Simon CUKIER, alias Jacques, né le 18 octobre 1906 à Varsovie, Pologne, mort le 13 juin 1983 à Paris, France. Nationalité polonaise puis française.
Simon Cukier naît à Varsovie dans une famille juive. Il milite très jeune dans les mouvements ouvriers et communistes polonais. Il émigre en France à la fin des années vingt et rejoint la Main-d’œuvre immigrée (MOI), structure regroupant les militants étrangers proches du Parti communiste français.
Il travaille dans les milieux ouvriers et participe à la presse yiddish communiste. Avant-guerre, il est déjà l’un des cadres des organisations juives de la MOI.
Engagement dans la Résistance
Après l’interdiction du Parti communiste et l’occupation allemande, Simon Cukier participe à la reconstitution clandestine des organisations de la Main-d’œuvre immigrée.
À partir de l’automne 1940, il fait partie des principaux responsables de l’Union des travailleurs manuels et intellectuels (UTMI), structure qui succède aux anciennes organisations légales de la MOI.
Il est l’un des dirigeants de la section juive clandestine et participe à la création et à la diffusion de la presse clandestine en langue yiddish.
Appartenance à un réseau ou mouvement
Main-d’œuvre immigrée (MOI), Union des travailleurs manuels et intellectuels (UTMI), Section juive de la MOI, FTP-MOI.
Missions et actions
Simon Cukier est chargé des questions d’organisation et de propagande. Il supervise la diffusion des journaux clandestins édités en yiddish et participe à la coordination des groupes juifs de résistance.
Il joue un rôle essentiel dans le maintien des liaisons entre les différents groupes de l’UTMI. Les travaux du Musée d’art et d’histoire du Judaïsme et du MRJ-MOI indiquent qu’il est l’un des principaux organisateurs de la presse clandestine juive.
Il travaille notamment avec Louis Gronowski, Arthur London, Adam Rayski et Jacques Kaminski.
Arrestation / évasion / déportation
Les sources consultées indiquent qu’il échappe aux grandes vagues d’arrestations qui frappent la direction de la MOI.
Il survit à la guerre.
Aucune déportation n’a été retrouvée.
Camarades de combat
Louis Gronowski, Arthur London, Jacques Kaminski, Adam Rayski, Henri Krasucki,Marcel Rajman.
Retour à la vie civile
Après la Libération, Simon Cukier poursuit son activité dans les organisations juives progressistes et demeure lié aux milieux issus de la Résistance immigrée.
Les sources consultées ne permettent pas de reconstituer avec précision sa carrière professionnelle après-guerre.
Il meurt à Paris le 13 juin 1983.
Décorations
Aucune décoration trouvée dans les bases consultées, cela ne signifie pas cependant que la personnalité n’ait pas reçu de décorations, mais qu’elles n’ont pu être trouvées par les présentes recherches.
Lieux de mémoire
Son nom apparaît dans plusieurs travaux consacrés à la MOI et aux organisations juives de Résistance.
Références bibliographiques
Adam Rayski, Nos illusions perdues, Balland. Témoignage et réflexion historique sur les organisations juives communistes et la Résistance immigrée.
Stéphane Courtois, Denis Peschanski, Adam Rayski, Le Sang de l’étranger, Fayard. Ouvrage fondamental sur les FTP-MOI et la Main-d’œuvre immigrée.
Annette Wieviorka, Ils étaient juifs, résistants, communistes, Denoël. Étude consacrée aux résistants juifs communistes.
Henri Krasucki, divers témoignages. Souvenirs des militants issus de la MOI.
Claude Pennetier (dir.), Le Maitron. Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier.
Références internet
Musée d’art et d’histoire du Judaïsme. Documentation sur l’UTMI et les organisations juives de Résistance. https://www.mahj.org
Musée MRJ-MOI. Informations sur les dirigeants de la MOI clandestine.
https://www.museemrjmoi.com
Mémorial de la Shoah. Exposition consacrée aux étrangers dans la Résistance française. https://expo-etrangers-resistance-france.memorialdelashoah.org
Maitron. Contrôle des identités et parcours militants. https://maitron.fr
Musée de la Résistance en ligne. Documentation générale sur la MOI et les FTP-MOI. https://museedelaresistanceenligne.org
Dossier d’homologation consulté
Aucun dossier individuel du Service historique de la Défense n’a été retrouvé au cours des présentes recherches.
Observations
Les sources biographiques sur Simon Cukier sont plus limitées que celles concernant Louis Gronowski ou Arthur London.
Plusieurs informations sont essentiellement connues par les travaux consacrés à l’histoire de la MOI.
Indice de fiabilité de la notice Niveau A
Cette notice repose sur plusieurs sources concordantes relatives à la MOI, à l’UTMI et à la Résistance juive communiste. Certaines données biographiques personnelles demeurent moins abondamment documentées que pour Louis Gronowski ou Arthur London, mais les fonctions clandestines exercées par Simon Cukier sont attestées par plusieurs travaux historiques.
Chronologie du résistant
| Date | Événement |
| 18 octobre 1906 | Naissance à Varsovie |
| Fin des années 1920 | Installation en France |
| 1940 | Reconstitution clandestine de la MOI |
| 1940-1944 | Direction de l’UTMI et presse clandestine |
| 1944 | Libération |
| 13 juin 1983 | Décès à Paris |
Sources consultées le 10 juin 2026
Musée MRJ-MOI : dirigeants de la MOI clandestine et de l’UTMI.
Mémorial de la Shoah : exposition « Des étrangers dans la Résistance ».
Musée d’art et d’histoire du Judaïsme : organisations juives de Résistance.
Le Maitron : contrôle des identités.
Musée de la Résistance en ligne : documentation sur les FTP-MOI.