Jacques Jean BOURDIS, né le 10 novembre 1920 à Grenoble (Isère), mort le 9 avril 2007 à Paris, 5e arrondissement, Français, officier des Forces françaises libres, lieutenant puis capitaine de la 13e demi-brigade de Légion étrangère pendant la Seconde Guerre mondiale, général de corps d’armée, Compagnon de la Libération. Son dossier d’homologation des services de Résistance est conservé au Service historique de la Défense sous la cote GR 16 P 81499 et son dossier de Compagnon sous la cote 1 A 130.
Jeunesse et formation
Jacques BOURDIS naît à Grenoble dans une famille bourgeoise d’origine dauphinoise. Après une préparation militaire supérieure à Chambéry et Grenoble, il s’inscrit à la faculté des lettres de Grenoble et prépare parallèlement le concours de l’École spéciale militaire de Saint-Cyr. Il vient d’en passer les épreuves écrites lorsque survient la débâcle de juin 1940.
Son frère cadet Michel BOURDIS, né en 1923, rejoindra lui aussi ultérieurement les Forces françaises libres ; les témoignages familiaux indiquent que l’exemple de Jacques joua un rôle important dans sa décision.
Refus de l’armistice
Le 17 juin 1940, Jacques BOURDIS décide de poursuivre le combat, soit en Afrique du Nord, soit auprès des Britanniques. Deux jours plus tard, il quitte Grenoble pour la Méditerranée. En chemin, il lit dans Le Petit Dauphinois le premier appel du général de GAULLE.
Le 22 juin, à Montpellier, il entend à la radio de Londres un nouvel appel du général de GAULLE. Le lendemain, 23 juin 1940, il réussit à embarquer à Sète à bord d’un cargo britannique. Après passage par Gibraltar, il atteint Liverpool le 10 juillet 1940.
Engagement dans les Forces françaises libres
À son arrivée en Grande-Bretagne, Jacques BOURDIS s’engage dans les Forces françaises libres.
Il est affecté au Bataillon de Chasseurs et suit le peloton d’élèves aspirants organisé à Camberley. Il appartient ainsi à la première génération d’élèves officiers formés par la France libre avant la création de l’École des Cadets. Dans un témoignage publié ultérieurement par la Fondation de la France Libre, BOURDIS rappellera que plusieurs centaines d’élèves aspirants furent ainsi formés à Camberley, Brazzaville, Damas et Sabratha entre 1940 et 1943.
Il est promu aspirant le 1er mai 1941, puis envoyé en Afrique équatoriale française et au Levant.
13e demi-brigade de Légion étrangère
Le 1er septembre 1941, Jacques BOURDIS est affecté au 2e bataillon de la 13e demi-brigade de Légion étrangère — 13e DBLE.
À partir de cette date, son parcours se confond pratiquement avec celui de la 13e DBLE : de la frontière égypto-libyenne au début de 1942 jusqu’aux Alpes françaises en mai 1945.
Les principales campagnes auxquelles il participe sont : Libye ; Bir Hakeim ; El Alamein ;Tunisie ; Italie ;débarquement et campagne de France ; Vosges et Alsace ; massif de l’Authion dans les Alpes.
Bir Hakeim
Devenu sous-lieutenant, Jacques BOURDIS commande une section de chenillettes.
À Bir Hakeim, du 27 mai au 7 juin 1942, il effectue avec cette section de nombreuses patrouilles dans le secteur nord de la position française.
Dans la nuit du 10 au 11 juin 1942, lors de la sortie générale de la position, sa chenillette est immobilisée par un coup direct. Sa section, qui ne s’aperçoit pas immédiatement de sa disparition, poursuit sa marche. BOURDIS continue alors à pied avec ses deux hommes d’équipage.
Ils rencontrent ensuite une pièce de 75 tractée par un camion dont le conducteur vient d’être mortellement blessé. BOURDIS tente de le soigner pendant que les légionnaires remettent le camion en marche. Ils réussissent finalement à ramener le véhicule et son canon jusqu’au point de rassemblement prévu, recueillant en route deux officiers britanniques égarés.
Jacques BOURDIS a laissé un témoignage personnel très détaillé sur Bir Hakeim. Le manuscrit, conservé dans son dossier de l’Ordre de la Libération, a été publié en 2012 dans un numéro spécial de la Fondation de la France Libre consacré au 70e anniversaire de la bataille.
