Camille CUNIN, né le 17 janvier 1912 à Lépanges-sur-Vologne (Vosges), mort le 4 mai 2004 à Cannes (Alpes-Maritimes), Français, employé commercial au Nigeria, officier des Forces françaises libres, combattant de la colonne Leclerc puis du Bataillon de marche n° 24 de la 1re Division française libre, blessé à trois reprises, prisonnier de guerre évadé, capitaine de réserve, administrateur de la France d’outre-mer, Compagnon de la Libération.
Jeunesse et formation
Camille Cunin naît le 17 janvier 1912 à Lépanges-sur-Vologne, commune du département des Vosges située dans la vallée de la Vologne.
Son père exerce la profession de mécanicien automobile.
Les sources biographiques consultées ne précisent pas l’identité de ses parents, la profession de sa mère ni la composition de sa fratrie.
Il effectue ses études dans les Vosges et envisage une carrière maritime.
Il se présente au concours de l’École de la Marine marchande.
La crise économique des années 1930 compromet cependant la réalisation de ce projet.
Il doit entrer dans la vie professionnelle tout en poursuivant sa formation personnelle.
Il étudie notamment le droit, l’anglais et la comptabilité.
Ces connaissances lui permettront d’accéder à des fonctions commerciales en Afrique occidentale, puis à des responsabilités administratives après la Seconde Guerre mondiale.
Service militaire — 1933
En 1933, Camille Cunin accomplit son service militaire dans l’infanterie.
Il reçoit une formation aux techniques du combat terrestre et au commandement des petites unités.
Il acquiert les connaissances nécessaires à l’encadrement des soldats.
Les sources institutionnelles ne précisent pas son régiment ni les dates exactes de son incorporation et de sa libération.
Elles ne permettent pas davantage de reconstituer ses éventuelles périodes de réserve entre 1933 et 1940.
Son expérience militaire lui permettra néanmoins de rejoindre directement les Forces françaises libres avec le grade de sergent.
Carrière commerciale au Nigeria
Après son service militaire, Camille Cunin quitte la France pour l’Afrique occidentale.
Il entre au service de la Société commerciale de l’Ouest africain, généralement désignée par le sigle SCOA.
Cette entreprise française possède de nombreux établissements commerciaux dans les territoires africains.
Camille Cunin exerce les fonctions d’agent de factorerie à Port Harcourt, au Nigeria.
Cette ville portuaire se situe dans le delta du Niger, à proximité du golfe de Guinée.
Son activité commerciale nécessite des connaissances en comptabilité, en gestion des marchandises et en relations avec les fournisseurs.
La maîtrise de l’anglais constitue également un avantage important dans cette colonie britannique.
Camille Cunin y possède une situation professionnelle lorsqu’éclate la Seconde Guerre mondiale.
La défaite française de juin 1940
Au mois de juin 1940, Camille Cunin se trouve toujours à Port Harcourt.
Il apprend la défaite des armées françaises et la décision du gouvernement du maréchal Pétain de demander l’armistice.
Le 18 juin, le général de Gaulle appelle depuis Londres à poursuivre la guerre aux côtés des Britanniques.
L’appel parvient progressivement aux Français établis dans les territoires d’outre-mer.
Camille Cunin en prend connaissance au Nigeria.
Il refuse de considérer l’armistice comme la fin de la guerre.
Il décide d’abandonner sa situation professionnelle pour rejoindre les forces qui poursuivent le combat.
Cette décision présente une importance particulière.
Camille Cunin n’est pas mobilisé dans une unité française.
Il possède un emploi civil dans un territoire britannique.
Son engagement résulte donc d’un choix personnel.
Engagement dans la Résistance
Ralliement aux Forces françaises libres — 30 septembre 1940
Le 30 septembre 1940, Camille Cunin s’engage dans les Forces françaises libres à Lagos, au Nigeria.
Il rejoint les formations combattantes avec le grade de sergent.
L’engagement intervient trois mois après l’appel du général de Gaulle.
Il appartient ainsi aux premiers Français ayant volontairement choisi de poursuivre la guerre.
La France libre est alors en cours d’organisation.
Les ralliements du Tchad, du Cameroun, du Moyen-Congo et de l’Oubangui-Chari, intervenus à la fin du mois d’août 1940, lui ont permis de disposer de bases territoriales en Afrique.
Camille Cunin décide de rejoindre ces formations pour participer directement aux opérations militaires.
Départ pour Brazzaville — Octobre 1940
En octobre 1940, Camille Cunin gagne Brazzaville.
La ville devient l’un des principaux centres politiques et militaires de la France libre en Afrique.
Il rejoint le camp Colonna d’Ornano, où sont formés des cadres destinés aux unités combattantes.
Il y suit les cours d’élève aspirant.
Cette instruction doit lui permettre d’acquérir les compétences nécessaires au commandement d’une section.
La formation comprend notamment la tactique de l’infanterie, l’emploi des armes et l’organisation du service en campagne.
Camille Cunin développe ainsi les connaissances militaires qui lui seront nécessaires pendant les campagnes africaines.
Affectation au Régiment de tirailleurs sénégalais du Tchad — Mars 1941
En mars 1941, Camille Cunin rejoint le Régiment de tirailleurs sénégalais du Tchad, le RTST.
Il est affecté dans le massif du Tibesti, au nord du Tchad.
Cette région présente des conditions géographiques particulièrement difficiles.
Le massif montagneux est entouré de vastes étendues désertiques.
Les déplacements exigent une connaissance précise des itinéraires.
Les difficultés de ravitaillement et les températures extrêmes compliquent le service des unités.
Camille Cunin participe à la préparation des forces françaises libres qui doivent opérer contre les positions italiennes du Sahara.
Appartenance à un réseau ou mouvement
L’engagement de Camille Cunin relève de la Résistance extérieure, au sein des Forces françaises libres.
Il ne participe pas à un réseau clandestin de la Résistance intérieure.
Son parcours militaire comprend successivement le Régiment de tirailleurs sénégalais du Tchad, la Force L commandée par Leclerc et le Bataillon de marche n° 24 de la 1re Division française libre.
Il appartient aux combattants qui ont participé aux opérations africaines avant de rejoindre les campagnes d’Italie et de France.
Son engagement se distingue par la continuité du service et par plusieurs actions individuelles de courage.
Missions et actions
Les campagnes sahariennes avec Leclerc
Camille Cunin participe aux opérations conduites par les forces de Philippe Leclerc de Hauteclocque depuis le Tchad.
