La flamme de la résistance ne doit pas s'éteindre...

MANGIN Stanislas

Stanislas MANGIN est né le 20 septembre 1917 à Paris (16e arrondissement) est décédé le 16 juin 1986 à Paris (19e arrondissement).  

Fils du général d’armée Charles MANGIN, fondateur des troupes coloniales, et d’Antoinette Charlotte Cavaignac, Stanislas MANGIN intègre l’École spéciale militaire de Saint-Cyr en 1939, au sein de la promotion « Amitié franco-britannique ».

Engagement dans la Résistance

Fait prisonnier le 19 juin 1940, il s’évade le 1er août suivant de la caserne d’Orléans et rejoint la zone non occupée. Il est affecté à un régiment de l’armée d’armistice.

En novembre 1940, il forme un groupe avec Maurice ANDLAUER, Roger WARIN, Gaston TAVIAN et Edgard TUPËT-THOMÉ.

En avril 1941, ils deviennent les premiers engagés militaires secrets dans les Forces françaises libres.

Nommé chef de cabinet du préfet de Rodez en janvier 1941, il démissionne pour rejoindre les FFL. Il est mis en contact avec Pierre FOURCAUD, qui l’engage dans le réseau « Ronald », futur « Ali-Tir ».

Après l’arrestation de FOURCAUD et le départ de WYBOT pour Londres, MANGIN prend la tête du réseau « Ali-Tir » en novembre 1941.

En janvier 1942, il démissionne de ses fonctions administratives pour créer en zone occupée le réseau « Crolland et Pierre Pigagnol ».  

Camarades de combat

Parmi ses collaborateurs proches figurent :

  • Maurice ANDLAUER
  • Roger WARIN
  • Gaston TAVIAN
  • Edgard TUPËT-THOMÉ
  • Pierre FOURCAUD

Retour à la vie civile

Après la guerre, Stanislas MANGIN devient maître des requêtes au Conseil d’État en 1951.

 Il est rappelé en Algérie en 1956 comme chef de bataillon. Il occupe ensuite divers postes, notamment conseiller technique de l’Institut d’aménagement et d’urbanisme de la région d’Île-de-France et rapporteur général de la commission de l’équipement culturel et du patrimoine artistique au Commissariat général du Plan.

En 1977, il prend une retraite anticipée et s’inscrit au barreau de Paris, où il assure la défense judiciaire des immigrés jusqu’en 1981.

Décorations

Stanislas MANGIN a reçu plusieurs distinctions, notamment :​

  • Commandeur de la Légion d’honneur​
  • Compagnon de la Libération (décret du 7 mars 1945)
  • Croix de guerre 1939-1945 (4 citations)
  • Officier des Arts et Lettres
  • Officier des Palmes académiques
  • Médaille de la Résistance avec rosette
  • Médaille de la Liberté (États-Unis)
  • King’s Medal for Courage in the Cause of Freedom (Royaume-Uni)

Source Ordre de la Libération

Références bibliographiques

Mémoires du chef des services secrets de la France libre, Colonel PASSY, Odile Jacob, 2000. Ouvrage de référence sur l’organisation et l’action du renseignement et de l’action clandestine de la France libre, utile pour contextualiser le rôle du BCRA, les circuits de missions et les méthodes de réseau dans lesquelles s’insère Ali-Tir. Il éclaire le cadre institutionnel et opérationnel dans lequel évoluent les acteurs cités dans les notices officielles, même si l’exploitation nominative doit être recoupée avec les dossiers d’homologation.

Roger Wybot et la bataille pour la DST, Philippe BERNERT, Presses de la Cité, 1975. Récit centré sur la construction de la DST et sur des trajectoires issues de la France libre et du renseignement, utile pour situer l’après-guerre immédiat mentionné dans la notice officielle (création de la Surveillance du Territoire et responsabilités). L’ouvrage apporte un contexte institutionnel et des éléments de mémoire administrative à confronter aux archives.

Un ralliement, Stanislas MANGIN, Fondation de la France Libre, mise en ligne (date de publication en ligne non exploitée ici). Texte de témoignage attribué à Stanislas MANGIN, utile comme source de mémoire sur l’état d’esprit et les choix d’engagement de 1941, à utiliser avec prudence et recoupement, mais précieux pour comprendre l’expérience vécue évoquée par les notices.