El Himeimat et El Alamein
Après environ un mois de convalescence, Jacques BOURDIS retrouve son bataillon.
En octobre 1942, il commande toujours sa section de chenillettes lors des combats d’El Himeimat, dans le cadre de la bataille d’El Alamein. L’Ordre de la Libération souligne de nouveau sa conduite au combat.
Il poursuit ensuite la campagne avec la 13e DBLE en Tunisie en 1943.
Campagne d’Italie
En 1944, Jacques BOURDIS participe avec la 1re Division française libre à la campagne d’Italie.
Il y exerce les fonctions de chef de section au sein du 2e bataillon de Légion étrangère. La documentation institutionnelle consultée ne détaille pas chacune de ses actions pendant cette campagne ; il ne convient donc pas de lui attribuer des combats précis sans pièce complémentaire.
Campagne de France
Après le débarquement en Provence et la remontée vers le nord, Jacques BOURDIS commande la 7e compagnie du 2e Bataillon de Légion étrangère.
Le 1er décembre 1944, il conduit une manœuvre qui permet de s’emparer de la cote 880. Deux jours plus tard, le 3 décembre, il participe à la prise d’assaut du Kohlwald, dans le secteur de Thann.
Combats d’Alsace et blessure
Le 23 janvier 1945, à Illhaeusern, Jacques BOURDIS contribue à repousser une contre-attaque allemande.
Deux jours plus tard, le 25 janvier, au bois d’Elsenheim, il entraîne personnellement ses hommes à l’assaut d’une position ennemie. Il est blessé par balle au bras et par des éclats d’obus au dos, mais l’objectif est enlevé.
Après environ un mois de convalescence, il rejoint son bataillon.
Derniers combats dans l’Authion
Jacques BOURDIS termine la guerre dans les Alpes-Maritimes, au sein de la 1re DFL engagée dans le massif de l’Authion.
La 13e DBLE atteint ensuite la frontière franco-italienne. BOURDIS demeure avec son unité jusqu’au 8 mai 1945.
Il fait ainsi partie des rares officiers ayant servi pratiquement sans interruption dans la même grande unité de la France libre depuis 1941 jusqu’à la victoire.
Bilan de guerre
La Croix de guerre 1939-1945 de Jacques BOURDIS comporte cinq citations. Son dossier personnel de l’Ordre conserve notamment une décision de 1945 le citant à l’ordre de l’armée ainsi qu’une autre citation à l’ordre de la division.
Son engagement au sein de la France libre est également matérialisé par la Médaille coloniale avec les agrafes « Libye », « Bir-Hakeim » et « Tunisie » et par la Médaille commémorative des services volontaires dans la France libre.
Après-guerre — Allemagne
Promu capitaine en août 1945, Jacques BOURDIS devient aide de camp du général Pierre KŒNIG, alors commandant en chef français en Allemagne.
Il exerce ensuite des fonctions d’officier de liaison dans la zone britannique d’occupation jusqu’en 1950.
Indochine
Après des fonctions de commandement au 20e Bataillon de chasseurs à pied en Allemagne, il sert en Indochine dans les 3e puis 2e Régiments étrangers d’infanterie, jusqu’en 1953.
Cette campagne lui vaut notamment la Croix de guerre des Théâtres d’opérations extérieurs avec trois citations et une distinction laotienne.
État-major et guerre d’Algérie
À son retour, Jacques BOURDIS sert à l’état-major de la 27e Division d’infanterie à Grenoble, puis au Commandement en chef des Forces françaises en Allemagne.
Promu chef de bataillon en 1957, il est admis la même année à l’École supérieure de guerre.
De 1959 à 1961, il commande en Kabylie le 159e Bataillon d’infanterie alpine. Son activité opérationnelle pendant cette période lui vaut la Croix de la Valeur militaire avec une citation.
Fonctions supérieures
De 1961 à 1963, avec le grade de lieutenant-colonel, Jacques BOURDIS sert au Service d’information des armées.
De 1963 à 1966, il est attaché militaire, naval et de l’Air auprès de l’ambassade de France à Athènes.
Il commande ensuite le 46e Régiment d’infanterie à Berlin de 1966 à 1968, puis suit l’enseignement du Centre des hautes études militaires — CHEM en 1968-1969.
Promu général de brigade en 1970, il exerce de 1969 à 1973 les fonctions de chef du cabinet militaire du Premier ministre, sous les gouvernements successifs de cette période. Il est promu général de division en 1973.