Après la victoire de Koufra, obtenue en mars 1941, les Forces françaises libres préparent de nouvelles offensives contre les positions italiennes du Sahara.
Ces opérations reposent sur la mobilité des colonnes motorisées.
Les distances sont considérables.
Les véhicules doivent traverser de longues régions désertiques où les possibilités de ravitaillement sont limitées.
Les tirailleurs participent à la protection des convois, à la défense des positions et aux attaques contre les garnisons ennemies.
Camille Cunin prend part aux campagnes du Fezzan.
Campagne du Fezzan — 1942-1943
Les opérations du Fezzan visent les positions italiennes établies dans le Sahara libyen.
Elles nécessitent une préparation matérielle importante.
Les colonnes doivent transporter leur carburant, leurs munitions et leurs réserves d’eau.
Les combats se déroulent dans des secteurs souvent éloignés de toute installation permanente.
Camille Cunin participe à ces opérations comme cadre d’infanterie.
Il commande des hommes qui doivent s’adapter aux conditions désertiques.
Les sources consultées confirment sa participation aux campagnes du Fezzan, sans préciser les actions individuelles auxquelles il aurait pris part.
Il convient donc de ne pas lui attribuer de combats particuliers sans consultation de son dossier militaire.
Campagne de Tripolitaine — 1943
Après les opérations du Fezzan, les forces de Leclerc progressent vers la Tripolitaine.
Elles participent à la jonction avec les armées alliées engagées en Afrique du Nord.
Camille Cunin poursuit son service dans les formations françaises libres.
Les unités doivent effectuer de longs déplacements et maintenir leur capacité combattante malgré les contraintes du désert.
L’expérience acquise au Tchad constitue un atout important.
Les formations françaises libres participent progressivement à des opérations de plus grande ampleur.
Campagne de Tunisie — Printemps 1943
Au printemps 1943, Camille Cunin participe à la campagne de Tunisie.
Les forces françaises libres combattent aux côtés des Alliés contre les dernières unités allemandes et italiennes présentes en Afrique du Nord.
Les opérations comprennent des attaques contre des positions fortifiées, des combats d’infanterie et des tirs d’artillerie.
Camille Cunin prend part à cette campagne avec les hommes de la Force L.
Il est blessé au cours des derniers combats.
Blessure du Djebel Garci — 5 mai 1943
Le 5 mai 1943, Camille Cunin est blessé au Djebel Garci, en Tunisie.
Il est atteint par un éclat d’obus.
Cette blessure constitue le premier des trois épisodes de blessures mentionnés dans son parcours militaire.
Elle intervient quelques jours avant la capitulation des forces de l’Axe en Afrique du Nord.
Les sources consultées ne précisent pas la gravité exacte de sa blessure ni les conditions de son évacuation sanitaire.
Elles confirment néanmoins qu’il poursuit ultérieurement la guerre.
Affectation au Bataillon de marche n° 24 — Juillet 1943
En juillet 1943, Camille Cunin rejoint le Bataillon de marche n° 24, le BM 24.
Cette unité appartient à la 1re Division française libre, la 1re DFL.
Il y sert avec des tirailleurs provenant des formations africaines.
Cette mutation marque un changement important dans son parcours.
Il quitte les unités directement associées à la colonne Leclerc pour rejoindre une division qui combattra en Italie puis en Provence.
Le BM 24 constitue une unité d’infanterie expérimentée.
Ses hommes doivent être capables d’intervenir dans des opérations offensives difficiles.
Camille Cunin exerce des responsabilités de commandement.
Préparation de la campagne d’Italie
Après la campagne de Tunisie, la 1re DFL se prépare à participer aux opérations alliées en Europe.
Les unités reçoivent de nouveaux équipements et suivent une instruction adaptée aux méthodes de combat modernes.
Les formations d’infanterie doivent coopérer avec l’artillerie et les unités blindées.
Les opérations contre les positions allemandes exigent une organisation précise des tirs et des mouvements.
Camille Cunin participe à cette préparation.
Il possède désormais une expérience importante des campagnes africaines.
Campagne d’Italie — 1944
En 1944, Camille Cunin participe à la campagne d’Italie avec la 1re Division française libre.
Les forces françaises appartiennent au Corps expéditionnaire français engagé aux côtés des Alliés.
Les opérations se déroulent notamment dans les secteurs de la ligne Gustav, dispositif défensif allemand qui protège les communications vers Rome.
Les combats sont particulièrement difficiles.
Les positions allemandes sont installées sur des hauteurs et dans des villages fortifiés.
Les déplacements sont compliqués par le relief.
L’infanterie doit souvent progresser sous le feu des mitrailleuses et de l’artillerie.
Camille Cunin se distingue pendant ces opérations.
Action de Pontecorvo — 17 mai 1944
Le 17 mai 1944, Camille Cunin participe à un combat particulièrement difficile dans la région de Pontecorvo.
Les unités françaises doivent effectuer un repli sous le feu des armes automatiques allemandes.
La situation présente des risques importants.
Un repli mal organisé pourrait entraîner de lourdes pertes.
Camille Cunin intervient pour protéger les éléments engagés à l’avant.
Il rassemble les mitrailleuses de plusieurs compagnies.
Il organise leur emploi afin d’établir un dispositif de protection.
Les tirs permettent aux unités avancées de se replier dans de meilleures conditions.
Cette intervention témoigne de son sens du commandement.
Elle montre également sa capacité à utiliser efficacement les armes collectives de l’infanterie.
L’Ordre de la Libération retient expressément cette action parmi ses principaux faits d’armes.
Importance militaire de l’action de Pontecorvo
L’utilisation coordonnée des mitrailleuses est essentielle dans un combat d’infanterie.
Ces armes permettent de maintenir l’ennemi sous le feu et de limiter ses mouvements.
Pendant un repli, elles peuvent protéger les éléments exposés.
Camille Cunin comprend rapidement la nécessité de concentrer les moyens disponibles.
En rassemblant les armes de plusieurs compagnies, il constitue un appui efficace.
Cette initiative contribue à protéger les hommes placés en première ligne.
Elle illustre ses qualités tactiques et son expérience du commandement.
Préparation du débarquement de Provence
Après la campagne d’Italie, la 1re DFL est désignée pour participer au débarquement allié dans le sud de la France.
L’opération porte le nom de Dragoon.
Les forces françaises doivent participer à la libération des ports de Toulon et de Marseille.
Ces ports présentent une importance stratégique considérable.
Ils sont indispensables au ravitaillement des armées alliées qui doivent poursuivre leur progression vers le nord.
Camille Cunin appartient aux soldats qui vont retrouver le territoire français après plusieurs années de guerre.
