Michel BOUDIER, né le 8 juin 1920 à Paris, 17e arrondissement, mort le 23 juin 1963 à Landau, en Allemagne, Français, pilote de chasse des Forces aériennes françaises libres, capitaine pendant la Seconde Guerre mondiale puis colonel de l’Armée de l’air, Compagnon de la Libération. Son dossier administratif de résistant est conservé au Service historique de la Défense sous la cote GR 16 P 77802, avec homologation FFL.
Jeunesse et formation
Michel BOUDIER effectue ses études secondaires au collège Stanislas à Paris de 1932 à 1937. Il choisit très jeune la carrière aéronautique et s’engage dans l’Armée de l’air comme élève pilote le 12 décembre 1938.
Affecté à l’École de pilotage d’Angers, il est breveté pilote militaire le 21 janvier 1940. Il est alors caporal puis promu sergent en février 1940.
Refus de l’armistice et départ pour l’Angleterre
Au moment de la défaite française, Michel BOUDIER refuse de cesser le combat.
Le 24 juin 1940, avec plusieurs camarades, il embarque à Saint-Jean-de-Luz sur le paquebot britannique Ettrick, à destination de la Grande-Bretagne. Il débarque le 27 juin et s’engage officiellement dans les Forces aériennes françaises libres le 1er juillet 1940.
Après un passage au camp d’Odiham et une longue période d’entraînement, il suit à partir d’août 1941 une formation opérationnelle dans une Operational Training Unit de la Royal Air Force.
Débuts opérationnels dans la RAF
Promu sergent-chef, Michel BOUDIER est affecté au 232 Squadron RAF en septembre 1941.
En novembre 1941, il rejoint le 340 Squadron RAF, correspondant au Groupe de chasse n° 2 « Île-de-France », alors en cours de constitution.
Il participe dès lors aux opérations offensives au-dessus de la Manche et des territoires occupés.
Le 8 mai 1942, au cours d’une patrouille, il endommage sérieusement un Messerschmitt Bf 109. Cette action lui vaut sa première citation à l’ordre des FAFL. Le lendemain, 9 mai 1942, il est nommé aspirant d’active.
Premières victoires aériennes
Le 5 septembre 1942, Michel BOUDIER abat deux appareils ennemis dans la même journée. Il est alors promu sous-lieutenant.
Le 12 décembre 1942, il abat un nouveau Focke-Wulf Fw 190 et reçoit ses galons de lieutenant.
À la fin de 1942, il est déjà devenu l’un des pilotes de chasse français les plus expérimentés engagés depuis la Grande-Bretagne.
Groupe de chasse Alsace
En janvier 1943, Michel BOUDIER quitte le groupe Île-de-France pour rejoindre le Groupe de chasse n° 3 « Alsace », constitué dans la RAF sous le numéro 341 Squadron.
Le groupe est réorganisé en Écosse puis installé à Biggin Hill le 18 mars 1943. L’Ordre de la Libération précise que l’escadrille « Mulhouse » est confiée au capitaine Michel BOUDIER, tandis que l’escadrille « Strasbourg » est placée sous les ordres de Christian MARTELL.
Michel BOUDIER est promu capitaine le 16 mars 1943.
Commandement de l’escadrille Mulhouse
À la tête de l’escadrille Mulhouse, il effectue de nombreuses missions de chasse, d’escorte de bombardiers et de protection au-dessus de la France et de la Belgique.
Le 17 mai 1943, au cours d’une opération au-dessus de la région de Caen, il abat un nouvel appareil ennemi. La Fondation de la France Libre documente cette opération : BOUDIER commande alors une section du 341 Squadron engagée dans l’escorte de bombardiers alliés sur Caen-Carpiquet.
Entre le 16 juillet et le 23 septembre 1943, son tableau de chasse augmente très rapidement : il endommage quatre appareils allemands et en détruit trois autres.
Séjour à l’état-major et retour au combat
À partir d’octobre 1943, Michel BOUDIER effectue un passage à l’état-major à Londres.
Il retrouve le groupe Alsace le 16 février 1944 et reprend immédiatement les missions offensives. Il participe notamment à des attaques au sol contre des objectifs allemands.