De 1973 à 1975, il commande la 7e Division à Mulhouse.
En 1976, il devient adjoint au général commandant la 1re Armée à Strasbourg, puis est promu général de corps d’armée en 1977.
La même année, il est nommé conseiller du gouvernement pour la Défense.
De 1978 à 1980, il commande la 2e Région militaire à Lille et siège au Conseil supérieur de l’Armée de terre. Il est admis dans la deuxième section des officiers généraux en novembre 1980.
De 1981 à 1986, il poursuit une activité internationale dans le domaine du contrôle des armements comme chef de la division des études à l’Union de l’Europe occidentale — UEO.
Conseil de l’Ordre de la Libération
Par décret du 5 janvier 2007, Jacques BOURDIS est nommé membre du Conseil de l’Ordre de la Libération. La nomination est publiée au Journal officiel du 7 janvier 2007.
Cette nomination intervient quelques mois avant sa mort.
Décès
Jacques BOURDIS meurt le 9 avril 2007 à Paris, 5e arrondissement, à l’âge de quatre-vingt-six ans.
Il est inhumé à Grenoble, sa ville natale.
Décorations
Grand-croix de la Légion d’honneur — distinction confirmée par l’Ordre de la Libération. Son dossier 1 A 130 contient notamment la copie de son décret de chevalier du 28 juin 1945, une copie du Journal officiel du 14 janvier 2006 relative à sa carrière dans l’ordre et le procès-verbal de réception comme dignitaire du 22 avril 2006.
Compagnon de la Libération — Croix de la Libération — décret du 27 décembre 1945, publié au Journal officiel du 28 décembre 1945, p. 8655. Le décret comporte une erreur en l’appelant « Jean-Jacques BOURDIS » ; les sources de l’Ordre et SAMLHOC rectifient en Jacques Jean BOURDIS. Dossier de l’Ordre : 1 A 130.
Grand-croix de l’Ordre national du Mérite — distinction confirmée par l’Ordre de la Libération. Son dossier conserve le procès-verbal de remise des insignes de dignitaire en 1987.
Croix de guerre 1939-1945 — cinq citations — confirmée par l’Ordre de la Libération. Son dossier conserve notamment une citation à l’ordre de l’armée et une citation à l’ordre de la division.
Croix de guerre des Théâtres d’opérations extérieurs — trois citations — confirmée par l’Ordre de la Libération.
Croix de la Valeur militaire — une citation — confirmée par l’Ordre de la Libération.
Croix du combattant volontaire 1939-1945 — confirmée par l’Ordre de la Libération.
Médaille coloniale avec agrafes « Libye », « Bir-Hakeim », « Tunisie » — confirmée par l’Ordre de la Libération.
Médaille commémorative des services volontaires dans la France libre — confirmée par l’Ordre de la Libération.
Chevalier de l’Ordre de Dannebrog — Danemark — distinction confirmée par l’Ordre de la Libération.
Officier de l’Ordre d’Adolphe de Nassau — Luxembourg — plusieurs sources secondaires donnent cette appellation correcte. La notice actuelle de l’Ordre de la Libération affiche « Ordre de Maurice de Nassau », dénomination qui paraît être une erreur : l’ordre luxembourgeois est l’Ordre d’Adolphe de Nassau. La présente notice retient donc cette dernière forme tout en signalant la divergence.
Commandeur de l’Ordre de Georges Ier — Grèce — la notice de l’Ordre emploie « Ordre royal de George II », tandis que les sources phaléristiques secondaires donnent l’Ordre de Georges Ier. La distinction grecque est certaine, mais l’intitulé exact doit idéalement être vérifié sur le diplôme d’attribution avant publication définitive.
Officier de l’Ordre du Million d’Éléphants et du Parasol blanc — Laos — confirmé par l’Ordre de la Libération et les listes secondaires de titulaires.
Aucune Médaille de la Résistance française n’a été identifiée pour Jacques BOURDIS dans les sources institutionnelles consultées ; elle ne doit donc pas être ajoutée à sa liste de décorations.
Lieux de mémoire
Jacques BOURDIS est inhumé à Grenoble. L’emplacement précis de sa tombe n’est pas donné dans la notice publique de l’Ordre de la Libération.
La ville de Grenoble est elle-même Compagnon de la Libération. L’Ordre rappelle que sept Grenoblois, dont Jacques BOURDIS, ont reçu individuellement la Croix de la Libération.