Débarquement à Cavalaire — 16 août 1944
Le 16 août 1944, Camille Cunin débarque à Cavalaire, dans le Var.
Cette date est expressément confirmée par la biographie officielle de l’Ordre de la Libération.
Elle doit être distinguée du 15 août, date du déclenchement général du débarquement de Provence.
La 1re Division française libre participe aux opérations de la Première Armée française.
Les unités doivent progresser rapidement vers Toulon.
Les forces allemandes disposent de positions défensives importantes autour du port.
Les combats deviennent particulièrement violents.
Les opérations devant Toulon — 19-24 août 1944
Du 19 au 24 août 1944, Camille Cunin participe aux opérations offensives devant Toulon.
La ville constitue l’un des principaux objectifs de l’armée française.
Les défenses allemandes comprennent des positions fortifiées, des points d’appui et des armes automatiques.
Les unités françaises doivent progresser contre un adversaire bien installé.
Le relief et les constructions rendent les opérations difficiles.
Le BM 24 participe à ces combats.
Camille Cunin se distingue par son comportement.
Les sources institutionnelles soulignent particulièrement son action du 22 août.
L’attaque de La Garde — 22 août 1944
Le 22 août 1944, Camille Cunin participe à l’attaque du village de La Garde, à l’est de Toulon.
Les forces allemandes défendent les accès à l’agglomération.
Le terrain comprend plusieurs points d’appui particulièrement difficiles à réduire.
Camille Cunin contribue à l’offensive menée par les unités françaises.
L’Ordre de la Libération souligne son comportement pendant cette attaque.
Cette action s’inscrit dans la série de combats qui permet progressivement aux forces françaises de prendre le contrôle de Toulon.
La libération de Toulon
La libération de Toulon constitue l’un des succès majeurs du débarquement de Provence.
Les forces françaises doivent affronter une résistance allemande importante.
Les opérations se déroulent pendant plusieurs jours.
Elles mobilisent l’infanterie, l’artillerie et les unités blindées.
La participation du BM 24 contribue à l’effort général.
Camille Cunin poursuit le combat avec sa division.
La prise de Toulon permet ensuite aux Alliés de disposer d’un port essentiel pour leurs approvisionnements.
La progression vers l’est de la France
Après les opérations de Provence, la 1re DFL participe à la progression des forces françaises.
Les unités remontent vers la vallée du Rhône puis vers les régions de l’Est.
Les combats se poursuivent contre les forces allemandes en retraite.
Les problèmes de ravitaillement deviennent importants.
Les troupes doivent parcourir de longues distances.
Les conditions météorologiques se dégradent progressivement à l’approche de l’automne.
Camille Cunin continue à exercer ses responsabilités au sein du BM 24.
Campagne de Belfort — Novembre 1944
En novembre 1944, Camille Cunin participe à la campagne de Belfort.
Les forces françaises cherchent à franchir les défenses allemandes qui protègent l’accès à l’Alsace.
Les combats se déroulent dans une région de collines, de forêts et de villages.
Les conditions météorologiques sont difficiles.
Les pluies et le froid compliquent les mouvements des unités.
L’ennemi dispose de positions défensives organisées.
Les opérations nécessitent une coopération constante entre l’infanterie et l’artillerie.
Camille Cunin se distingue de nouveau pendant cette campagne.
Combat de Rougegoutte — 22 novembre 1944
Le 22 novembre 1944, Camille Cunin participe aux combats de Rougegoutte, dans le Territoire de Belfort.
Sa compagnie doit effectuer un déplacement sous le feu des armes automatiques allemandes.
La situation est dangereuse.
Les tirs ennemis empêchent les hommes de progresser librement.
Camille Cunin intervient personnellement.
Il fait mettre en position une pièce de mitrailleuse.
Il en prend lui-même le commandement.
Les tirs de cette arme permettent de protéger les mouvements de sa compagnie.
Cette action contribue à la réussite de la manœuvre.
L’Ordre de la Libération la présente comme l’un de ses faits d’armes les plus remarquables.
Une nouvelle démonstration de courage
L’action de Rougegoutte présente des similitudes avec celle de Pontecorvo.
Dans les deux cas, Camille Cunin utilise efficacement les mitrailleuses pour protéger les mouvements de ses hommes.
En Italie, il avait organisé la concentration des armes de plusieurs compagnies.
À Rougegoutte, il commande personnellement une pièce placée sous le feu ennemi.
Ces deux épisodes témoignent de sa maîtrise des armes collectives.
Ils montrent également son souci de préserver les hommes placés sous son commandement.
Camille Cunin n’hésite pas à intervenir directement dans les situations les plus dangereuses.
Campagne d’Alsace — Hiver 1944-1945
Après les combats de Belfort, le BM 24 participe aux opérations d’Alsace.
Les forces allemandes résistent dans plusieurs secteurs.
Les conditions météorologiques sont particulièrement rigoureuses.
La neige, le froid et les difficultés de ravitaillement compliquent les mouvements.
Les unités doivent défendre des positions parfois isolées.
La région du Rhin constitue un secteur stratégique important.
Les Allemands cherchent à maintenir leurs communications et à empêcher la progression alliée.
Le BM 24 est engagé dans ce dispositif.
La défense d’Obenheim — Janvier 1945
En janvier 1945, le BM 24 se trouve dans le secteur d’Obenheim, en Alsace.
Les forces allemandes lancent une offensive contre les positions françaises.
Le bataillon est encerclé.
Les unités ennemies disposent notamment de moyens blindés.
Les défenseurs doivent résister avec les armes et les munitions disponibles.
Les combats deviennent particulièrement violents.
Les soldats français se retrouvent progressivement isolés.
Les possibilités de ravitaillement sont interrompues.
Le BM 24 continue cependant à résister.
L’encerclement du BM 24
La situation du bataillon devient critique.
Les forces allemandes exercent une pression croissante.
Les attaques se succèdent.
Les défenseurs doivent utiliser leurs dernières réserves de munitions.
La résistance se prolonge malgré les pertes.
Le bataillon est finalement presque anéanti.
Une partie des survivants est faite prisonnière.
Cet épisode constitue l’un des combats les plus douloureux de l’histoire de la 1re Division française libre.
Il témoigne de la détermination des soldats qui ont poursuivi le combat malgré leur isolement.
Blessure du 10 janvier 1945
Le 10 janvier 1945, Camille Cunin est blessé pendant les combats d’Obenheim.
La biographie officielle ne précise pas la nature exacte de sa blessure.
Elle confirme cependant qu’il est porté disparu à la suite des opérations.
