Louis GRONOWSKI, alias Lerman ou Brunot, né le 17 janvier 1904 à Radziejow, Pologne, mort en avril 1987 à Paris, France. Nationalité polonaise puis française.
Louis Gronowski, né Lajb Grojnowski, est issu d’une famille juive de Pologne. Le Musée de la Résistance en ligne indique qu’il naît à Radziejow le 17 janvier 1904, tandis que le site MRJ-MOI mentionne Wloclawek comme lieu de naissance.
Cette divergence est signalée plus bas. Après la mort de son père, il interrompt ses études et travaille comme instituteur puis commerçant. Il s’engage dans les Jeunesses communistes en 1921, est arrêté le 30 avril 1923 et emprisonné jusqu’en novembre 1924.
Engagement dans la Résistance
Arrivé en France en décembre 1929 après un passage par la Belgique, il s’intègre à la Main-d’œuvre immigrée liée au Parti communiste. Il devient rédacteur en chef de la Naïe Presse, quotidien yiddish fondé en 1934, puis membre de la direction centrale de la MOI en 1938.
En août-septembre 1940, il participe à la réorganisation clandestine de la MOI et fonde, avec des militants juifs progressistes, la structure d’entraide Solidarité, issue de la section juive, rapidement devenue organisation de Résistance.
Appartenance à un réseau ou mouvement
Main-d’œuvre immigrée, section juive de la MOI, Solidarité, puis FTP-MOI. Dès octobre 1940, la direction clandestine parisienne de la MOI fonctionne autour d’un triangle : Louis Gronowski pour la direction politique, Jacques Kaminski pour l’organisation et Arthur London pour la propagande.
Missions et actions
Louis Gronowski assume un rôle politique central dans la MOI clandestine. Il participe à la structuration de la section juive, à l’organisation de Solidarité, à la coordination des militants immigrés et à l’articulation entre MOI, PCF et FTP. En novembre 1941, il remet à Jacques Duclos le manuscrit de la brochure L’antisémitisme, le racisme, la question juive, largement diffusée.
Le Mémorial de la Shoah indique aussi qu’il sert d’intermédiaire entre l’Orchestre rouge de Leopold Trepper et le PCF.
Arrestation / évasion / déportation
Aucune arrestation ou déportation pendant l’Occupation n’a été retrouvée dans les sources consultées.
Camarades de combat
Jacques Kaminski, Arthur London, Jacques Duclos, Adam Rayski et les cadres de la MOI et des FTP-MOI.
Retour à la vie civile
Après la guerre, Louis Gronowski regagne la Pologne. Le Monde indique qu’il travaille ensuite dans les structures du Parti ouvrier unifié polonais, notamment dans la propagande et l’édition politique.
En raison de la résurgence de manifestations antisémites en Pologne dans les années 1960, il revient en France en 1969. Il meurt à Paris en avril 1987.
Décorations
Aucune décoration trouvée dans les bases consultées, cela ne signifie pas cependant que la personnalité n’ait pas reçue de décorations, mais qu’elles n’ont pu être trouvées par les présentes recherches.
Lieux de mémoire
Une photographie de Louis Gronowski est conservée par le Mémorial de la Shoah et reproduite dans le Musée de la Résistance en ligne.
Références bibliographiques
Stéphane Courtois, Denis Peschanski, Adam Rayski, Le sang de l’étranger, Fayard, 1989. Ouvrage majeur sur la MOI et les FTP-MOI, cité par le MRJ-MOI comme référence pour la notice de Louis Gronowski.
Références internet
Musée de la Résistance en ligne. Notice iconographique et biographique sur Ludwik Louis Gronowski, donnant sa date de naissance, son parcours militant, son rôle dans la MOI et son appartenance au triangle de direction clandestin. https://museedelaresistanceenligne.org/media10697-Ludwik-Louis-Gronowski
Musée MRJ-MOI. Notice biographique « Gronowski Louis », indiquant ses pseudonymes, son rôle dans la section juive, Solidarité et la direction politique de la MOI clandestine. https://www.museemrjmoi.com/louis-gronowski/
Mémorial de la Shoah. Exposition en ligne sur les étrangers dans la Résistance, mentionnant le rôle de Gronowski comme intermédiaire entre l’Orchestre rouge et le PCF. https://expo-etrangers-resistance-france.memorialdelashoah.org/autres-branches-resistance.html
Le Monde. Article nécrologique du 15 avril 1987 confirmant son décès, ses responsabilités au sein du PCF et de la MOI, son retour en Pologne puis en France. https://www.lemonde.fr/archives/article/1987/04/15/deces-de-louis-gronowski_4060874_1819218.html
Maitron. Notice biographique Louis Grojnowski / Gronowski / Gronovski, utilisée pour contrôle d’identité et variantes orthographiques. https://maitron.fr/grojnowski-louis-grojnowski-lajb-dit-parfois-gronowski-louis-ou-gronovski/
Dossier d’homologation consulté
Aucun dossier individuel SHD n’a été identifié dans les sources consultées.
Observations
Variantes relevées : Grojnowski, Gronowski, Gronovski ; prénom d’origine Lajb ; pseudonymes Lerman et Brunot.
Divergence sur le lieu de naissance : Radziejow selon le Musée de la Résistance en ligne ; Wloclawek selon le MRJ-MOI.
Fiabilité de la notice Niveau A Les éléments centraux sont confirmés par plusieurs sources concordantes, dont le Musée de la Résistance en ligne, le MRJ-MOI, le Mémorial de la Shoah, Le Monde et le Maitron. La notice comporte néanmoins une divergence non résolue sur le lieu de naissance.
Chronologie du résistant
| Date | Événement |
| 17 janvier 1904 | Naissance en Pologne |
| 1921 | Engagement dans les Jeunesses communistes |
| 30 avril 1923 | Arrestation en Pologne |
| novembre 1924 | Libération sous caution |
| décembre 1929 | Arrivée en France |
| 1934 | Rédacteur en chef de la Naïe Presse |
| 1938 | Entrée dans la direction centrale de la MOI |
| août-septembre 1940 | Réorganisation clandestine de la MOI et création de Solidarité |
| octobre 1940 | Direction clandestine de la MOI avec Jacques Kaminski et Arthur London |
| 1948 | Retour en Pologne |
| 1969 | Retour en France |
| avril 1987 | Décès à Paris |
Sources consultées le 10 juin 2026
Musée de la Résistance en ligne — notice « Ludwik Louis Gronowski » — identification, photographie, parcours militant, MOI clandestine.
MRJ-MOI — notice « Gronowski Louis » — pseudonymes, rôle dans Solidarité, triangle de direction MOI, bibliographie.
Mémorial de la Shoah — exposition « Des étrangers dans la Résistance » — rôle de liaison avec l’Orchestre rouge.
Le Monde — nécrologie du 15 avril 1987 — décès, retour en Pologne, retour en France.
Maitron — notice « Grojnowski Louis » — variantes d’identité et contrôle biographique.
Une photographie a été retrouvée dans les bases officielles consultées, via le Musée de la Résistance en ligne, source Mémorial de la Shoah.