Son témoignage sur Bir Hakeim constitue également un élément important de sa mémoire : le manuscrit de 1948 est conservé par l’Ordre et sa transcription a été publiée en 2012 par la Fondation de la France Libre.
Références bibliographiques
1061 Compagnons : histoire des Compagnons de la Libération — Jean-Christophe NOTIN — Paris, Perrin, 2000, 822 p. Ouvrage général de référence permettant de replacer Jacques BOURDIS parmi les combattants de la France libre et les officiers de la 13e DBLE.
Dictionnaire des Compagnons de la Libération — Vladimir TROUPLIN — Paris, Elytis, 2023, 1 600 p. Référence biographique institutionnellement recensée pour les Compagnons de la Libération.
Les Compagnons de l’Aube — Guillaume PIKETTY — Paris, Textuel, 2014, 442 p. Ouvrage collectif consacré aux parcours et engagements des Compagnons.
Dictionnaire historique de la Résistance : Résistance intérieure et France libre — sous la direction de François MARCOT — Paris, Robert Laffont, 2006. Utile pour replacer le parcours de BOURDIS dans le cadre général de la France libre et des unités combattantes.
Le témoignage de Jacques Bourdis sur Bir Hakeim — Jacques BOURDIS — Revue de la Fondation de la France Libre, n° 44, juin 2012, p. 56-60. Transcription d’un témoignage manuscrit de BOURDIS consacré aux combats de Bir Hakeim ; source de première main particulièrement importante.
Références internet
Ordre de la Libération — Jacques BOURDIS. Notice institutionnelle principale : départ de France, Camberley, 13e DBLE, Bir Hakeim, El Alamein, Tunisie, Italie, France, carrière militaire et décorations.
https://www.ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/jacques-bourdis
Ordre de la Libération — Inventaire des dossiers des Compagnons, lettre B. Dossier 1 A 130, références au GR 16 P 81499, témoignage de Bir Hakeim, citations et documents relatifs aux décorations.
https://www.ordredelaliberation.fr/sites/default/files/media/fichers/IR_CL_lettre_B_20250923.pdf
Fondation de la France Libre — Le témoignage de Jacques Bourdis sur Bir Hakeim. Numéro spécial n° 44 de juin 2012, avec le témoignage de BOURDIS p. 56-60.
https://francelibre.net/ffl-44/
Fondation de la France Libre — Les élèves aspirants de la France Libre. Texte du général Jacques BOURDIS consacré à la formation des premiers élèves-officiers de la France libre.
https://francelibre.net/les-eleves-aspirants-de-la-france-libre/
Ordre de la Libération — Grenoble, commune Compagnon. Mentionne Jacques BOURDIS parmi les sept Grenoblois devenus individuellement Compagnons de la Libération.
https://www.ordredelaliberation.fr/fr/grenoble
SAMLHOC — Liste des titulaires de l’Ordre de la Libération. Reproduit le décret du 27 décembre 1945 et signale l’erreur « Jean-Jacques » pour Jacques Jean BOURDIS.
https://www.samlhoc.fr/phaleristique/ordres-chevalerie/ordre_liberation_compagnons/
1re DFL — Jacques et Michel BOURDIS. Article mémoriel documentant notamment les archives familiales et l’histoire du manuscrit de Jacques BOURDIS sur Bir Hakeim.
https://www.1dfl-le-blog.fr/2026/08/20/en-memoire-dune-amie-isabelle-heugel-bourdis-fille-de-jacques-bourdis-13dble-disparue-en-decembre-2025/
Wikipédia — Jacques Bourdis. Notice secondaire consultée principalement pour contrôler les intitulés de certaines décorations étrangères ; les données essentielles ont été vérifiées dans les sources institutionnelles.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Bourdis
Dossier d’homologation consulté
SHD GR 16 P 81499 — BOURDIS Jacques. L’instrument de recherche de l’Ordre de la Libération confirme l’existence du dossier d’homologation des services de Résistance sous cette cote. Le contenu complet du dossier n’a pas été directement consulté en ligne.
