La flamme de la résistance ne doit pas s'éteindre...

MANGOLD Charles Louis

Charles Louis MANGOLD naît le 21 août 1891 à Ostwald (Bas‑Rhénanie), dans une famille d’artisans du cuir .

Étudie au collège Saint‑Joseph de Matzenheim, scolarité supplantée par la guerre. Malgré l’annexion, refuse la conscription allemande en 1914, quitte l’Alsace pour Nancy, rejoint la Légion étrangère, combat aux Dardanelles, en Afrique du Nord et à Verdun, blessé à cinq reprises

Après 1918, il entre au ministère des Affaires étrangères, travaillé à l’Office des réparations à Strasbourg. Marié en 1919 à Anne Schweitzer, puis entretient une relation avec Yvonne Seret, mère de son fils Jean‑Paul. Membre actif du parti SFIO, il milite contre la montée du nazisme dans les années 1930

En septembre 1939, son administration est évacuée à Périgueux. En 1941, il cofonde le Groupement d’Entraide des Réfugiés d’Alsace et de Lorraine (GERAL)

Sous le pseudonyme de « Vernois », rejoint le maquis AS via le groupe Roland en octobre 1942, motivé par le patriotisme, le rejet du nazisme et son implication politique active

Appartenance à un réseau ou mouvement

Membre de l’Armée Secrète (AS). Nommé chef de l’AS Périgueux en janvier 1943, puis chef de l’AS Dordogne‑Centre à partir de juillet 1943

Inspirateur et coordonnateur du Corps franc Roland, noyau armé du réseau

Avec charisme, organise la résistance en Dordogne, fonde plusieurs maquis dès 1942

  • Supervise le vol de carburant, les parachutages et le renseignement via son fils Jean‑Paul, qui servait d’agent de liaison
  • Le 26 juillet 1944, co-organise l’attaque spectaculaire du train de la Banque de France à Neuvic, récupérant deux milliards de francs pour financer la Résistance
  • Il est promu commandant FFI le 5 août 1944 pour ses performances

Arrestation / exécution

Arrêté le 7 août 1944 à Razac-sur-l’Isle (ou Marsac), identifié malgré de faux papiers, torturé au quartier Daumesnil (35e régiment d’artillerie à Périgueux) ; tente d’en finir pour ne pas parler; fusillé le 12 août 1944 avec vingt-deux autres résistants

Son corps est initialement enterré en fosse commune, puis réinhumé à Strasbourg en 1954

Camarades de combat

Étroit partenariat avec :

  • Jean‑Paul Seret‑Mangold, son fils, agent de liaison du groupe Roland/Ancel
  • Antoine Diener (“Ancel”), chef du groupe Ancel, branché sur son réseau
  • Raymond Boucharel (“Rebecca”), Charles Mangold travaillait avec les autres chefs AS et FFI de Dordogne.

Décorations

  • Mort pour la France
  • Blessé cinq fois, cinq citations
  • Onze décorations (inclus Médaille militaire – 1937, Médaille commémorative de Verdun, plusieurs croix, médailles FFI et Résistance), toutes à titre posthume perigueux.fr+4fr.wikipedia.org+4dna.fr+4.
  • Nomination tombe d’honneur Strasbourg 2011.

Rues ou lieux de mémoire

  • Rue Charles Mangold à Périgueux (Dordogne) et place à Vergt
  • Place Charles Mangold et station de bus Vernois‑Mangold à Ostwald (Alsace)
  • Tombe d’honneur au cimetière Saint-Urbain de Strasbourg ; commémorations annuelles

Références bibliographiques

  • Richard Seiler, Charles Mangold, Chef de l’Armée secrète en Périgord, L’Harmattan, 2014. Biographie complète et réappraisal historique de son action et de son réseau.
  • Sylvain Le Bail, Mojzesz Goldman dit “Mireille”, Premier chef départemental du maquis A.S. Dordogne 1943, Éditions Le Chêne Vert, 2001. Contexte des chefs AS contemporains, incluant Mangold.
  • Jacques Lagrange, Dictionnaire de la Résistance. Dordogne, Périgueux, 2007. Notice détaillée sur Mangold, campagnes maquisardes, arrestation et exécution.

Références internet

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