Cette disparition provoque une incertitude sur son sort.
Il est en réalité tombé aux mains des forces allemandes.
Il devient prisonnier de guerre.
Sa captivité commence pendant les dernières semaines du conflit.
Arrestation, évasion et captivité
Prisonnier de guerre en Allemagne — Janvier 1945
Après les combats d’Obenheim, Camille Cunin est emmené en captivité.
Il est transféré au camp de Hammelburg, en Allemagne.
Ce camp est connu sous la désignation d’Oflag XIII-B.
Il accueille des officiers prisonniers de guerre.
Les conditions de détention sont difficiles.
La situation militaire allemande se dégrade rapidement.
Les forces alliées progressent à l’ouest tandis que l’Armée rouge avance à l’est.
Les communications et les approvisionnements allemands sont profondément perturbés.
Camille Cunin demeure prisonnier pendant plusieurs semaines.
Il prépare cependant son évasion.
Évasion du camp de Hammelburg — 27 mars 1945
Le 27 mars 1945, Camille Cunin parvient à s’évader du camp de Hammelburg.
Cette évasion intervient pendant les dernières semaines de la guerre.
Les forces américaines progressent alors en Allemagne.
Le camp de Hammelburg se trouve dans une région où les opérations militaires deviennent particulièrement intenses.
Camille Cunin réussit à quitter la zone de captivité.
Il entreprend ensuite une marche à travers les positions allemandes.
Cette entreprise présente des risques importants.
Il doit éviter les patrouilles ennemies et trouver les moyens de se ravitailler.
Sa connaissance des opérations militaires et son expérience des campagnes précédentes constituent des atouts importants.
Cinq jours de marche vers les lignes alliées
Après son évasion, Camille Cunin marche pendant cinq jours à travers les positions allemandes.
Il cherche à rejoindre les forces américaines.
Les déplacements sont particulièrement dangereux.
Les routes sont surveillées.
Les combats se poursuivent.
Les unités allemandes en retraite peuvent arrêter ou abattre les fugitifs.
Camille Cunin progresse néanmoins vers les lignes alliées.
Il parvient finalement à établir le contact avec une unité américaine.
Jonction avec les Américains — 2 avril 1945
Le 2 avril 1945, Camille Cunin rejoint une unité américaine.
Cette rencontre marque la fin de sa captivité.
Il est pris en charge par les forces alliées.
Il demande à retrouver son unité française.
Il est dirigé vers la 1re Division française libre, alors engagée dans les opérations du sud-est de la France.
Cette décision témoigne de sa volonté de reprendre sa place parmi les combattants.
Malgré sa blessure de janvier, sa captivité et les difficultés de son évasion, il souhaite poursuivre son service.
Retour à la 1re DFL
Après avoir rejoint les Américains, Camille Cunin est dirigé vers la 1re DFL.
La division participe alors aux opérations conduites dans les Alpes-Maritimes.
Elle combat notamment dans les secteurs montagneux situés au nord de Nice.
Les forces françaises cherchent à réduire les dernières positions allemandes et italiennes défendant les accès alpins.
Camille Cunin retrouve ainsi son environnement militaire.
Les sources consultées ne précisent pas la date exacte de son retour effectif au BM 24 ni les combats auxquels il aurait participé après son évasion.
Il convient donc de ne pas lui attribuer une action précise pendant les dernières semaines de la guerre sans documentation complémentaire.
Fin de la Seconde Guerre mondiale — Mai 1945
La capitulation allemande intervient en mai 1945.
Camille Cunin termine la guerre après un parcours particulièrement long.
Il a rejoint les Forces françaises libres en septembre 1940.
Il a participé aux campagnes du Fezzan, de Tripolitaine et de Tunisie.
Il a ensuite combattu en Italie, en Provence et dans l’est de la France.
Il a été blessé à plusieurs reprises.
Il a connu l’encerclement, la captivité et l’évasion.
Son parcours illustre la continuité de l’engagement des volontaires de la France libre.
Démobilisation — Octobre 1945
En octobre 1945, Camille Cunin est démobilisé.
Il possède alors le grade de lieutenant de réserve.
Cette démobilisation intervient après cinq années de guerre.
Il a quitté sa situation commerciale au Nigeria pour rejoindre les Forces françaises libres.
Il doit désormais envisager une nouvelle carrière civile.
Ses connaissances en droit, en anglais et en comptabilité, ainsi que son expérience africaine, lui permettent de s’orienter vers l’administration de la France d’outre-mer.
Nomination comme Compagnon de la Libération — 17 novembre 1945
Par décret du 17 novembre 1945, Camille Cunin est nommé Compagnon de la Libération.
Cette distinction intervient de son vivant.
Elle récompense son engagement volontaire dès septembre 1940 et ses actions pendant les campagnes militaires.
Le dossier individuel de l’Ordre de la Libération est conservé sous la cote 1 A 255.
Il contient un mémoire de proposition établi en 1945 et le décret du 17 novembre 1945.
La date de publication au Journal officiel n’a pas été établie avec une certitude suffisante.
Cette référence devra être recherchée dans les recueils officiels de novembre et décembre 1945.
Promotion au grade de capitaine de réserve — 1946
En 1946, Camille Cunin est promu capitaine de réserve.
Cette promotion intervient après sa démobilisation.
Elle reconnaît son expérience du commandement acquise pendant les campagnes de la France libre.
Elle constitue la dernière promotion militaire mentionnée dans la biographie officielle de l’Ordre de la Libération.
Retour à la vie civile
Entrée dans l’administration de la France d’outre-mer — 1946
Après la guerre, Camille Cunin entre dans l’administration de la France d’outre-mer.
Il est affecté au Niger.
Cette nouvelle carrière présente une continuité géographique avec son activité commerciale antérieure à 1940.
Elle correspond cependant à des fonctions différentes.
Camille Cunin devient responsable de circonscriptions administratives.
Il participe à l’exercice de l’autorité territoriale française dans une période marquée par l’évolution progressive des institutions coloniales.
Adjoint au chef de subdivision de Maradi — 1946-1947
De 1946 à 1947, Camille Cunin exerce les fonctions d’adjoint au chef de la subdivision de Maradi, au Niger.
Il participe à la gestion administrative du territoire.
Ses fonctions comprennent notamment la coordination des services locaux et la préparation des décisions administratives.
Cette première affectation lui permet d’acquérir une expérience directe de l’administration territoriale.
Chef de subdivision de Magaria — 1947-1949
De 1947 à 1949, Camille Cunin dirige la subdivision de Magaria.