Ordre de la Libération — dossier 1 A 130. Le dossier comprend le mémoire de proposition pour la Croix de la Libération de 1945, le décret du 27 décembre 1945, le reçu de la Croix daté du 16 avril 1946 et celui du diplôme du 1er décembre 1967. Il comporte également des fiches de renseignements, dix-neuf pièces de correspondance, une copie de l’état des services, le mémoire de proposition au grade de lieutenant de 1943, des documents relatifs à la Légion d’honneur et à l’Ordre national du Mérite, ainsi que plusieurs témoignages personnels.
Parmi ces documents figure le témoignage manuscrit sur Bir Hakeim de 1948, auquel s’ajoutent une interview réalisée par Jérôme CAMILLY en 1985, Résistance : souvenirs et réflexions de 1989 et plusieurs textes consacrés au général de GAULLE et au Bataillon de Chasseurs de la France libre.
Observations
Le premier point à rectifier concerne le prénom inscrit dans le décret de la Croix de la Libération. Le Journal officiel du 28 décembre 1945 porte « lieutenant BOURDIS Jean-Jacques ». SAMLHOC signale explicitement la correction : BOURDIS Jacques Jean. L’état civil et l’ensemble des sources de l’Ordre retiennent Jacques BOURDIS.
Deux divergences concernent les décorations étrangères. L’actuelle notice de l’Ordre affiche « Ordre de Maurice de Nassau », alors que l’ordre luxembourgeois concerné est donné par les autres sources comme Ordre d’Adolphe de Nassau. De même, « Ordre royal de George II » est probablement une formulation erronée ou imprécise pour l’Ordre de Georges Ier. Ces deux intitulés devraient être contrôlés sur les diplômes étrangers avant intégration définitive dans une base phaléristique.
Enfin, l’Ordre de la Libération attribue à Jacques BOURDIS un parcours continu à la 13e DBLE du 1er septembre 1941 au 8 mai 1945. C’est cette continuité qui doit être retenue : les passages par le Bataillon de Chasseurs et Camberley concernent sa période initiale de formation, avant son affectation à la Légion.
Indice de fiabilité de la notice Niveau A — L’état civil, le départ de France en juin 1940, l’arrivée à Liverpool le 10 juillet, l’engagement dans les FFL, la formation à Camberley, l’affectation à la 13e DBLE, les combats de Bir Hakeim, El Himeimat, Tunisie, Italie, Vosges, Alsace et Authion, les blessures de janvier 1945, le décret de la Croix de la Libération, le dossier GR 16 P 81499, le dossier 1 A 130, les principales décorations et la carrière militaire d’après-guerre sont établis par des sources institutionnelles et archivistiques concordantes. Les seules réserves concernent l’intitulé exact de deux décorations étrangères.
Chronologie
| Date | Événement |
| 10 novembre 1920 | Naissance à Grenoble. |
| Avant juin 1940 | PMS à Chambéry et Grenoble ; faculté des lettres ; préparation du concours de Saint-Cyr. |
| 17 juin 1940 | Décide de poursuivre le combat. |
| 19 juin 1940 | Quitte Grenoble pour la Méditerranée. |
| 22 juin 1940 | Entend à Montpellier un appel du général de GAULLE. |
| 23 juin 1940 | Embarque à Sète sur un cargo britannique. |
| 10 juillet 1940 | Arrivée à Liverpool ; engagement dans les Forces françaises libres. |
| 1940-1941 | Bataillon de Chasseurs et peloton d’élèves aspirants à Camberley. |
| 1er mai 1941 | Promu aspirant. |
| 1941 | AEF puis Levant. |
| 1er septembre 1941 | Affecté au 2e bataillon de la 13e DBLE. |
| Janvier 1942 | Opérations dans le secteur de Sollum, à la frontière égypto-libyenne. |
| 27 mai – 7 juin 1942 | Patrouilles de sa section de chenillettes pendant la bataille de Bir Hakeim. |
| Nuit du 10 au 11 juin 1942 | Sortie de Bir Hakeim ; véhicule détruit, poursuit à pied puis ramène une pièce de 75 et recueille deux officiers britanniques. |
| Octobre 1942 | Combats d’El Himeimat-El Alamein. |
| 1943 | Campagne de Tunisie. |
| 1944 | Campagne d’Italie. |
| 1944 | Campagne de France ; commande la 7e compagnie du 2e BLE. |
| 1er décembre 1944 | Prise de la cote 880. |
