Pierre CULIOLI est né le 20 juillet 1912 à Brest (Finistère) et est décédé en 1994.
Fils d’un adjudant d’infanterie coloniale, blessé gravement lors de la Première Guerre mondiale et décédé en 1922, Pierre CULIOLI grandit dans un environnement marqué par le patriotisme.
Il effectue des études secondaires à Brest, obtenant ses deux baccalauréats à 17 ans.
À 19 ans, il est admis comme contrôleur stagiaire à l’école des Impôts de Reims, entamant une carrière dans l’administration fiscale.
Engagement dans la Résistance
Mobilisé en 1939 comme lieutenant au 24e Régiment de Tirailleurs Tunisiens, il est fait prisonnier en 1940 et rapatrié en France pour raisons de santé. Profondément affecté par la défaite et la mort de son épouse lors d’un bombardement en 1940, il décide de s’engager dans la Résistance.
Après plusieurs tentatives infructueuses pour rejoindre Londres, il choisit de rester en France pour organiser un réseau de Résistance.
En 1942, Pierre CULIOLI fonde le réseau ADOLPHE dans la région de Tours, Orléans et Vierzon. Ce réseau est rattaché fin 1942 au réseau Prosper-Physician de Francis Suttill, dépendant de la section F du Special Operations Executive (SOE).
Le réseau ADOLPHE se spécialise dans l’organisation de parachutages d’armes et de matériel, la mise en place de terrains d’atterrissage clandestins et la coordination d’actions de sabotage contre les infrastructures allemandes.
Arrestation / évasion
Le 21 juin 1943, alors qu’il transporte deux agents canadiens du SOE, Frank Pickersgill et John Macalister, Pierre CULIOLI est arrêté à Dhuizon lors d’un contrôle routier allemand. Tentant de fuir, il est capturé après une course-poursuite.
Détenu et interrogé, il est ensuite déporté, notamment au camp de concentration de Buchenwald. Il parvient à s’évader et à survivre à la guerre.
Camarades de combat
Parmi ses proches collaborateurs figurent Yvonne Rudellat, alias “Jacqueline”, agent du SOE et courrier du réseau, avec qui il travaille étroitement. Il collabore également avec Francis Suttill, chef du réseau Prosper-Physician, et Andrée Borrel, autre figure emblématique du SOE en France.
Retour à la vie civile
Après la guerre, Pierre CULIOLI reprend sa carrière dans l’administration fiscale.
Il est confronté à des accusations infondées de trahison en 1947, mais est finalement blanchi en cour de cassation. Il consacre le reste de sa vie à témoigner de son expérience et à honorer la mémoire de ses camarades résistants.
Décorations
- Chevalier de la Légion d’honneur
- Médaille de la Résistance Française par décret du 31 Mars 1947JO 13 juillet 1947 source Ordre de la Libération
- Côte du dossier : 1O16244
- Médaille des Évadés
- Croix de guerre 1939-1945
- Médaille commémorative des services volontaires dans la France libre
- King’s Medal for Courage in the Cause of Freedom (Royaume-Uni)
Références bibliographiques
- “La Sologne au temps de l’héroïsme et de la trahison”, Abbé Guillaume, Éditions du Cerf. Cet ouvrage retrace l’histoire du réseau ADOLPHE et le rôle de Pierre CULIOLI dans la Résistance en Sologne.
- “Prosper: Major Suttill’s French Resistance Network”, Francis J. Suttill, The History Press. L’auteur, fils de Francis Suttill, chef du réseau Prosper, offre une analyse détaillée des opérations du réseau et mentionne la collaboration avec Pierre CULIOLI.
Références internet
- Musée de la Résistance en ligne : Fiche biographique de Pierre CULIOLI, détaillant son parcours et ses actions dans la Résistance.
- Wikipedia : Article consacré à Pierre CULIOLI, présentant sa biographie et son engagement dans le réseau ADOLPHE. Wikipédia, l’encyclopédie libre