Il assume désormais des responsabilités administratives directes.
Il doit assurer le fonctionnement des services territoriaux et représenter l’autorité administrative.
Les sources consultées ne permettent pas de reconstituer les décisions particulières prises pendant cette période.
Il conviendrait de consulter les rapports administratifs de la subdivision pour étudier son action.
Chef de subdivision de Zinder — 1950
En 1950, Camille Cunin devient chef de subdivision de Zinder.
Cette ville constitue un centre historique et administratif important du Niger.
La région possède une activité commerciale et agricole significative.
Les responsabilités territoriales de Camille Cunin s’exercent dans un contexte de transformations progressives de l’administration coloniale.
Chef de subdivision de Birni-N’Konni — 1951-1952
De 1951 à 1952, Camille Cunin dirige la subdivision de Birni-N’Konni.
Il poursuit son activité dans l’administration territoriale.
Ses fonctions comprennent la coordination des services et les relations avec les responsables locaux.
Les sources institutionnelles permettent d’établir les dates générales de cette affectation, sans en détailler les missions individuelles.
Commandement du cercle de Maradi — 1952-1955
En 1952, Camille Cunin retrouve Maradi.
Il exerce d’abord des responsabilités de chef de subdivision, puis devient commandant du cercle.
Il conserve cette fonction jusqu’en 1955.
Le commandant de cercle exerce une autorité administrative importante.
Il participe à la coordination des services territoriaux et à l’application des décisions gouvernementales.
Cette période correspond à une phase de transformations politiques en Afrique occidentale française.
Les revendications d’autonomie et les réformes institutionnelles occupent une place croissante.
Commandement du cercle de Tillabéri — 1956-1957
De 1956 à 1957, Camille Cunin commande le cercle de Tillabéri.
Cette région se situe dans l’ouest du Niger, à proximité du fleuve Niger.
Il poursuit ses responsabilités administratives.
La loi-cadre du 23 juin 1956 engage une transformation importante des institutions des territoires français d’outre-mer.
Les assemblées territoriales et les structures de gouvernement connaissent une évolution progressive.
Camille Cunin exerce ses fonctions pendant cette période de transition.
Affectation en Guinée — 1957
En 1957, Camille Cunin quitte le Niger pour la Guinée.
Il devient commandant du cercle de Kissidougou.
Cette affectation intervient dans une période de transformation politique importante.
La Guinée connaît une forte mobilisation en faveur de l’autonomie.
Les responsables administratifs français doivent accompagner l’évolution des institutions.
Les sources consultées confirment son affectation, mais ne permettent pas de préciser son rôle personnel dans les événements politiques locaux.
Il convient donc de ne pas lui attribuer de décisions particulières sans consulter les archives administratives.
Retour au Niger — 1958
En 1958, Camille Cunin retourne au Niger.
Il reçoit le commandement du cercle de Téra.
La même année, le référendum constitutionnel du 28 septembre conduit à la création de la Communauté française.
Les territoires africains connaissent des évolutions institutionnelles majeures.
Le Niger choisit de demeurer dans la Communauté.
Camille Cunin poursuit ses responsabilités dans ce contexte.
Dernier commandement à Tillabéri — 1959-1960
De 1959 à 1960, Camille Cunin exerce de nouveau les fonctions de commandant du cercle de Tillabéri.
Cette période correspond aux dernières années de l’administration territoriale française avant l’indépendance du Niger.
L’indépendance du pays est proclamée le 3 août 1960.
Camille Cunin termine donc sa carrière administrative active à un moment de transformation historique majeur.
Les sources consultées ne précisent pas les conditions exactes dans lesquelles il quitte ses fonctions.
Congé spécial — 1961
À partir de 1961, Camille Cunin est placé en congé spécial.
Cette situation administrative précède sa retraite.
Il quitte progressivement les responsabilités territoriales exercées pendant près de quinze ans.
Son parcours administratif s’est déroulé principalement au Niger, avec une affectation en Guinée.
Il appartient à la génération des administrateurs ayant servi pendant les dernières années de l’Afrique occidentale française.
Retraite à Cannes
Camille Cunin s’installe ensuite à Cannes, dans les Alpes-Maritimes.
Il y prend sa retraite.
Les sources institutionnelles ne permettent pas de reconstituer précisément ses activités associatives ou familiales pendant les décennies suivantes.
Il conserve cependant sa qualité de Compagnon de la Libération.
Son dossier individuel témoigne de relations régulières avec la chancellerie de l’Ordre.
Décès — 4 mai 2004
Camille Cunin meurt le 4 mai 2004 à Cannes.
Il est âgé de quatre-vingt-douze ans.
Sa disparition est annoncée dans la presse nationale.
Le Monde lui consacre une notice nécrologique publiée le 10 mai 2004.
Son décès intervient près de soixante-quatre ans après son engagement dans les Forces françaises libres.
Il appartient aux Compagnons de la Libération ayant survécu jusqu’au début du XXIe siècle.
Sépulture
Camille Cunin est inhumé à Aix-les-Bains, en Savoie.
Cette localisation est confirmée par l’Ordre de la Libération.
Les sources directement consultées ne permettent pas de préciser le cimetière ni l’emplacement exact de la tombe.
Décorations
Commandeur de la Légion d’honneur — Distinction confirmée par l’Ordre de la Libération. Le dossier individuel 1 A 255 conserve un extrait d’un décret de promotion dans l’ordre national de la Légion d’honneur, daté du 28 septembre 1957. Le grade concerné par ce décret doit être contrôlé dans le texte original. L’inventaire signale également un extrait du Journal officiel du 18 mai 1996, dont la nature précise doit être vérifiée.
Compagnon de la Libération — Décret du 17 novembre 1945, nomination de son vivant, non posthume. Dossier individuel 1 A 255. Carte de Compagnon datée du 23 novembre 1949. Reçu du diplôme n° 138 daté du 8 juin 1965. L’inventaire mentionne également un reçu du diplôme n° 314 daté du 10 janvier 1965, qui présente une anomalie nécessitant vérification. Date de publication au Journal officiel non établie.
Croix de guerre 1939-1945 — Cinq citations, selon la liste officielle de l’Ordre de la Libération. Les textes individuels doivent être consultés afin de préciser leur niveau et leur date.
Médaille de la Résistance française — Attribution confirmée par l’Ordre de la Libération. Le décret individuel, sa date de publication au Journal officiel et la cote du dossier de médaillé restent à identifier.
Médaille coloniale — Distinction confirmée par l’Ordre de la Libération. Les agrafes éventuellement attribuées ne sont pas précisées dans la notice officielle consultée.