| 3 décembre 1944 | Assaut du Kohlwald près de Thann. |
| 23 janvier 1945 | Combat d’Illhaeusern. |
| 25 janvier 1945 | Blessé au bras et au dos au bois d’Elsenheim. |
| Février-mars 1945 | Rejoint son bataillon après convalescence. |
| Avril-mai 1945 | Combats dans le massif de l’Authion. |
| 8 mai 1945 | Termine la guerre sur la frontière franco-italienne. |
| Août 1945 | Promu capitaine ; aide de camp du général KŒNIG. |
| 27 décembre 1945 | Décret d’attribution de la Croix de la Libération. |
| 1945-1950 | Allemagne puis fonctions de liaison en zone britannique d’occupation. |
| Jusqu’en 1953 | Service en Indochine aux 3e et 2e REI. |
| 1957 | Promu chef de bataillon ; École supérieure de guerre. |
| 1959-1961 | Commande le 159e BIA en Kabylie. |
| 1961-1963 | Service d’information des armées. |
| 1963-1966 | Attaché militaire, naval et de l’Air à Athènes. |
| 1966-1968 | Commande le 46e RI à Berlin. |
| 1968-1969 | CHEM. |
| 1969-1973 | Chef du cabinet militaire du Premier ministre. |
| 1970 | Général de brigade. |
| 1973 | Général de division ; prend le commandement de la 7e Division. |
| 1973-1975 | Commandant de la 7e Division à Mulhouse. |
| 1976 | Adjoint au général commandant la 1re Armée. |
| 1977 | Général de corps d’armée ; conseiller du gouvernement pour la Défense. |
| 1978-1980 | Commande la 2e Région militaire à Lille. |
| Novembre 1980 | Admis dans la deuxième section. |
| 1981-1986 | Chef de la division études au contrôle des armements de l’UEO. |
| 5 janvier 2007 | Nommé au Conseil de l’Ordre de la Libération. |
| 9 avril 2007 | Décès à Paris. |
| Après le décès | Inhumation à Grenoble. |
Tableau des divergences entre sources
| Point concerné | Versions rencontrées | Élément retenu |
| Prénoms dans le décret | JO du 28 décembre 1945 : « Jean-Jacques BOURDIS » ; état civil et correction SAMLHOC : Jacques Jean BOURDIS. | Jacques Jean BOURDIS ; erreur nominative dans le décret publié. |
| Ordre luxembourgeois | Ordre de la Libération : « Ordre de Maurice de Nassau » ; autres sources : Ordre d’Adolphe de Nassau. | Officier de l’Ordre d’Adolphe de Nassau, sous réserve du contrôle du diplôme original. |
| Ordre grec | Ordre de la Libération : « Ordre royal de George II » ; sources secondaires : Ordre de Georges Ier. | Distinction grecque certaine ; intitulé à vérifier sur le diplôme original avant fixation définitive. |
| Grade au moment de la Croix de la Libération | Le décret du 27 décembre 1945 le désigne « lieutenant » ; la biographie indique promotion capitaine en août 1945. | La promotion de capitaine en août 1945 est retenue pour sa carrière ; le décret reprend vraisemblablement le grade figurant au dossier de proposition. |
| Médaille de la Résistance française | Absente de la liste institutionnelle de ses décorations. | Non attribuée dans l’état actuel des recherches ; ne pas l’ajouter sans décret nominatif. |
Sources consultées
Ordre de la Libération — Jacques BOURDIS.
https://www.ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/jacques-bourdis
Ordre de la Libération — Inventaire des dossiers des Compagnons, lettre B.
https://www.ordredelaliberation.fr/sites/default/files/media/fichers/IR_CL_lettre_B_20250923.pdf
Fondation de la France Libre — Le témoignage de Jacques Bourdis sur Bir Hakeim.
https://francelibre.net/ffl-44/
Fondation de la France Libre — Les élèves aspirants de la France Libre.
https://francelibre.net/les-eleves-aspirants-de-la-france-libre/
Ordre de la Libération — Grenoble.
https://www.ordredelaliberation.fr/fr/grenoble
SAMLHOC — Liste des titulaires de l’Ordre de la Libération.
https://www.samlhoc.fr/phaleristique/ordres-chevalerie/ordre_liberation_compagnons/
1re DFL — Jacques et Michel BOURDIS.
https://www.1dfl-le-blog.fr/2026/08/20/en-memoire-dune-amie-isabelle-heugel-bourdis-fille-de-jacques-bourdis-13dble-disparue-en-decembre-2025/
Wikipédia — Jacques Bourdis.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Bourdis