Gaston VALOIS, né le 20 décembre 1888 à Fontaine (France), mort le 29 novembre 1943 à Grenoble (France)
Gaston Valois effectue ses études de médecine et s’établit comme médecin généraliste dans la région grenobloise. Homme de convictions, il s’engage très tôt dans la vie politique locale et devient maire de Fontaine et conseiller général de l’Isère sous l’étiquette socialiste.
Dès 1940, il refuse la défaite et le régime de Vichy. Son cabinet médical devient rapidement une plaque tournante pour les premiers patriotes. Il participe à la fondation du mouvement Libération-Sud en Isère et s’attache immédiatement à la création d’une branche armée.
Il est l’un des chefs départementaux du mouvement Libération-Sud et le fondateur du Corps-franc de l’Isère.
Missions et actions
Le docteur Valois est le pivot de la structuration du Secteur 3 (Rive gauche de l’Isère). Il organise le recrutement, le financement et l’armement des premiers groupes de choc.
Son autorité morale et ses réseaux politiques lui permettent de fédérer des profils variés pour préparer l’insurrection. Il supervise les premiers sabotages industriels et ferroviaires dans la banlieue de Grenoble.
En 1943, il travaille à l’unification des forces paramilitaires au sein de l’Armée Secrète (AS), devenant l’un des responsables les plus traqués par les services de répression italiens puis allemands.
Arrestation / évasion / déportation
Le 27 novembre 1943, lors de la “Saint-Barthélemy grenobloise”, une vague d’arrestations décime les cadres de la Résistance. Gaston Valois est capturé par la Gestapo. Conduit à l’hôtel de la Division, siège de la police allemande, il subit des interrogatoires brutaux. Pour ne pas risquer de livrer ses secrets sous la torture, il se donne la mort dans sa cellule le 29 novembre 1943.
Camarades de combat
Il était étroitement lié à Jean Perrot et aux cadres du mouvement Combat en Isère.
Décorations
- Légion d’honneur : Chevalier par décret du 14 janvier 1948 à titre posthume (Source : Base Léonore).
- Médaille de la Résistance avec rosette à titre posthume par décret du 3 octobre 1946 JO 13 octobre 1946 source ordre de la Libération.
- Côte du dossier : 1O61642
Lieux de mémoire
De nombreuses rues, places et établissements portent son nom en Isère, notamment à Grenoble et Fontaine. Son nom est gravé au Mémorial de la Résistance de l’Isère.
Références bibliographiques
La Résistance en Isère, Claude Muller, Éditions de l’Atelier. Cet ouvrage détaille le rôle politique et militaire de Valois dans la cuvette grenobloise.
Références internet
Maitron Fusillés et Exécutés Notice biographique détaillée sur Gaston Valois. https://fusilles-40-44.maitron.fr/
Dossier d’homologation consulté : oui – cote SHD : GR 16 P 584145