Le 17 mars 1944, il commande une mission « Rodeo » au-dessus de la Bretagne. Huit Spitfire du groupe Alsace décollent de Perranporth sous ses ordres afin de provoquer la chasse allemande dans le secteur de Brest. La Fondation de la France Libre donne les noms des pilotes engagés avec lui, parmi lesquels Daniel FRY, Raphaël HABIB, François GUINAMARD, Daniel RASTEL et Claude RAOUL-DUVAL.
Campagne de 1944
Michel BOUDIER poursuit les opérations offensives pendant la préparation puis le déroulement du débarquement allié.
Le 9 juillet 1944, après avoir abattu un Messerschmitt Bf 109, qui constitue sa huitième victoire officielle, son propre appareil est abattu.
Il réussit à survivre au crash et tente d’échapper aux recherches allemandes.
Évasion manquée et arrestation par la Gestapo
Après avoir été abattu, Michel BOUDIER parvient à entrer en contact avec un réseau d’évasion.
Il est néanmoins découvert et arrêté par la Gestapo. Il est incarcéré puis condamné à mort.
La situation se retourne lorsqu’il réussit à faire reconnaître son statut de militaire régulier en uniforme. Les autorités allemandes renoncent alors à l’exécuter comme agent clandestin.
Il est transféré en Allemagne comme prisonnier de guerre.
Captivité en Allemagne
Michel BOUDIER est interné dans un Oflag à Nuremberg, puis à Munich.
Le répertoire des dossiers de disparus et prisonniers du SHD confirme son identité, son grade de capitaine, sa naissance le 8 juin 1920 et sa disparition comme prisonnier le 9 juillet 1944, avec la mention « rentré ».
Il est libéré par l’avance alliée le 29 avril 1945.
Bilan de guerre
À la fin de la Seconde Guerre mondiale, Michel BOUDIER possède un bilan opérationnel exceptionnel :
337 missions de chasse ;
436 heures de vol de guerre ;
8 victoires aériennes officielles ;
7 victoires probables.
Ces chiffres sont ceux retenus par l’Ordre de la Libération.
Camarades de combat
Son parcours au sein des groupes Île-de-France et Alsace le place auprès de nombreux pilotes des FAFL.
René MOUCHOTTE — commandant du groupe Alsace à Biggin Hill en 1943.
Christian MARTELL — commandant de l’escadrille Strasbourg, tandis que BOUDIER commande Mulhouse.
Bernard DUPÉRIER — succède à MOUCHOTTE à la tête du groupe après sa disparition.
François GUINAMARD, Claude RAOUL-DUVAL, Raphaël HABIB, Daniel RASTEL, Louis GIRARDON, Albert GAUDON et Daniel FRY apparaissent parmi les pilotes engagés sous ses ordres ou à ses côtés lors de missions documentées.
Retour dans l’Armée de l’air
Dès juillet 1945, Michel BOUDIER devient adjoint au commandant du Groupe de chasse 2/5 « Lafayette ».
Il se porte ensuite volontaire pour servir en Indochine.
Indochine
En février 1947, il est affecté à la 2e Escadre de chasse en Extrême-Orient.
Six mois plus tard, il rejoint la 4e Escadre de chasse.
Le 1er janvier 1949, devenu commandant, il est affecté à la 5e Escadre de chasse. Quatre mois plus tard, il prend le commandement du Groupe de chasse 1/5 « Vendée », avec lequel il effectue un nouveau séjour en Indochine jusqu’en août 1949.
Au total, ses opérations en Indochine représentent :
421 missions ;
482 heures de vol en opérations.
Il reçoit pour ces campagnes la Croix de guerre des Théâtres d’opérations extérieurs avec six citations.
Algérie et Maroc
Michel BOUDIER poursuit ensuite sa carrière en Algérie. Il exerce notamment les fonctions de chef du 3e Bureau de la 5e Région aérienne à Alger.
Il est promu lieutenant-colonel en janvier 1955.
Il est ensuite affecté au Maroc et commande l’Escadre de chasse 00.008 à Rabat jusqu’en décembre 1956.