Références internet

Ordre de la Libération Notice officielle donnant l’état civil, l’alias, l’appartenance (Ali-Tir, BCRA, unités), une chronologie détaillée des missions clandestines et des opérations militaires de 1940 à 1945, ainsi que la liste des décorations confirmées sur la page consultée.
https://www.ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/stanislas-mangin

Musée de la Résistance en ligne (Fondation de la Résistance – AERI)
Ressource contextualisant la continuité « Ronald » puis « Ali » et « Ali-Tir », et situant l’équipe initiale autour de Roger WARIN, Georges TAVIAN, Stanislas MANGIN et Maurice ANDLAUER dans l’architecture de réseau et de transmissions.
https://museedelaresistanceenligne.org/media9297-Dclaration-de-reconnaissance-par-Eugne-Bornier-rseau-Action-R2-de-lautorit-du-gnral-de-Gaulle

Service historique de la Défense / SGA – inventaire des dossiers de réseaux (série GR 28 P 4) Inventaire mentionnant l’existence de dossiers individuels d’agents de réseaux, avec repérage d’une cote associée à Stanislas MANGIN (GR 16P 295537 et GR 28 P 4 216). Cette source atteste la présence d’un dossier, sans préjuger de son contenu tant qu’il n’est pas consulté.
https://www.servicehistorique.sga.defense.gouv.fr/sites/default/files/2019-10/SHDGR_INV_28P4_DOSSIERS_DES_AGENTS_DES_RESEAUX_0.pdf

Fondation de la France Libre Page biographique présentant un portrait et des éléments de parcours, avec renvoi à une allocution funèbre et à des textes associés ; utile en complément mémoriel, à confronter aux notices officielles. https://francelibre.net/stanislas-mangin/

Dossier d’homologation consulté : non – cote SHD

Un dossier est repéré dans un inventaire (GR 16P 295537 ; GR 28 P 4 216) mais n’a pas été consulté directement dans le cadre de cette recherche.

Observations  L’orthographe « Stanislas MANGIN » est stable dans la notice officielle consultée. L’alias « Mojon » est explicitement mentionné par la notice officielle ; un alias supplémentaire « Pierre » apparaît dans une publication académique exploitant des archives (BCRA, AN), ce qui signale un usage de pseudonyme dans des rapports, mais l’alias principal retenu ici reste celui de la notice officielle.
Pour la Légion d’honneur, la Base Léonore ne peut pas servir de confirmation nominative car elle couvre les personnes décédées avant 1977, tandis que Stanislas MANGIN est décédé en 1986 ; l’absence de dossier en Léonore ne doit donc pas être interprétée comme une absence de nomination ou de promotion.
Une divergence de détail est relevée dans des sites non obligatoires quant à certaines décorations et au nombre de citations, ce qui justifie de ne retenir, pour ce portrait, que la liste affichée sur la page officielle consultée, sans extrapolation de dates de décrets non trouvées.

Sources consultées le 27 février 2026

  • Mémoire Vive de la Résistance (recherche nominative par moteurs publics) : aucune notice nominative identifiée avec certitude pour « Stanislas MANGIN » ; présence d’homonymies avec d’autres sites intitulés « Mémoire Vive » sans lien direct avec la base attendue.
  • Maitron Résistance : recherche par nom et prénom ; aucune notice Maitron Résistance identifiée de manière certaine dans les pages consultées pour ce portrait, ce qui n’autorise pas d’exploitation factuelle Maitron ici.
  • Fondation de la Résistance : consultation d’un PDF institutionnel mentionnant Stanislas MANGIN dans un contexte de parentèle et de France libre, sans constituer une notice biographique dédiée.
  • Musée de la Résistance en ligne (Fondation de la Résistance – AERI) : ressource contextualisant « Ronald/Ali/Ali-Tir » et citant Stanislas MANGIN dans l’équipe de réseau.
  • Mémoire des Hommes : consultation du portail comme base obligatoire ; aucune fiche individuelle pertinente n’a été trouvée dans les pages consultées, la personne étant décédée en 1986 et non recherchée ici comme « Mort pour la France ».
  • Musée de la Résistance nationale (Champigny-sur-Marne) : recherche par mots-clés ; aucune page de notice directement exploitable n’a été identifiée dans les résultats consultés, hors mentions secondaires dans des documents.
  • Ordre de la Libération : notice officielle principale exploitée (état civil, parcours, unités, réseau, décorations, sépulture).
  • Base Léonore – Légion d’honneur : vérification du périmètre de la base ; non concluante pour un décès en 1986, ce qui empêche une confirmation nominative via Léonore.
  • Gallica / Catalogue général BnF : recherches bibliographiques autour de « Mangin » et repérage d’occurrences liées au nom ; aucun document Gallica directement centré sur le parcours résistant de Stanislas MANGIN n’a été exploité comme source factuelle principale.
  • SHD / SGA : consultation d’un inventaire de cotes (GR 28 P 4) permettant de repérer un dossier associé à Stanislas MANGIN, sans consultation du dossier lui-même.
  • Légifrance : recherche par mots-clés « Stanislas Mangin » et « Légion d’honneur » ; aucun décret nominatif directement retrouvé et exploité dans les résultats consultés pour ce portrait.

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