Paul Vourc’h, né le 11 juin 1923 à Plomodiern (Finistère), mort le 2 mai 1953
Étudiant au lycée Saint-Yves à Quimper en 1940-1941, Paul partage la chambre de Kerfeunteun avec son frère Yves, point de départ des premières liaisons radio du réseau « Johnny ».
Membre de l’entourage finistérien du réseau, il sert d’agent de liaison puis gagne l’Angleterre par mer le 28 novembre 1941 (Concarneau → transbordement sur HMS Sea Lion), s’engage aux Forces françaises libres en décembre 1941 et intègre l’École des Cadets (promo « Bir-Hakeim »).
Appartenance à un réseau ou mouvement
Réseau « Johnny » (appui local et liaisons maritimes), puis 1re DFL au Moyen-Orient (BM 24 / CAC4). Le Musée de l’Ordre de la Libération rappelle l’inscription de la famille Vourc’h dans l’histoire de la France libre.
Missions et actions
Campagnes de Tunisie et d’Italie, débarquement de Provence (août 1944), combats d’Alsace ; fait prisonnier à Obenheim en janvier 1945, il parvient à s’évader d’Allemagne et rejoint la 1re DFL. Après-guerre, il sert en Indochine avant sa démobilisation.
Arrestation / évasion / déportation
Fait prisonnier en 1945 lors des combats d’Alsace, s’évade quelques mois plus tard ; aucune déportation en camp de concentration n’est signalée pour lui.
Camarades de combat
Au sein des FFL et de la 1re DFL, Paul croise les parcours de nombreux cadres (références internes à la 1re DFL). Dans la phase réseau, ses camarades sont Jean Le Roux, Robert Alaterre et l’entourage quimpérois du réseau « Johnny ».
Retour à la vie civile
Après sa démobilisation, il travaille dans le secteur privé. Il décède à 29 ans, le 2 mai 1953 ; il est inhumé au caveau familial de Plomodiern.
Décorations
- Légion d’honneur (chevalier, décret du 6 décembre 1945),
- Médaille de la Résistance,
- Croix de guerre avec palme et trois citations.
Informations issues de sources secondaires (Les Français Libres) en attente de confirmation dans la base Léonore, l’Ordre de la Libération et les JO/Gallica.
Lieux de mémoire
La tombe familiale de la famille Vourc’h à Plomodiern réunit plusieurs membres décorés, dont Paul ; l’Ordre de la Libération a rappelé la mémoire de cette fratrie très engagée.
La plaque « Réseau Johnny » à Quimper contextualise l’action initiale à laquelle il fut associé.
Références bibliographiques
- Secret Flotillas (Vol. I & II), Brooks Richards, HMSO / Routledge, 1996-1997. Précise les modalités des évasions par mer et les récupérations au large (sous-marins britanniques), contexte direct du passage de Paul vers l’Angleterre.
- Routes d’amitié, J.-M.-F. Birac, auto-édition/associative, s.d. Souvenirs cités par les Français Libres qui éclairent des rencontres et parcours d’évadés de la France libre, utiles pour recouper certaines étapes.
- La 1re DFL, François Broche (dir.), Perrin, 2017Ouvrage collectif sur la 1re DFL, pour recadrer les campagnes (Tunisie, Italie, Provence, Alsace) et la place des jeunes officiers issus des Cadets.
Références internet
- Les Français Libres. Fiche « Paul Jean Antoine Marie Vourc’h » avec état civil, itinéraire FFL, et renvoi vers le dossier SHD (GR 16 P 599321). https://www.francaislibres.net/liste/fiche.php?index=110050 Français Libres
- Ordre de la Libération – Lettres / actualités. Divers items rappelant la contribution de la fratrie Vourc’h à la France libre et à la Résistance. [Voir exemples]
https://www.ordredelaliberation.fr/fr/lettre-dinformation-septembre-2021 Musée de l’Ordre de la Libération - Dossier d’homologation cote SHD GR 16 P 599321 (accès via Mémoire des Hommes mentionné sur la fiche « Les Français Libres »). Français Libres
Précisions et avertissements d’homonymie « Le Roux » et « Vourc’h » sont des patronymes fréquents en Bretagne. Les cotes SHD GR 16 P reportées ci-dessus permettent de lever les confusions pour les individus traités. Français Libres+2Français Libres+2