Il rejoint ensuite l’état-major des Forces aériennes alliées du Centre-Europe à Fontainebleau.
Dernières fonctions
De janvier 1961 à juillet 1962, il est sous-chef d’état-major de la 3e Région aérienne à Bordeaux.
Le 9 juillet 1962, il est affecté à la 4e Force aérienne tactique interalliée à Ramstein, en Allemagne.
Il est promu colonel le 1er mars 1963.
Sa carrière est interrompue quelques mois plus tard par sa mort prématurée.
Décès
Michel BOUDIER meurt le 23 juin 1963 à Landau, en Allemagne, à quarante-trois ans.
Ses obsèques sont célébrées à l’église Saint-Louis des Invalides à Paris.
Il est inhumé au cimetière de Senlisse, dans les Yvelines.
Décorations
Grand officier de la Légion d’honneur — distinction confirmée par l’Ordre de la Libération. Le décret précis d’élévation à cette dignité n’a pas été retrouvé dans une source primaire accessible lors des présentes recherches.
Compagnon de la Libération — Croix de la Libération — décret du 20 novembre 1944. Le dossier de l’Ordre de la Libération porte la cote 1 A 126 et contient le mémoire de proposition ainsi que l’ampliation du décret datée du 21 novembre 1944.
Croix de guerre 1939-1945 — treize citations — nombre retenu par la notice institutionnelle de l’Ordre de la Libération. Une source de tradition aéronautique n’en indique que douze ; l’Ordre est retenu comme source principale.
Croix de guerre des Théâtres d’opérations extérieurs — six citations — confirmée par l’Ordre de la Libération, en relation principalement avec ses opérations en Indochine.
Médaille des Blessés — confirmée par l’Ordre de la Libération.
Médaille coloniale avec agrafe « Extrême-Orient » — confirmée par l’Ordre de la Libération.
Médaille de l’Aéronautique — confirmée par l’Ordre de la Libération.
Médaille d’or de l’Aéro-Club de France — confirmée par l’Ordre de la Libération.
Médaille commémorative 1939-1945 — confirmée par l’Ordre de la Libération.
Médaille commémorative des services volontaires dans la France libre — confirmée par l’Ordre de la Libération.
Médaille commémorative des opérations de sécurité et du maintien de l’ordre en Afrique du Nord — confirmée par l’Ordre de la Libération.
Distinguished Flying Cross — Royaume-Uni — décoration britannique confirmée par l’Ordre de la Libération. Le texte individuel de la London Gazette n’a pas été retrouvé dans les résultats consultés.
Croix de guerre — Tchécoslovaquie — distinction étrangère confirmée par l’Ordre de la Libération.
Aucune Médaille de la Résistance française n’a été identifiée dans la liste institutionnelle des décorations de Michel BOUDIER ; elle n’est donc pas ajoutée.
Lieux de mémoire
Michel BOUDIER est inhumé au cimetière de Senlisse, dans les Yvelines.
L’École militaire de l’air lui a également rendu hommage en choisissant le colonel Michel Boudier comme parrain de sa promotion 1977. La biographie publiée à cette occasion rappelle son appartenance aux Squadrons 340 et 341, ses huit victoires homologuées, sa captivité et ses campagnes d’Indochine.
Références bibliographiques
1061 Compagnons : histoire des Compagnons de la Libération — Jean-Christophe NOTIN — Paris, Perrin, 2000, 822 p. Ouvrage général de référence permettant de replacer Michel BOUDIER parmi les pilotes des Forces aériennes françaises libres et les Compagnons combattants de la RAF.
Dictionnaire des Compagnons de la Libération — Vladimir TROUPLIN — Paris, Elytis, 2010 ; nouvelle édition augmentée, 2023. Référence biographique pour l’état civil, les unités aériennes, les victoires, la captivité et les décorations de Michel BOUDIER.
Aces High. A Tribute to the Most Notable Fighter Pilots of the British and Commonwealth Forces in WWII — Christopher SHORES et Clive WILLIAMS — Londres, Grub Street, 1994. L’inventaire du dossier de Michel BOUDIER à l’Ordre de la Libération conserve un extrait de cet ouvrage, utilisé notamment pour documenter son palmarès aérien.