Bronze Star Medal — États-Unis. Décoration militaire américaine confirmée par l’Ordre de la Libération. Date et texte de la citation américaine non retrouvés.
Lieux de mémoire
Lépanges-sur-Vologne — Vosges — Commune natale de Camille Cunin, le 17 janvier 1912.
Port Harcourt — Nigeria — Lieu de son activité commerciale avant la Seconde Guerre mondiale et de sa décision de rejoindre la France libre.
Lagos — Nigeria — Lieu de son engagement dans les Forces françaises libres, le 30 septembre 1940.
Brazzaville — République du Congo — Formation militaire au camp Colonna d’Ornano en octobre 1940.
Tibesti — Tchad — Affectation au Régiment de tirailleurs sénégalais du Tchad en mars 1941.
Fezzan — Libye — Campagnes sahariennes avec les forces de Leclerc.
Tripolitaine — Libye — Campagne de 1943.
Djebel Garci — Tunisie — Blessure du 5 mai 1943.
Pontecorvo — Italie — Action du 17 mai 1944 pendant laquelle il organise la protection d’un repli sous le feu ennemi.
Cavalaire — Var — Débarquement du 16 août 1944.
La Garde — Var — Participation à l’attaque du village le 22 août 1944.
Toulon — Var — Opérations de libération du 19 au 24 août 1944.
Rougegoutte — Territoire de Belfort — Action du 22 novembre 1944.
Obenheim — Bas-Rhin — Encerclement du BM 24 et blessure du 10 janvier 1945.
Hammelburg — Allemagne — Camp de prisonniers dont il s’évade le 27 mars 1945.
Alpes-Maritimes — Secteur des opérations de la 1re DFL qu’il rejoint après son évasion.
Maradi, Magaria, Zinder, Birni-N’Konni, Tillabéri et Téra — Niger — Principales affectations administratives d’après-guerre.
Kissidougou — Guinée — Commandement administratif en 1957.
Cannes — Alpes-Maritimes — Lieu de retraite et de décès.
Aix-les-Bains — Savoie — Lieu de sépulture.
Camarades de combat
Philippe LECLERC DE HAUTECLOCQUE — Général commandant les forces françaises libres du Tchad puis la Force L ; Camille Cunin participe sous son commandement aux campagnes du Fezzan, de Tripolitaine et de Tunisie.
Charles DE GAULLE — Général, chef de la France libre ; Camille Cunin décide de rejoindre les Forces françaises libres après avoir pris connaissance de son appel du 18 juin 1940.
Diego BROSSET — Général commandant la 1re Division française libre pendant la campagne de Provence et les premières opérations de l’automne 1944.
Pierre GARBAY — Général des Forces françaises libres ; commande la 1re DFL pendant la dernière phase de la guerre, notamment les opérations de 1945.
Félix BROCHE — Officier des Forces françaises libres et Compagnon de la Libération ; participe à la constitution des bataillons de marche d’Afrique. Aucune relation de commandement directe avec Camille Cunin n’a été établie.
Edmond MAGENDIE — Officier des Forces françaises libres ayant participé aux campagnes africaines et européennes ; appartient au même environnement militaire que Camille Cunin. Leurs relations personnelles ne sont pas documentées dans les sources consultées.
Unités militaires et organismes d’appartenance
Infanterie française — Service militaire en 1933.
Forces françaises libres — Engagement du 30 septembre 1940 à Lagos.
Camp Colonna d’Ornano de Brazzaville — Formation d’élève aspirant en octobre 1940.
Régiment de tirailleurs sénégalais du Tchad — Affectation au Tibesti à partir de mars 1941.
Force L — Campagnes du Fezzan, de Tripolitaine et de Tunisie.
Bataillon de marche n° 24 — Affectation à partir de juillet 1943 ; campagnes d’Italie, de Provence et d’Alsace.
1re Division française libre — Grande unité d’appartenance pendant les campagnes européennes.
Administration de la France d’outre-mer — Carrière administrative au Niger et en Guinée de 1946 à 1960.
Références bibliographiques
1061 Compagnons. Histoire des Compagnons de la Libération, Jean-Christophe NOTIN, Perrin, Paris, 2000, 822 p. Étude historique générale consacrée aux Compagnons de la Libération.
Dictionnaire des Compagnons de la Libération, Vladimir TROUPLIN, Elytis, Bordeaux, 2023, 1 600 p. Répertoire biographique permettant de replacer Camille Cunin parmi les combattants de la France libre.
Les Compagnons de l’aube, Guillaume PIKETTY, Textuel, Paris, 2014, 442 p. Étude consacrée aux premiers engagements dans la France libre.
La France libre, Jean-Louis CRÉMIEUX-BRILHAC, Gallimard, Paris, 1996. Ouvrage de référence sur l’organisation de la France libre et les campagnes militaires.
Camille Cunin, compagnon de la Libération, Le Monde, 10 mai 2004. Notice nécrologique retraçant les principales étapes de son engagement militaire et de sa carrière après la guerre.
Dictionnaire biographique des anciens élèves de l’École nationale de la France d’outre-mer, édition de 2003. Un extrait concernant Camille Cunin est signalé dans son dossier individuel 1 A 255.
Références internet
Ordre de la Libération — Camille Cunin — Biographie officielle confirmant l’état civil, le ralliement à la France libre, les principales campagnes militaires, les blessures, l’évasion et les fonctions administratives d’après-guerre — https://www.ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/camille-cunin
Ordre de la Libération — Répertoire numérique des dossiers individuels des Compagnons de la Libération, lettre C, version du 24 septembre 2025 — Identification du dossier 1 A 255, du décret du 17 novembre 1945 et des témoignages personnels conservés —
Service historique de la Défense — Répertoire des dossiers administratifs de résistants, lettre C — Identification du dossier GR 16 P 152840 —
Le Monde — Camille Cunin, compagnon de la Libération — Notice nécrologique publiée le 10 mai 2004, confirmant les principales étapes du parcours militaire et le décès à Cannes — https://www.lemonde.fr/archives/article/2004/05/10/camille-cunin-compagnon-de-la-liberation_364253_1819218.html
Académie de Savoie — Communication du 21 septembre 2022 — Document consacré à plusieurs Compagnons de la Libération, dont Camille Cunin —
Dossier d’homologation consulté
Ordre de la Libération — Dossier individuel 1 A 255
Le répertoire numérique officiel des dossiers des Compagnons de la Libération, lettre C, identifie le dossier personnel de Camille Cunin sous la cote 1 A 255.
