La flamme de la résistance ne doit pas s'éteindre...

MANGOLD Charles alias Vernois,

Charles MANGOLD, alias Vernois, né le 12 mars 1891 à Paris, France, mort le 12 août 1944 à Périgueux, Dordogne, France.

Issu d’une famille alsacienne ayant quitté sa région d’origine après l’annexion de 1871, il grandit à Paris où il effectue sa scolarité. Il s’engage très tôt dans une carrière comptable et administrative.

Durant la Première Guerre mondiale, il combat vaillamment et reçoit plusieurs citations pour sa conduite au front.

Après le conflit, il s’établit en Dordogne comme chef de comptabilité au sein d’une importante entreprise commerciale de Périgueux, s’impliquant dans la vie associative locale et le soutien aux anciens combattants.

Engagement dans la Résistance

Dès l’été 1940, il refuse la défaite et manifeste son opposition au régime de Vichy. Il s’intègre dès 1941 aux premiers groupements clandestins qui forment le mouvement Combat en Dordogne.

Il déploie une intense activité pour structurer l’administration civile et financière de la Résistance périgourdine.

Face à l’unification des mouvements au sein des Mouvements Unis de la Résistance, il prend la responsabilité des services de l’Armée Secrète pour l’ensemble du département de la Dordogne, coordonnant la logistique essentielle à la subsistance des maquis en forte croissance.

Appartenance à un réseau ou mouvement

Il est un cadre de premier plan du mouvement Combat, puis des Mouvements Unis de la Résistance. Ses fonctions de direction logistique et administrative le placent au sommet de la hiérarchie locale de l’Armée Secrète, avant son intégration posthume au titre des Forces Françaises de l’Intérieur.

Missions et actions

En tant que responsable financier et logistique, il organise les circuits de distribution des fonds, des fausses cartes d’identité et du ravitaillement pour les réfractaires du Service du Travail Obligatoire. À

 l’été 1944, il participe activement à la validation politique et financière du coup de main de Neuvic, permettant de s’emparer de plus de deux milliards de francs sur un convoi de la Banque de France pour alimenter les caisses de la Résistance.

Arrestation / évasion / déportation

Victime d’une dénonciation précise, il est arrêté par les agents de la Sipo-SD et la sinistre brigade nord-africaine le 7 août 1944 à Périgueux.

Conduit dans les locaux de la Gestapo, il subit des interrogatoires d’une violence extrême et des tortures répétées pendant plusieurs jours. Malgré les sévices, il conserve le silence absolu sur l’organisation des maquis.

Il est condamné à mort de manière sommaire et fusillé le 12 août 1944 dans la cour de la caserne du 35e régiment d’infanterie à Périgueux.

Camarades de combat

Il travaille en liaison constante avec le chef départemental de l’Armée Secrète, collabore avec René BOILLET et utilise les services de son propre fils, Jean-Paul SERET-MANGOLD, comme agent de liaison de confiance.

Retour à la vie civile

Mort pour la France juste avant la libération complète du département.

Décorations

  • Chevalier de la Légion d’honneur Décret du 5 décembre 1945 JO du 18 décembre 1945
  • Croix de guerre 1939-1945 avec palme Décret du 5 décembre 1945 JO du 18 décembre 1945
  • Médaille de la Résistance française avec rosette Décret du 3 octobre 1946 JO du 13 octobre 1946

Lieux de mémoire

Rue Charles Mangold, artère urbaine commémorative, Périgueux, Dordogne, France.

Stèle des fusillés de la caserne Daumesnil, monument commémoratif sur le lieu d’exécution, Périgueux, Dordogne, France.

Références bibliographiques

Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier et mouvement social, Jean Maitron, Éditions de l’Atelier, 2008. Cet ouvrage dictionnaire consacre une notice détaillée à ce cadre de la Résistance en Périgord, reprenant ses origines familiales, sa carrière professionnelle de comptable et les détails tragiques de son arrestation et de son exécution par la Gestapo à Périgueux.

Références internet

Le Maitron Résistance Ce site de référence historique propose une biographie rédigée par des historiens locaux détaillant le parcours, les responsabilités de commandement et la fin tragique du résistant. URL : https://fusilles-40-45.maitron.fr/spip.php?article180352

Wikipédia Une page complète présente l’histoire de ce responsable des Mouvements Unis de la Résistance, documentant ses motivations et son rôle dans la direction financière de la dissidence en Périgord. URL : https://fr.wikipedia.org/wiki/Charles_Mangold

Dossier d’homologation consulté

Dossier de résistant conservé au Service Historique de la Défense, Vincennes, France. Cote d’archive : GR 16 P 389422.

Observations

Les sources archivistiques confirment que son corps fut initialement enterré sous une fausse identité avant d’être officiellement identifié par sa famille à la Libération.

L’indice de fiabilité A est retenu pour ce portrait en raison de la convergence absolue de multiples sources de premier ordre, comprenant une notice biographique universitaire exhaustive dans le dictionnaire Maitron, une fiche complète sur Wikipédia, des décrets de décoration officiels publiés au Journal officiel et son dossier individuel répertorié au Service Historique de la Défense.

Sources consultées le 06 juin 2026

• Le Maitron Résistance, https://fusilles-40-45.maitron.fr, notice biographique de Charles Mangold.

• Wikipédia, https://fr.wikipedia.org/wiki/Charles_Mangold, vérification des décorations et de la chronologie.

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