Les Forces aériennes françaises libres — travaux et publications consacrés à l’histoire des FAFL. Ces études permettent de replacer le parcours de BOUDIER dans les Squadrons 232, 340 et 341 et dans le développement de la chasse française en Grande-Bretagne.
Groupe de chasse Île-de-France et Groupe de chasse Alsace — historiques d’unités publiés par l’Ordre de la Libération et la Fondation de la France Libre. Ils permettent de replacer BOUDIER dans l’évolution opérationnelle de ces deux unités majeures des FAFL.
Références internet
Ordre de la Libération — Michel BOUDIER. Notice institutionnelle principale : formation, départ de France, FAFL, RAF, groupes Île-de-France et Alsace, victoires aériennes, captivité, Indochine, carrière après-guerre, décès et décorations.
https://www.ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/michel-boudier
Ordre de la Libération — Inventaire des dossiers des Compagnons, lettre B. Instrument archivistique donnant le dossier 1 A 126 et les principales pièces relatives à la Croix de la Libération et au parcours de Michel BOUDIER.
https://www.ordredelaliberation.fr/sites/default/files/media/fichers/IR_CL_lettre_B_20250923.pdf
Musée de la Résistance en ligne / Service historique de la Défense — Sous-série GR 16 P, lettres BL à BZ. Répertoire confirmant Michel BOUDIER, né le 8 juin 1920 à Paris, dossier GR 16 P 77802, homologué FFL.
https://www.museedelaresistanceenligne.org/musee/doc/pdf/ressource_source/SHDGR_16P_BL-BZ.pdf
Ordre de la Libération — Armée de l’air. Historique institutionnel des unités aériennes de la France libre ; confirme notamment le commandement de l’escadrille Mulhouse du groupe Alsace par Michel BOUDIER.
https://www.ordredelaliberation.fr/fr/armee-de-lair
Fondation de la France Libre — Daniel FRY. Étude détaillée de la mission « Rodeo » du 17 mars 1944 menée sous les ordres du capitaine Michel BOUDIER.
https://francelibre.net/daniel-fry/
Fondation de la France Libre — Yves BOURGÈS. Étude de l’opération du 17 mai 1943 sur Caen-Carpiquet, au cours de laquelle BOUDIER commande une section du groupe Alsace.
https://francelibre.net/yves-bourges/
École militaire de l’air / Traditions Air — Promotion 1977 : Colonel Michel Boudier. Notice mémorielle sur le parrain de promotion, utile pour son palmarès aérien, sa captivité et ses campagnes d’Indochine.
https://www.traditions-air.fr/texte/parrains_promos_biographies_EMA45-84.htm
L’Histoire en rafale — 23 juin 1963 : mort de Michel Boudier, Compagnon de la Libération. Reprise biographique récente fondée essentiellement sur l’Ordre de la Libération.
https://lhistoireenrafale.lunion.fr/2026/06/23/23-juin-1963-mort-de-michel-boudier-compagnon-de-la-liberation/
Theatrum Belli — In memoriam : Colonel Michel BOUDIER. Synthèse récente de son parcours et de ses décorations.
https://theatrum-belli.com/in-memoriam-colonel-michel-boudier-compagnon-de-la-liberation-decede-le-23-juin-1963/
Wikipédia — Michel Boudier. Notice secondaire consultée pour recoupement ; les informations essentielles ont été contrôlées dans les sources institutionnelles.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Michel_Boudier
Dossier d’homologation consulté
SHD GR 16 P 77802 — BOUDIER Michel, né le 8 juin 1920 à Paris, homologué FFL. Le répertoire public permet de distinguer sans ambiguïté ce dossier des autres BOUDIER figurant dans les cotes voisines.
SHD — dossier de prisonnier / disparu, cote 4 D 19443. Le répertoire mentionne BOUDIER Michel, capitaine, né le 8 juin 1920, disparu le 9 juillet 1944, cause : prisonnier, observation : rentré. Cette pièce recoupe directement son arrestation après avoir été abattu et son retour de captivité en 1945.