L’inventaire, version du 24 septembre 2025, a été examiné à la page 54.
Il mentionne un mémoire de proposition pour l’attribution de la croix de la Libération, établi en 1945.
Le décret du 17 novembre 1945 figure également parmi les pièces.
Le dossier conserve une carte de Compagnon de la Libération datée du 23 novembre 1949.
Deux reçus de diplôme sont inventoriés.
Le premier concerne le diplôme n° 138, daté du 8 juin 1965.
Le second concerne le diplôme n° 314, daté du 10 janvier 1965.
Cette double référence présente une anomalie administrative qui devra être examinée dans les pièces originales.
Renseignements administratifs
Le dossier comprend une fiche de renseignements de la chancellerie de l’Ordre de la Libération établie en février 1963.
Il conserve également une fiche d’annuaire non datée et un questionnaire destiné aux Compagnons et à leurs familles.
Vingt-huit pièces de correspondance échangées avec l’Ordre entre 1947 et 2000 sont signalées.
Ces documents pourraient permettre de compléter les renseignements sur la carrière civile de Camille Cunin et ses relations avec les associations d’anciens combattants.
Documents relatifs à la Légion d’honneur
Le dossier conserve un extrait d’un décret portant promotion dans l’ordre national de la Légion d’honneur, daté du 28 septembre 1957.
Un procès-verbal de réception est également mentionné.
L’inventaire indique la date du 30 janvier 1958, mais présente une erreur typographique dans une version antérieure.
Une copie d’un extrait du Journal officiel du 18 mai 1996 figure aussi parmi les pièces.
Ces documents permettent d’orienter les recherches relatives à la progression de Camille Cunin dans la Légion d’honneur.
Il convient cependant de ne pas attribuer automatiquement le grade de commandeur au décret de 1957 sans consultation du texte original.
Témoignage personnel du 3 septembre 1998
Le dossier contient une pièce particulièrement intéressante :
Retranscription d’une interview réalisée par Jérôme Camilly le 3 septembre 1998.
Ce témoignage représente une source de première main importante.
Il pourrait permettre de préciser plusieurs épisodes du parcours de Camille Cunin.
Les circonstances de son engagement à Lagos en septembre 1940 mériteraient notamment d’être confrontées à ses propres souvenirs.
Il en va de même pour les combats de Pontecorvo, de La Garde, de Rougegoutte et d’Obenheim.
Les conditions de sa captivité et de son évasion pourraient également être éclairées par ce témoignage.
La retranscription est identifiée dans l’inventaire, mais son contenu intégral n’a pas été directement consulté.
Il serait donc injustifié d’en tirer des citations ou des renseignements qui ne figurent pas dans les autres sources accessibles.
Notes personnelles du 25 avril 1985
L’inventaire mentionne également des notes rédigées par Camille Cunin le 25 avril 1985.
Il conserve un curriculum vitae et trois autres textes biographiques non datés.
Ces documents constituent des sources importantes pour la vérification des affectations militaires et administratives.
Ils pourraient également permettre de préciser les grades détenus pendant les campagnes de 1940 à 1945.
Service historique de la Défense — GR 16 P 152840
Le répertoire des dossiers administratifs de résistants identifie Camille Cunin sous la cote GR 16 P 152840.
Cette référence est également mentionnée dans la liste des dossiers SHD figurant dans l’inventaire de l’Ordre de la Libération.
Le dossier original n’a pas été matériellement dépouillé.
La cote est donc identifiée avec certitude, mais son contenu intégral reste à examiner.
Les pièces devraient permettre de vérifier les dates administratives de son engagement dans les Forces françaises libres, ses promotions et ses services au sein du RTST et du BM 24.
Archives militaires du BM 24
Les journaux de marche et les rapports d’opérations du BM 24 constituent des sources complémentaires importantes.
Ils pourraient permettre de reconstituer précisément les circonstances des actions de Pontecorvo, de La Garde et de Rougegoutte.
Les rapports relatifs à l’encerclement d’Obenheim seraient également particulièrement utiles.
Ils pourraient apporter des précisions sur la blessure du 10 janvier 1945, les pertes du bataillon et les circonstances de la capture de Camille Cunin.
Aucune cote spécifique de ces documents n’a été vérifiée dans le cadre des présentes recherches.
Archives britanniques, américaines et allemandes relatives à la captivité
La captivité de Camille Cunin à Hammelburg constitue un épisode méritant une recherche documentaire particulière.
Les registres de prisonniers de guerre, les archives de l’Oflag XIII-B et les documents alliés concernant les prisonniers libérés pourraient permettre de préciser la chronologie de son évasion.
L’identification de l’unité américaine qu’il rejoint le 2 avril 1945 présenterait également un intérêt.
Aucune référence nominative précise de ces archives n’a été retrouvée.
Observations
Camille Cunin appartient aux volontaires qui ont quitté une situation professionnelle civile pour rejoindre la France libre dès 1940.
Son engagement présente une particularité géographique importante.
Il ne part pas de France métropolitaine, mais du Nigeria, où il travaille pour une entreprise commerciale française.
Après avoir pris connaissance de l’appel du général de Gaulle, il décide de rejoindre les Forces françaises libres à Lagos.
Cette décision marque le début de près de cinq années de guerre.
Il participe d’abord aux campagnes sahariennes de Leclerc.
Il rejoint ensuite le Bataillon de marche n° 24 de la 1re Division française libre.
Ses actions pendant les campagnes d’Italie et de France témoignent de ses qualités de commandement.
À Pontecorvo, il organise la protection d’un repli sous le feu ennemi.
À Rougegoutte, il commande personnellement une mitrailleuse pour permettre à sa compagnie de manœuvrer.
Ces deux épisodes illustrent sa maîtrise des armes collectives de l’infanterie.
La défense d’Obenheim constitue l’épisode le plus tragique de son parcours.
Blessé et fait prisonnier, il parvient néanmoins à s’évader du camp de Hammelburg.
Il rejoint les forces américaines puis retrouve les unités françaises combattantes.
Après la guerre, il entreprend une longue carrière administrative au Niger et en Guinée.
Son parcours témoigne ainsi d’une double expérience africaine, d’abord commerciale, puis militaire et administrative.
La nomination comme Compagnon de la Libération, le 17 novembre 1945, constitue la reconnaissance officielle de son engagement dans la lutte pour la libération de la France.
