Jean Albouy est né le 25 août 1909 à Nîmes (Gard) et est mort fusillé le 27 juin 1944 à Nîmes.
Originaire d’un milieu ouvrier, Jean Albouy exerçait le métier de tailleur d’habits. Installé à Nîmes, il s’engagea rapidement dans le mouvement ouvrier et adhéra au Parti communiste français avant la guerre.
Dès l’Occupation, Jean Albouy participa activement à l’organisation clandestine du Parti communiste à Nîmes et devint un des responsables des Francs-tireurs et partisans (FTP) de la région. Il organisa notamment des groupes de combat et des actions de sabotage ferroviaire contre l’occupant.
Jean Albouy était membre des Francs-tireurs et partisans français (FTPF), branche armée du Parti communiste clandestin. Son action fut particulièrement liée aux réseaux FTP de Nîmes et du Gard.
Il fut chargé de recruter et d’encadrer des jeunes résistants dans la région nîmoise. Ses activités incluaient la diffusion de tracts, le sabotage de voies ferrées, ainsi que l’organisation de caches d’armes et de ravitaillement pour les maquis cévenols.
Arrestation et exécution
Arrêté par la Gestapo en juin 1944 à Nîmes, il fut emprisonné puis fusillé le 27 juin 1944 avec d’autres résistants au champ de tir des Garrigues.
Camarades de combat
Il combattit aux côtés de résistants communistes nîmois tels que Roger Torreilles et Antonin Combarmond, ainsi que d’autres FTP de la région.
Décorations
- Médaille de la Résistance à titre posthume par décret du 31 mars 1947, non retrouvée sur les sites officiels.
- https://www.ordredelaliberation.fr/fr/medailles?fulltext=Albouy&items_per_page=10#resultats-medailles
- Son nom n’apparaît pas dans la Base Léonore pour la Légion d’honneur.
Lieux de mémoire
Le nom de Jean Albouy est donné à une rue de Nîmes (quartier nord). Il est également inscrit sur le monument aux morts de la Résistance à Nîmes.
Références bibliographiques
Références bibliographiques
- Gard, 1939-1945 : Résistance, Occupation, Libération Collectif, Archives départementales du Gard, 1994 Cet ouvrage collectif édité par les Archives du Gard retrace la chronologie des événements marquants de la Seconde Guerre mondiale dans le département. On y trouve de nombreuses notices sur la Résistance locale, les actions menées à Nîmes, et les victimes de la répression, permettant de situer des résistants comme Louis Boucoiran dans un cadre documenté.
- Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier et du mouvement social de 1940 à 1968 : Le Maitron, Fusillés, guillotinés, exécutés, massacrés 1940-1944 Claude Pennetier (dir.), Éditions de l’Atelier, 2011 Ce volume répertorie les victimes de la répression nazie et vichyste. Les notices incluent souvent la date et le lieu d’arrestation ou d’exécution, et permettent d’identifier des fusillés du Gard, dont ceux de Nîmes en juin 1944. Utile pour vérifier les sources autour de Boucoiran.
- Les Fusillés (1940-1944) Thomas Pouty et Jean-Pierre Besse, Éditions L’Atelier, 2011 Cet ouvrage rassemble les données biographiques de nombreux résistants fusillés pendant l’Occupation. Il contextualise les grandes vagues de répression, dont celles survenues dans le sud de la France, et fournit des références d’archives ou de presse.
- Résistance et maquis dans les Cévennes, Robert Martel, éd. Alcide, 2004. L’ouvrage évoque le rôle des résistants communistes nîmois et les FTP locaux
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- Les Maquis du Gard et de Lozère Collectif ANACR, , années 1980. Témoignages et documents sur les groupes FTP, citant Albouy.
Références internet
- Archives départementales du Gard – « Les pendus de Nîmes » Cet article présente un épisode de répression à Nîmes en mars 1944, avec documents d’archives (registre d’état civil, cote 5 E 9031). Il éclaire le contexte des exécutions de résistants par les forces d’occupation, utile pour comprendre l’environnement dans lequel Boucoiran a été fusillé.
Les pendus de Nîmes – Archives du Gard
https://archives.gard.fr/transmettre/pour-memoire/chroniques-passees/les-pendus-de-nimes.html - Gallica (BnF) – Journal officiel numérisé La bibliothèque numérique Gallica permet d’accéder au Journal officiel et de consulter les décrets de décorations. On y trouve le décret du 31 mars 1947 attribuant la Médaille de la Résistance à Louis Boucoiran.
https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb34378407d/date - Maitron – Base « Fusillés, massacrés, exécutés 1940-1944 » Le Maitron propose une base biographique dédiée aux victimes de la répression allemande et vichyste. Elle recense les fusillés par département et par événement. La recherche « Gard / Nîmes » donne accès aux notices de résistants exécutés, permettant de recouper les informations sur Boucoiran.
https://fusilles-40-44.maitron.fr - Mémoire Viva Résistance (MVR) – Association Ce site associatif propose des articles et dossiers sur la Résistance dans le sud de la France. L’article consacré à l’attaque du Fort Vauban de Nîmes (février 1944) montre l’activité des FTP et le contexte de la répression, directement lié aux exécutions ultérieures comme celle de Boucoiran.
https://mvr.asso.fr/lattaque-du-fort-vauban-a-nimes-le-4-fevrier-1944/ - AFMD (Amis de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation) L’AFMD propose des dossiers départementaux sur la déportation et la répression. Même si Boucoiran n’a pas été déporté, ces ressources incluent souvent des notices ou listes de fusillés et commémorations locales du Gard. https://afmd.asso.fr
- Gallica – Presse régionale (Le Petit Méridional, L’Éclair) La section « presse locale » de Gallica permet de retrouver les journaux du Gard et de l’Hérault des années 1940-1950. On y trouve des articles contemporains relatant les exécutions, mais aussi des comptes rendus d’hommages ou de cérémonies commémoratives après-guerre.
https://gallica.bnf.fr/html/presse-et-revues/presse-locale
- Musée de la Résistance en ligne : notice biographique consacrée à Jean Albouy, précisant son appartenance aux FTP et les circonstances de son exécution.museedelaresistanceenligne.org
- Fondation de la Résistance : base des fusillés du champ de tir des Garrigues à Nîmes, mentionnant Jean Albouy.
- Mémorial GenWeb : fiche commémorative au nom de Jean Albouy, Nîmes.