobre 1942, il prend part aux contacts de Cherchell avec les représentants américains. Dans la nuit du 7 au 8 novembre 1942, lors de l’opération Torch, il joue un rôle actif dans l’insurrection d’Alger et supervise notamment l’arrestation du général Juin et de l’amiral Darlan. Après sa libération en septembre 1943, il reprend un rôle combattant. L’Ordre de la Libération indique qu’il crée en avril 1944 les Commandos de France, puis participe au débarquement de Provence, aux combats des Bouches-du-Rhône, de Saône-et-Loire, des Vosges et d’Alsace, avant de terminer la guerre comme chef d’escadron.

Arrestation / évasion / déportation

L’Ordre de la Libération établit qu’il est arrêté par le SIPO-SD en janvier 1941 mais s’échappe immédiatement.

 Il est ensuite arrêté sur ordre du général Giraud en janvier 1943 à Alger, dans le contexte des suites de l’assassinat de Darlan, puis libéré en septembre 1943. Les sources consultées ne signalent pas de déportation.

Camarades de combat

Les sources permettent d’identifier Georges Piron de la Varenne dans la première phase de la chaîne franco-belge, puis Roger Carcassonne, José Aboulker, Germain Jousse, Jean Rigault, Jacques Lemaigre-Dubreuil, le colonel Van Hecke et, plus tard, les volontaires des Commandos de France.

Retour à la vie civile

Après 1945, Henri d’Astier de La Vigerie reprend ses activités de journaliste. Les sources ouvertes consultées dans cette recherche ne permettent pas de reconstituer avec précision l’ensemble de sa carrière civile d’après-guerre. Il meurt à Genève le 10 octobre 1952 et est inhumé au cimetière de Vaucresson, Hauts-de-Seine, France.

Décorations

  • Compagnon de la Libération Décret du 30 octobre 1943.
  • Officier de la Légion d’honneur, mention confirmée par l’Ordre de la Libération, décret non retrouvé dans cette recherche.
  • Croix de guerre 1914-1918, mention confirmée par l’Ordre de la Libération, décret non retrouvé dans cette recherche.
  • Croix de guerre 1939-1945, mention confirmée par l’Ordre de la Libération, décret non retrouvé dans cette recherche.
  • Bronze Star Medal, mention confirmée par l’Ordre de la Libération, source institutionnelle, décret français non applicable.

Lieux de mémoire

La mémoire de Henri d’Astier de La Vigerie est notamment portée par le musée de l’Ordre de la Libération, qui conserve sa notice et des éléments de contextualisation sur la Résistance d’Alger. Les sources consultées dans cette recherche ne permettent pas d’identifier avec certitude un lieu public nominatif unique à retenir ici.

Références bibliographiques

Emmanuel Rondeau, Les Frères d’Astier de La Vigerie, Français libres, Perrin, Paris, 2024. Cet ouvrage récent, signalé par l’Ordre de la Libération, éclaire le parcours des trois frères d’Astier et permet de replacer Henri d’Astier dans une histoire familiale, politique et militaire plus large. Il est particulièrement utile pour le contexte algérois et les relations entre Résistance, armée et France libre.

Jean-Louis Crémieux-Brilhac, La France libre, Gallimard, Paris, 1996. Cette synthèse majeure permet de replacer l’action d’Henri d’Astier dans l’histoire de la France libre, de la Résistance extérieure et des opérations d’Afrique du Nord. Elle apporte surtout un cadre général solide.

Guillaume Pollack, L’armée du silence. Histoire des réseaux de résistance en France 1940-1945, Tallandier, Paris, 2022. Cet ouvrage de synthèse sur les réseaux de Résistance permet de replacer Orion et ses origines dans l’histoire générale du renseignement clandestin. Il est utile pour comprendre le passage de la chaîne franco-belge au réseau Orion.

Références internet

Ordre de la Libération Notice biographique détaillée, source institutionnelle principale pour l’état civil, les appartenances, les actions en métropole et en Afrique du Nord, les arrestations, la carrière combattante de 1944-1945 et les décorations. https://www.ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/henri-astier-de-la-vigerie-d

Wikipédia Notice biographique développée utilisée ici seulement en complément de la notice de l’Ordre de la Libération, conformément à votre consigne de niveau A, pour repérer des pistes de postérité et de bibliographie. Les informations retenues ont été limitées à celles compatibles avec les sources institutionnelles. https://fr.wikipedia.org/wiki/Henri_d%27Astier_de_La_Vigerie

Mémoire Vive de la Résistance Le site ne présente pas, dans les résultats retrouvés lors de cette recherche, de notice nominative exacte sous son nom, mais plusieurs fiches de résistants et de contexte mentionnent son rôle dans la Résistance algérienne. https://mvr.asso.fr/aboulker/

Dossier d’homologation consulté

Les sources ouvertes consultées dans cette recherche n’ont pas permis d’identifier avec certitude une cote SHD individuelle exploitable en ligne pour Henri d’Astier de La Vigerie.

Observations

Le site de la Mémoire Vive de la Résistance contient des mentions de Henri d’Astier de La Vigerie dans des fiches connexes. La présente notice repose principalement sur la notice de l’Ordre de la Libération.

Sources consultées Ordre de la Libération, notice « Henri ASTIER DE LA VIGERIE (d’) », état civil, actions, décorations.
Wikipédia, notice « Henri d’Astier de La Vigerie », source complémentaire détaillée, bibliographie et postérité.
Mémoire Vive de la Résistance, fiches connexes « ABOULKER (José) », « ACHIARY », mentions de contexte et de camarades.
Aucune photo retrouvée dans les bases officielles consultées.

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