Indice de fiabilité de la notice Niveau B — L’identité, les dates et lieux de naissance et de décès, l’activité commerciale au Nigeria, l’engagement du 30 septembre 1940, les affectations au RTST et au BM 24, les campagnes du Fezzan, de Tripolitaine, de Tunisie, d’Italie et de France, les actions individuelles de Pontecorvo et de Rougegoutte, la blessure d’Obenheim, la captivité, l’évasion du 27 mars 1945, la carrière administrative et l’attribution de la croix de la Libération sont confirmés par la biographie officielle de l’Ordre de la Libération. La notice nécrologique du Monde apporte un recoupement indépendant sur les principales étapes du parcours. Les dossiers 1 A 255 et GR 16 P 152840 sont identifiés. Le niveau B est retenu en raison de l’absence de consultation intégrale des archives militaires, des témoignages personnels et des dossiers de décorations, ainsi que de la nécessité de vérifier plusieurs détails administratifs.
Chronologie du résistant
| Date | Événement |
|---|---|
| 17 janvier 1912 | Naissance à Lépanges-sur-Vologne, dans les Vosges. |
| Avant 1933 | Études et préparation au concours de l’École de la Marine marchande. |
| Années 1930 | Études de droit, d’anglais et de comptabilité. |
| 1933 | Service militaire dans l’infanterie. |
| Avant juin 1940 | Emploi comme agent de factorerie de la SCOA à Port Harcourt, au Nigeria. |
| Juin 1940 | Prend connaissance de l’appel du général de Gaulle et décide de rejoindre la France libre. |
| 30 septembre 1940 | Engagement dans les Forces françaises libres à Lagos, avec le grade de sergent. |
| Octobre 1940 | Arrivée au camp Colonna d’Ornano à Brazzaville ; formation d’élève aspirant. |
| Mars 1941 | Affectation au RTST dans le Tibesti. |
| 1942-1943 | Participation aux campagnes du Fezzan avec les forces de Leclerc. |
| 1943 | Campagnes de Tripolitaine et de Tunisie. |
| 5 mai 1943 | Blessure par éclat d’obus au Djebel Garci, en Tunisie. |
| Juillet 1943 | Affectation au BM 24 de la 1re DFL. |
| Printemps 1944 | Participation à la campagne d’Italie. |
| 17 mai 1944 | Action remarquable dans la région de Pontecorvo. |
| 16 août 1944 | Débarquement à Cavalaire, dans le Var. |
| 19-24 août 1944 | Participation aux combats devant Toulon. |
| 22 août 1944 | Action pendant l’attaque de La Garde. |
| Automne 1944 | Progression vers l’est de la France. |
| 22 novembre 1944 | Combat de Rougegoutte ; commandement personnel d’une mitrailleuse sous le feu ennemi. |
| Janvier 1945 | Encerclement du BM 24 à Obenheim, en Alsace. |
| 10 janvier 1945 | Blessure, disparition et capture par les forces allemandes. |
| Janvier-mars 1945 | Captivité au camp de Hammelburg, Oflag XIII-B. |
| 27 mars 1945 | Évasion du camp de Hammelburg. |
| 27 mars-2 avril 1945 | Marche à travers les positions allemandes. |
| 2 avril 1945 | Jonction avec une unité américaine ; retour vers la 1re DFL. |
| Mai 1945 | Fin de la guerre en Europe. |
| Octobre 1945 | Démobilisation avec le grade de lieutenant de réserve. |
| 17 novembre 1945 | Nomination comme Compagnon de la Libération. |
| 1946 | Promotion au grade de capitaine de réserve. |
| 1946-1947 | Adjoint au chef de subdivision de Maradi, au Niger. |
| 1947-1949 | Chef de subdivision de Magaria. |
| 1950 | Chef de subdivision de Zinder. |
| 1951-1952 | Chef de subdivision de Birni-N’Konni. |
| 1952-1955 | Fonctions à Maradi ; commandant du cercle. |
| 1956-1957 | Commandant du cercle de Tillabéri. |
| 1957 | Commandant du cercle de Kissidougou, en Guinée. |
| 1958 | Commandant du cercle de Téra, au Niger. |
| 1959-1960 | Nouveau commandement à Tillabéri. |
| 1961 | Placement en congé spécial ; installation ultérieure à Cannes. |
| 25 avril 1985 | Notes personnelles conservées dans le dossier de l’Ordre de la Libération. |
| 3 septembre 1998 | Interview réalisée par Jérôme Camilly. |
| 4 mai 2004 | Décès à Cannes. |
| Après le décès | Inhumation à Aix-les-Bains, en Savoie. |
Tableau des divergences entre sources
Aucune divergence majeure n’a été identifiée concernant l’état civil, le ralliement à la France libre, les principales campagnes ou la date du décès.
Quelques précisions doivent néanmoins être apportées.
La biographie officielle situe le débarquement de Camille Cunin en Provence au 16 août 1944, tandis que plusieurs présentations générales de la 1re DFL retiennent le 15 août, date de déclenchement de l’opération Dragoon. Il convient de distinguer la date générale du débarquement allié de celle de l’arrivée individuelle de Camille Cunin.
Les événements de l’évasion de Hammelburg présentent également une particularité chronologique. La notice officielle indique une évasion le 27 mars 1945, suivie de cinq jours de marche, puis d’une jonction avec les Américains le 2 avril. Ces indications doivent être conservées telles qu’elles figurent dans la source institutionnelle, sans modification arbitraire.
Enfin, l’inventaire du dossier 1 A 255 mentionne deux reçus de diplômes de Compagnon portant des numéros différents, 138 et 314, tous deux datés de 1965. Cette anomalie documentaire nécessite la consultation des pièces originales avant toute interprétation.
Sources consultées
Ordre de la Libération — Camille Cunin — Notice biographique officielle permettant d’établir l’ensemble des principales étapes du parcours militaire et administratif — https://www.ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/camille-cunin
Ordre de la Libération — Répertoire numérique des dossiers individuels des Compagnons de la Libération, lettre C, version du 24 septembre 2025 — Identification du dossier 1 A 255 et des documents relatifs à la croix de la Libération, à la Légion d’honneur et aux témoignages personnels —
Service historique de la Défense — Répertoire nominatif des dossiers administratifs de résistants, lettre C — Identification du dossier GR 16 P 152840 —
Le Monde — Camille Cunin, compagnon de la Libération — Notice nécrologique du 10 mai 2004 confirmant les principales étapes de son parcours militaire et son décès à Cannes — https://www.lemonde.fr/archives/article/2004/05/10/camille-cunin-compagnon-de-la-liberation_364253_1819218.html
Académie de Savoie — Communication du 21 septembre 2022 — Document consacré à plusieurs Compagnons de la Libération, dont Camille Cunin —