Ordre de la Libération — dossier 1 A 126. Le dossier comprend le mémoire de proposition pour la Croix de la Libération, l’ampliation du 21 novembre 1944 du décret du 20 novembre 1944, la carte n° 447 de Compagnon, le diplôme n° 653, des fiches de renseignements, douze pièces de correspondance, des notes biographiques, un extrait de Aces High, des documents relatifs à sa sépulture et plusieurs articles de presse.
Observations
L’identité et le parcours de Michel BOUDIER sont très solidement établis. Le principal écart documentaire concerne la date à laquelle il est abattu en juillet 1944. L’Ordre de la Libération et le répertoire SHD retiennent sans ambiguïté le 9 juillet 1944, tandis qu’une notice de tradition aéronautique indique par erreur le 6 juillet. La date du 9 juillet 1944 doit donc être retenue.
Un second écart concerne le nombre de citations de sa Croix de guerre 1939-1945 : l’Ordre de la Libération en indique treize, tandis qu’une notice de l’École militaire de l’air en mentionne douze. La source institutionnelle de l’Ordre est privilégiée : treize citations.
Enfin, son palmarès aérien doit être formulé avec précision : huit victoires officielles et sept probables, et non quinze victoires homologuées.
Indice de fiabilité de la notice Niveau A — L’état civil, la formation de pilote, le départ de Saint-Jean-de-Luz, l’engagement dans les FAFL, les affectations aux Squadrons 232, 340 et 341, le commandement de l’escadrille Mulhouse, les victoires aériennes, la capture du 9 juillet 1944, la captivité en Allemagne, le bilan des missions de guerre, les campagnes d’Indochine, la carrière d’après-guerre, le décret de la Croix de la Libération, le décès à Landau, la sépulture à Senlisse et la cote GR 16 P 77802 sont établis par plusieurs sources institutionnelles et archivistiques concordantes.
Chronologie
| Date | Événement |
|---|---|
| 8 juin 1920 | Naissance à Paris, 17e arrondissement. |
| 1932-1937 | Études au collège Stanislas. |
| 12 décembre 1938 | Engagement dans l’Armée de l’air comme élève pilote. |
| 21 janvier 1940 | Brevet de pilote militaire à Angers. |
| Février 1940 | Promu sergent. |
| 24 juin 1940 | Embarque à Saint-Jean-de-Luz sur l’Ettrick pour l’Angleterre. |
| 27 juin 1940 | Débarque en Grande-Bretagne. |
| 1er juillet 1940 | Engagement dans les Forces aériennes françaises libres. |
| Août 1941 | Stage en Operational Training Unit de la RAF. |
| Septembre 1941 | Affecté au 232 Squadron RAF. |
| Novembre 1941 | Rejoint le 340 Squadron, groupe Île-de-France. |
| 8 mai 1942 | Endommage gravement un Bf 109 ; première citation. |
| 9 mai 1942 | Nommé aspirant d’active. |
| 5 septembre 1942 | Abat deux appareils ennemis ; promu sous-lieutenant. |
| 12 décembre 1942 | Abat un Fw 190 ; promu lieutenant. |
| Janvier 1943 | Rejoint le 341 Squadron, groupe Alsace. |
| 16 mars 1943 | Promu capitaine ; commande l’escadrille Mulhouse. |
| 17 mai 1943 | Nouvelle victoire aérienne dans la région de Caen. |
| 16 juillet – 23 septembre 1943 | Trois avions détruits et quatre endommagés. |
| Octobre 1943 | Affectation temporaire à l’état-major à Londres. |
| 16 février 1944 | Retour au groupe Alsace. |
| 17 mars 1944 | Commande une mission Rodeo dans le secteur de Brest. |
| 9 juillet 1944 | Abat un Me 109, huitième victoire officielle ; est lui-même abattu, puis arrêté par la Gestapo. |
| 1944 | Condamné à mort puis reconnu comme militaire régulier ; interné en Oflag à Nuremberg puis Munich. |
| 20 novembre 1944 | Nommé Compagnon de la Libération. |
| 29 avril 1945 | Libéré de captivité par l’avance alliée. |
