Gaston VALOIS, né le 6 mars 1888 à Grenoble (Isère), mort le 29 novembre 1943 à Grenoble (Isère)
Gaston Valois est docteur en médecine. Son ancrage dauphinois et son activité professionnelle l’installent durablement dans le département de l’Isère, où il est aussi engagé dans la vie publique avant-guerre, ce qui lui donne un réseau relationnel utile quand la clandestinité s’organise.
Il entre dans la Résistance en Isère et devient l’une des figures de la structuration locale, jouant un rôle d’animateur et de coordinateur à mesure que les mouvements s’unifient. Il est notamment associé à la mise en place d’instances de coordination et à la consolidation d’une organisation qui articule action civile et action armée.
Appartenance à un réseau ou mouvement
Il est rattaché à la Résistance non communiste en Isère et apparaît comme un responsable départemental dans la dynamique d’unification des mouvements, en lien avec l’Armée secrète et les structures issues des MUR. Plusieurs sources convergentes le placent au cœur de la coordination iséroise au moment de la répression de novembre 1943.
Missions et actions
Son rôle est décrit comme celui d’un organisateur, pivot de la structuration résistante dans l’Isère, notamment dans l’animation d’un secteur et la mise en place d’outils clandestins. Des documents de contexte sur la Résistance en Isère le citent comme l’un des responsables au moment des arrestations massives de la « Saint-Barthélemy grenobloise ».
La mémoire locale le rattache aussi à des actions de sabotage dans l’agglomération grenobloise à l’automne 1943.
Arrestation / évasion / déportation
Il est arrêté à Grenoble fin novembre 1943, dans le contexte de l’opération répressive appelée « Saint-Barthélemy grenobloise ». Il meurt le 29 novembre 1943 à Grenoble ; la notice de référence retient une mort par suicide.
Camarades de combat
Les sources de contexte le situent dans un environnement de responsables résistants isérois (mouvements unifiés, Armée secrète, réseaux et cadres locaux), mais sans fournir, dans les bases officielles consultées ici, une liste nominative stable et directement attribuée à son action quotidienne. Les mentions nominatives rencontrées relèvent surtout d’ensembles documentaires (comités, états-majors, responsables de secteurs) et nécessitent un traitement par dossiers d’archives pour être publiées de manière exhaustive.
Décorations
- Légion d’honneur
- Médaille de la Résistance française avec rosette, à titre posthume, par décret du 3 août 1946, paru au Journal officiel le 13 octobre 1946 ;
- Croix de guerre,
- la cote de dossier indiquée est 1O61642 (Ordre de la Libération – base des médaillés de la Résistance).
existe dans des bases mémorielles non officielles consultées, mais elles ne sont pas confirmées ici par une notice nominative de la Base Léonore ni par une décision nominative retrouvée sur Légifrance au cours de cette recherche ; elles ne sont donc pas retenues comme établies dans ce portrait.
Le lien officiel de consultation de la notice de la Médaille de la Résistance (Ordre de la Libération) figure en références internet.
Lieux de mémoire
Gaston Valois est explicitement mentionné sur des parcours mémoriels grenoblois liés à la répression de novembre 1943, et son nom apparaît dans la signalétique mémorielle de la ville autour des victimes de la « Saint-Barthélemy grenobloise ». Aucune liste exhaustive de voies ou d’établissements portant son nom n’a été confirmée dans les bases officielles nationales consultées au cours de cette recherche.
Références bibliographiques
Gaston Valois, la République à en mourir Gil Emprin, Éditions du Musée de la Résistance et de la Déportation de l’Isère, 2013. Cet ouvrage de la collection « Parcours de résistants » propose une biographie resserrée et documentée, centrée sur l’engagement, la structuration des réseaux et la séquence répressive de 1943 à Grenoble. Le lecteur y trouvera un récit contextualisé, adossé aux archives et à la mémoire locale, utile pour comprendre les mécanismes d’unification de la Résistance en Isère. Il éclaire aussi les usages mémoriels autour de la figure de Valois.
1939-1945 – Grenoble en Résistance Olivier Cogne, Jean-Claude Duclos, Olivier Ihl, Jacques Loiseau, Le Dauphiné Libéré, 2015. Ce livre offre un cadre général sur la ville et le département en guerre, avec une attention particulière aux réseaux, aux formes d’action clandestine et à la répression. Il permet de replacer l’itinéraire de Valois dans l’écosystème résistants grenoblois et isérois. Le lecteur peut y attendre une synthèse accessible, nourrie de travaux d’historiens et de ressources muséales.
