Camp de Cize
La forme principale retenue est « camp de Cize ». Il appartient aux maquis de l’Ain et au groupement Nord. Le camp est installé au-dessus de Chalour, sur la falaise dominant le barrage de Cize-Bolozon, dans le département de l’Ain, France.
Création
La documentation spécialisée des Maquis de l’Ain indique que le camp est créé en juin 1943. Charles BLÉTEL et Louis BLÉTEL ainsi que le lieutenant Édouard BOURRET, dit Brun, sont associés à sa création.
Organisation interne
Le camp dépend du groupement Nord, commandé par Noël PERROTOT, dit Montréal. Charles BLÉTEL devient chef du camp. Édouard BOURRET, dit Brun, figure parmi les premiers cadres.
Gervais BOSDEVESY rejoint Cize et devient chef de groupe. Le Musée de la Résistance en ligne confirme explicitement que le camp dépend du groupement Nord.
Actions menées pendant la Résistance
Les hommes de Cize participent à différentes opérations de sabotage et de récupération. Le camp est notamment à l’origine du coup de main mené contre l’usine du Creusot le 16 décembre 1943.
Les membres du camp participent ensuite aux combats conduits par les maquis de l’Ain au cours de l’année 1944.
Liens avec d’autres réseaux ou mouvements
Cize appartient aux maquis de l’Ain et du Haut-Jura. Le dispositif est placé sous l’autorité générale d’Henri ROMANS-PETIT. Le camp est plus précisément intégré au groupement Nord.
Charles BLÉTEL est l’un des fondateurs et le chef du camp. Il meurt pendant la guerre et sa mémoire reste associée aux pionniers des maquis de l’Ain.
Édouard BOURRET, alias Brun, est un des cadres des débuts du camp.
Gervais BOSDEVESY, alias Dudule, sert à Cize et devient chef de groupe avant de participer aux combats de juin 1944. Il survit et poursuit le combat dans la 27e division d’infanterie alpine.
Félix LE NOACH rejoint le camp comme sous-lieutenant. Arrêté après le sabotage du Creusot, il est fusillé à Dijon.
Victimes et morts
Un maquisard désigné sous le pseudonyme Abel est mort accidentellement le 23 novembre 1943 à la suite de tirs amis lors d’un contrôle à un barrage. Une tombe est aménagée près du camp.
Félix LE NOACH est arrêté après l’opération du Creusot et fusillé à Dijon.
Survivants identifiés
Gervais BOSDEVESY et Pierre GARNIER figurent parmi les membres documentés ayant survécu au passage au camp de Cize et poursuivi le combat.
Fin du maquis
Les restructurations des maquis de l’Ain conduisent à l’évolution du camp et à la création ou au renforcement d’autres formations, notamment les camps Jo et Charles. La stèle locale présente Cize comme étant à l’origine de ces deux camps.
Conséquences et mémoire
Des stèles rappellent aujourd’hui le camp de Cize et le poste de commandement d’Henri ROMANS-PETIT. Un parcours mémoriel permet également de rejoindre son emplacement.
Fiabilité A — excellente pour la création en juin 1943, l’implantation, le rattachement au groupement Nord et les principaux cadres. La chronologie de la notice MVR doit être corrigée sur le point de la création.
Références bibliographiques
Les Maquis de l’Ain et du Haut-Jura Henri Romans-Petit, ouvrage de témoignage et de référence consacré à l’organisation des maquis de l’Ain.
Références internet
Maquis de l’Ain étude spécialisée sur l’organisation des camps à la fin de 1943. Maquis de l’Ain — Profil des camps fin 1943
Maquis de l’Ain stèles et historique du camp de Cize. Maquis de l’Ain — Stèles du camp de Cize
Musée de la Résistance en ligne notices biographiques de membres du camp. Musée de la Résistance en ligne — Gervais Bosdevesy
Sources consultées —
MVR ; Maitron ; Fondation de la Résistance ; Musée de la Résistance en ligne ; Mémoire des Hommes ; Ordre de la Libération ; Gallica/BnF ; SHD ; Maquis de l’Ain ; MémoiresAin44.