La flamme de la résistance ne doit pas s'éteindre...

BOUCOIRAN Louis

Louis Boucoiran, parfois orthographié Boucquiran, est né le 18 septembre 1908 à Saint-Gilles (Gard). il fut fusillé par les Allemands le 7 juin 1944 à Nîmes.

Issu d’une famille modeste du Gard, Louis Boucoiran devint cheminot à la SNCF, métier qui l’amena à rejoindre les premiers noyaux résistants dans le milieu ferroviaire, fortement surveillé par l’occupant.

Membre du Parti communiste, il rejoignit les Francs-tireurs et partisans (FTP) dès 1942. Il participa à la structuration de réseaux dans le Gard, particulièrement dans les ateliers ferroviaires et les dépôts de Nîmes.

Il fut impliqué dans des sabotages ferroviaires visant à ralentir l’acheminement de troupes et de matériel allemands. Il participa aussi à la préparation d’actions armées dans la perspective des combats de la Libération.

Arrestation et exécution

Arrêté au printemps 1944 par les forces allemandes à Nîmes, il fut emprisonné puis fusillé le 7 juin 1944 avec plusieurs compagnons au champ de tir des Garrigues.

Camarades de combat

Il fut proche des autres FTP nîmois, notamment Jean Albouy, Roger Torreilles et Antonin Combarmond. Plusieurs cheminots résistants du Gard furent arrêtés et exécutés dans les mêmes circonstances.

Décorations

  • La Médaille de la Résistance lui a été attribuée par décret du 31 mars 1947, à titre posthume (Fondation de la Résistance)

Aucune trace de Légion d’honneur ou de Compagnon de la Libération n’a été retrouvée dans les bases officielles consultées.

Lieux de mémoire

Son nom figure sur la stèle commémorative des fusillés du champ de tir des Garrigues à Nîmes et sur le monument aux morts de Saint-Gilles. Une rue de Nîmes porte également son nom.

Références bibliographiques

  • Gard, 1939-1945 : Résistance, Occupation, Libération Collectif, Archives départementales du Gard, 1994 Cet ouvrage collectif édité par les Archives du Gard retrace la chronologie des événements marquants de la Seconde Guerre mondiale dans le département. On y trouve de nombreuses notices sur la Résistance locale, les actions menées à Nîmes, et les victimes de la répression, permettant de situer des résistants comme Louis Boucoiran dans un cadre documenté.
  • Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier et du mouvement social de 1940 à 1968 : Le Maitron, Fusillés, guillotinés, exécutés, massacrés 1940-1944 Claude Pennetier (dir.), Éditions de l’Atelier, 2011 Ce volume répertorie les victimes de la répression nazie et vichyste. Les notices incluent souvent la date et le lieu d’arrestation ou d’exécution, et permettent d’identifier des fusillés du Gard, dont ceux de Nîmes en juin 1944. Utile pour vérifier les sources autour de Boucoiran.
  • Les Fusillés (1940-1944) Thomas Pouty et Jean-Pierre Besse, Éditions L’Atelier, 2011 Cet ouvrage rassemble les données biographiques de nombreux résistants fusillés pendant l’Occupation. Il contextualise les grandes vagues de répression, dont celles survenues dans le sud de la France, et fournit des références d’archives ou de presse.

Références internet

  • Archives départementales du Gard – « Les pendus de Nîmes » Cet article présente un épisode de répression à Nîmes en mars 1944, avec documents d’archives (registre d’état civil, cote 5 E 9031). Il éclaire le contexte des exécutions de résistants par les forces d’occupation, utile pour comprendre l’environnement dans lequel Boucoiran a été fusillé.
    Les pendus de Nîmes – Archives du Gard
    https://archives.gard.fr/transmettre/pour-memoire/chroniques-passees/les-pendus-de-nimes.html
  • Gallica (BnF) – Journal officiel numérisé La bibliothèque numérique Gallica permet d’accéder au Journal officiel et de consulter les décrets de décorations. On y trouve le décret du 31 mars 1947 attribuant la Médaille de la Résistance à Louis Boucoiran.
    https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb34378407d/date
  • Maitron – Base « Fusillés, massacrés, exécutés 1940-1944 » Le Maitron propose une base biographique dédiée aux victimes de la répression allemande et vichyste. Elle recense les fusillés par département et par événement. La recherche « Gard / Nîmes » donne accès aux notices de résistants exécutés, permettant de recouper les informations sur Boucoiran.
    https://fusilles-40-44.maitron.fr
  • Mémoire Viva Résistance (MVR) – Association Ce site associatif propose des articles et dossiers sur la Résistance dans le sud de la France. L’article consacré à l’attaque du Fort Vauban de Nîmes (février 1944) montre l’activité des FTP et le contexte de la répression, directement lié aux exécutions ultérieures comme celle de Boucoiran.
    https://mvr.asso.fr/lattaque-du-fort-vauban-a-nimes-le-4-fevrier-1944/
  • AFMD (Amis de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation) L’AFMD propose des dossiers départementaux sur la déportation et la répression. Même si Boucoiran n’a pas été déporté, ces ressources incluent souvent des notices ou listes de fusillés et commémorations locales du Gard. https://afmd.asso.fr
  • Gallica – Presse régionale (Le Petit Méridional, L’Éclair) La section « presse locale » de Gallica permet de retrouver les journaux du Gard et de l’Hérault des années 1940-1950. On y trouve des articles contemporains relatant les exécutions, mais aussi des comptes rendus d’hommages ou de cérémonies commémoratives après-guerre.
    https://gallica.bnf.fr/html/presse-et-revues/presse-locale

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