Jean Etienne Yves MILON, né le 2 juillet 1922 à Rennes (Ille-et-Vilaine), disparu en mer mi-avril 1941, décès fixé administrativement au 22 avril 1941
Élève officier de la Marine marchande, engagé dans la Marine nationale en 1939, il est présent à Mers-el-Kébir le 3 juillet 1940. De retour à Rennes en août 1940, il est convaincu par son père, le professeur Yves Milon, de rallier la France libre.
Après un passage par l’Espagne, il signe à Gibraltar un engagement dans les FFL, puis est orienté vers la section française du MI6. Dès novembre 1940, il revient en mission dans l’Ouest pour préparer l’implantation d’un réseau de renseignement.
Il fait partie de l’équipe fondatrice du réseau Johnny aux côtés de Robert Alaterre, Jean Le Roux et Daniel Lomenech. Cette appartenance est rappelée par des pages mémorielles et toponymiques de référence.
En mars 1941, il s’introduit clandestinement sur le chantier de la base sous-marine de Saint-Nazaire afin d’y collecter des informations. Repéré et pourchassé, il parvient à s’échapper vers la côte pour tenter le retour en Grande-Bretagne.
Dans la nuit du 12 au 13 avril 1941, il embarque seul sur le sloop La Madelon, qui disparaît en mer. L’état civil retient la date du 22 avril 1941 ; le Mémorial national des marins enregistre ce décès avec la mention « Mort pour la France ».
Arrestation / évasion / déportation
Aucune arrestation n’est documentée ; les sources décrivent une fuite réussie après une infiltration à Saint-Nazaire, suivie de la disparition en mer lors de la tentative de retour.
Camarades de combat
Ses compagnons d’équipe sont les fondateurs de Johnny et plusieurs auxiliaires bretons identifiés par les travaux mémoriels, notamment Yvonne Le Roux à Quimper.
Décorations
- Médaillé avec rosette à titre posthume par décret du 31 Mars 1947
Le Mémorial national des marins indique l’attribution de la Médaille militaire et de la Croix de Guerre 1939-1945.
Information issue d’une base mémorielle spécialisée, non confirmée dans les bases officielles de chancellerie consultées.
Lieux de mémoire
La ville de Rennes honore sa mémoire par la rue Jean-Milon, dont la notice rappelle sa trajectoire et sa disparition en avril 1941.
Références bibliographiques
- Des agents ordinaires : le réseau Johnny, 1940-1943, Emmanuel Couanault, Locus Solus, 2016. Étude centrée sur la Bretagne et les débuts de Johnny ; l’auteur restitue la jeunesse de Milon, ses missions risquées du printemps 1941 et son rôle d’éclaireur dans l’implantation du réseau.
- L’Armée du silence. Histoire des réseaux de Résistance en France, 1940-1945, Guillaume Pollack, Tallandier – Ministère des Armées, 2022. Ouvrage de référence situant l’action de Johnny dans l’ensemble des réseaux de renseignement, utile pour comprendre l’arrière-plan opérationnel des missions de Milon.
Références internet
- Mémorial national des marins – Aux Marins. Fiche « Jean Milon » mentionnant identité, contexte de la disparition et décorations, avec la mention officielle « Mort pour la France ». https://memorial-national-des-marins.fr/crypte-gg/6652-milon-jean memorial-national-des-marins.fr
- Musée de la Résistance en ligne. Notice toponymique « Rue Jean-Milon (Rennes) » rappelant sa biographie, son rôle au sein de Johnny et les circonstances de sa disparition en mer en avril 1941.
- https://museedelaresistanceenligne.org/media11326-Rue-Jean-Milon-Rennes-Ille-et-Vilaine Musée de la Résistance en Ligne
- Wiki-Rennes. Synthèse locale sur son parcours, depuis la Marine jusqu’à l’équipe fondatrice du réseau Johnny et la tentative de retour par mer. https://www.wiki-rennes.fr/De_Rennes_aux_Forces_Fran%C3%A7aises_Libres wiki-rennes.fr
- Dossier d’homologation cotes SHD
Réseau Johnny : SHD, GR 17 P 154 ; dossiers personnels d’agents : SHD, GR 28 P 4 221. Mention « Mort pour la France » signalée par la base « Aux Marins », renvoyant à des mentions du Service historique de la Marine. FranceArchives+1