La traque de la Résistance – La « Saint-Barthélemy grenobloise » (ouvrage ou dossier associé à une production documentaire), Éditions du Musée de la Résistance et de la Déportation de l’Isère, 2013. Cette référence traite prioritairement de la séquence répressive de novembre 1943 et des mécanismes de traque, d’arrestation et de démantèlement. Elle sert à comprendre l’arrière-plan immédiat de la mort de Valois et les logiques de la répression allemande et de ses auxiliaires. Le lecteur y trouvera une approche centrée sur l’événement, ses acteurs et ses conséquences locales.
Références internet
Maitron (base « Fusillés, exécutés, massacrés 1940-1944 ») Notice biographique nominative donnant l’état civil, la profession, l’engagement résistant, et la qualification de la mort dans le contexte répressif de novembre 1943. Cette notice est la colonne vertébrale factuelle pour la naissance, le décès et la caractérisation de la fin de vie.
https://fusilles-40-44.maitron.fr/valois-gaston-germain-victor-pseudonymes-dans-la-resistance-docteur-gamma-hoche/
Ordre de la Libération (Médaille de la Résistance) Entrée de la base officielle des médaillés, précisant le type de médaille (avec rosette), le caractère posthume, la date du décret, la date de parution au Journal officiel, ainsi que la cote de dossier. Sert de source officielle pour la décoration.
https://www.ordredelaliberation.fr/fr/medailles?fulltext=&page=6220
Grenoble.fr (pages mémorielles municipales) Présentation de la mémoire résistante locale, avec rappel du rôle de Valois et des circonstances générales d’arrestation et de répression à Grenoble. Utile pour la dimension mémorielle et les repères urbains de commémoration.
https://www.grenoble.fr/546-de-pierre-ruibet-a-julius-zerman.htm
Dossier d’homologation consulté : oui/non – cote SHD
Non. Aucune cote de dossier individuel SHD (type GR 16 P) n’a été retrouvée pour Gaston Valois dans le cadre de cette recherche en ligne ; seule une cote de dossier relative à la Médaille de la Résistance est fournie par la base de l’Ordre de la Libération (1O61642).
Observations orthographiques sur le nom du résistant, sur les divergences de chiffrages, sur les conditions de sa mort, sur les recherches sur l’absence de décorations
Le nom est stable dans les bases consultées : « Gaston Valois ». La date et le lieu de naissance (6 mars 1888, Grenoble) et la date et le lieu de décès (29 novembre 1943, Grenoble) concordent entre la notice de référence biographique et l’entrée de la Médaille de la Résistance.
La qualification de la mort comme suicide est explicitement retenue par la notice biographique de référence ; d’autres récits mémoriels existent mais ne sont pas nécessaires pour établir le fait principal.
Pour les décorations autres que la Médaille de la Résistance, des mentions existent sur des sites mémoriels non officiels ; faute de confirmation nominative dans Léonore ou par un texte nominatif identifié sur Légifrance durant cette recherche, elles ne sont pas intégrées comme acquises. Aucune photo d’époque nominativement attribuée à Gaston Valois n’a été retrouvée dans les bases officielles consultées.
Sources consultées le 9 février 2026
- Maitron Résistance (base « Fusillés, exécutés, massacrés 1940-1944 ») : notice nominative utilisée pour l’état civil, la profession et la mort.
- Fondation de la Résistance / Musée de la Résistance en ligne : consultation de documents et pages de contexte sur l’Isère résistante et la séquence répressive.
- Musée de la Résistance en ligne (site) : consultation du portail et de documents PDF mentionnant Valois dans les structures résistantes iséroises.
- Mémoire des Hommes : absence confirmée après consultation (aucune notice nominative pertinente retrouvée via recherche en ligne pour ce profil).
- Musée de la Résistance de Champigny-sur-Marne (site) : absence confirmée après consultation (aucune notice nominative trouvée au cours de cette recherche).
- Ordre de la Libération : consultation de la base officielle des médaillés de la Résistance pour confirmation et datation de la décoration.
- Base Léonore – Légion d’honneur : absence confirmée après consultation (aucun dossier nominatif retrouvé dans le cadre de cette recherche).
- Gallica BnF : absence confirmée après consultation (aucun résultat directement exploitable et nominatif retenu ici).
- Service Historique de la Défense – SHD (inventaires en ligne) : absence confirmée après consultation (aucune cote individuelle type GR 16 P retrouvée pour Valois via les accès consultés).
- Légifrance : consultation effectuée sans identification d’un texte nominatif pertinent pour Valois dans le cadre de cette recherche.
- Chemins de mémoire (Ministère des Armées) : consultation pour les éléments mémoriels liés à Grenoble et à la « Saint-Barthélemy grenobloise ».
- Grenoble.fr (site municipal) : consultation pour la dimension mémorielle locale et les repères de commémoration.