Groupe de Raymond Viadieu dit “Vira”
Le groupe de Raymond VIADIEU (alias Vira) est une unité d’élite spécialisée dans le renseignement et le contre-espionnage, principalement active dans la région toulousaine. Il se structure véritablement en 1943. Raymond VIADIEU, figure du syndicalisme et de la Résistance à Toulouse, fonde ce groupe pour contrer les infiltrations de la Gestapo et sécuriser les états-majors de la Résistance locale.
Organisation interne
Le groupe « Vira » est une structure restreinte, hautement spécialisée. Il agit comme un service de sécurité pour le mouvement Libérer et Fédérer et plus largement pour les Mouvements Unis de la Résistance (MUR). Il est rattaché au réseau Morhange, célèbre pour son efficacité dans le contre-espionnage et l’exécution d’agents doubles.
Actions menées pendant la Résistance
Les actions sont principalement tournées vers la protection des chefs de la Résistance, l’interception de courriers ennemis et la neutralisation de traîtres ou d’auxiliaires français de la Gestapo. Le groupe assure également la sécurité des imprimeries clandestines de Toulouse. Raymond VIADIEU coordonne des missions de récupération d’agents capturés et organise des filières de protection pour les militants menacés.
Liens avec d’autres réseaux ou mouvements
Le groupe est intimement lié au réseau Morhange dirigé par Marcel TAILLANDIER. Il sert de pont entre les unités d’action armée et les services de renseignement politique comme celui de Silvio TRENTIN.
Raymond VIADIEU (alias Vira), chef du groupe, est un organisateur méthodique.
Achille VIADIEU, son frère, est également une figure centrale, responsable de l’action immédiate, avant d’être tragiquement tué.
Victimes / morts
Le groupe a subi des pertes majeures. Achille VIADIEU a été abattu en pleine rue à Toulouse par la Gestapo en juin 1944. De nombreux agents de liaison du groupe ont disparu lors des rafles de l’été 1944.
Survivants identifiés
Raymond VIADIEU a survécu à la guerre. Il est devenu une personnalité politique et syndicale majeure à Toulouse après la Libération, jouant un rôle clé dans la municipalité et dans la préservation de la mémoire du réseau Morhange.
Fin du réseau
Le groupe cesse ses activités clandestines lors de la Libération de Toulouse. Ses membres participent à l’épuration légale et à la réorganisation des services de police et de sécurité de la ville.
Conséquences et mémoire
L’action du groupe « Vira » a permis de protéger les cadres de la Résistance toulousaine contre de nombreuses tentatives de démantèlement. Une place à Toulouse porte le nom d’Achille Viadieu, et la mémoire de Raymond Viadieu est honorée par les organisations syndicales et résistantes régionales.
Références bibliographiques
Le réseau Morhange, Roger Faligot et Rémi Kauffer, Éditions Pygmalion, 1982. Détaille la participation du groupe Vira aux opérations de contre-espionnage.
Libérer et Fédérer : Silvio Trentin et ses compagnons, Collectif, Presses Universitaires du Mirail, 2007. Évoque le rôle de Raymond Viadieu dans la sécurité du mouvement.
Références internet
Biographie de Raymond Viadieu sur Le Maitron. Récit de son engagement syndical et de son rôle dans la Résistance. https://maitron.fr
L’élimination d’Achille Viadieu sur Musée de la Résistance en ligne. Document relatant les circonstances de la mort du frère de Raymond Viadieu. https://www.museedelaresistanceenligne.org
Sources consultées : Date de vérification : 18 février 2026
Maitron Résistance, Musée de la Résistance en ligne, SHD, Archives municipales de Toulouse, Gallica.