| Juillet 1945 | Adjoint au commandant du GC 2/5 Lafayette. |
| Février 1947 | Affecté à la 2e Escadre de chasse en Extrême-Orient. |
| 1947 | Rejoint la 4e Escadre de chasse. |
| 1er janvier 1949 | Rejoint la 5e Escadre de chasse. |
| Printemps 1949 | Commande le GC 1/5 Vendée en Indochine. |
| Août 1949 | Fin de son second séjour opérationnel en Indochine. |
| Janvier 1955 | Promu lieutenant-colonel. |
| 1955-1956 | Commande l’Escadre de chasse 00.008 à Rabat. |
| 1957-1960 | État-major des Forces aériennes alliées du Centre-Europe à Fontainebleau. |
| Janvier 1961 – juillet 1962 | Sous-chef d’état-major de la 3e Région aérienne à Bordeaux. |
| 9 juillet 1962 | Affecté à la 4e Force aérienne tactique interalliée à Ramstein. |
| 1er mars 1963 | Promu colonel. |
| 23 juin 1963 | Décès à Landau, en Allemagne. |
| 1963 | Obsèques aux Invalides et inhumation au cimetière de Senlisse. |
| 1977 | Choisi comme parrain d’une promotion de l’École militaire de l’air. |
Tableau des divergences entre sources
| Point concerné | Versions rencontrées | Élément retenu |
|---|---|---|
| Date où il est abattu | Ordre de la Libération et SHD : 9 juillet 1944 ; notice École militaire de l’air : 6 juillet 1944. | 9 juillet 1944, confirmé par deux sources institutionnelles. |
| Croix de guerre 1939-1945 | Ordre de la Libération : 13 citations ; notice de tradition aéronautique : 12 citations. | 13 citations, conformément à l’Ordre de la Libération. |
| Palmarès aérien | Certaines notices abrègent en « quinze victoires ». | 8 victoires officielles et 7 probables, formulation institutionnelle retenue. |
| Statut après arrestation | Certaines synthèses parlent simplement d’un « prisonnier de guerre ». | Il est d’abord arrêté par la Gestapo et condamné à mort, puis reconnu comme militaire régulier et transféré en Oflag. |
| Médaille de la Résistance française | Parfois ajoutée par automatisme dans des listes secondaires de Compagnons. | Non retenue : elle ne figure pas dans la liste institutionnelle des décorations de Michel BOUDIER. |
Sources consultées
Ordre de la Libération — Michel BOUDIER.
https://www.ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/michel-boudier
Ordre de la Libération — Inventaire des dossiers des Compagnons, lettre B.
https://www.ordredelaliberation.fr/sites/default/files/media/fichers/IR_CL_lettre_B_20250923.pdf
Musée de la Résistance en ligne / Service historique de la Défense — Sous-série GR 16 P, lettres BL à BZ.
https://www.museedelaresistanceenligne.org/musee/doc/pdf/ressource_source/SHDGR_16P_BL-BZ.pdf
Musée de la Résistance en ligne / SHD — Répertoire des disparus et prisonniers de guerre.
https://museedelaresistanceenligne.org/musee/doc/pdf/ressource_source/256.pdf
Ordre de la Libération — Armée de l’air.
https://www.ordredelaliberation.fr/fr/armee-de-lair
Fondation de la France Libre — Daniel FRY.
https://francelibre.net/daniel-fry/
Fondation de la France Libre — Yves BOURGÈS.
https://francelibre.net/yves-bourges/
Traditions Air — Promotion 1977 : Colonel Michel Boudier.
https://www.traditions-air.fr/texte/parrains_promos_biographies_EMA45-84.htm
L’Histoire en rafale — Michel Boudier.
https://lhistoireenrafale.lunion.fr/2026/06/23/23-juin-1963-mort-de-michel-boudier-compagnon-de-la-liberation/
Theatrum Belli — In memoriam : Colonel Michel BOUDIER.
https://theatrum-belli.com/in-memoriam-colonel-michel-boudier-compagnon-de-la-liberation-decede-le-23-juin-1963/
Wikipédia — Michel Boudier.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Michel_Boudier