Marcel MARIOTTE, né en 1918 mort en 1981
Marcel Mariotte est présenté comme étudiant puis docteur en médecine. Les sources de contexte le situent dans la Bièvre et le secteur de Chambaran, où il devient une figure de commandement des maquis et des groupes francs.
Engagement dans la Résistance
Après la répression de novembre 1943 et la nécessité de recomposer les cadres, il est donné comme succédant à la tête du secteur 3 de l’Isère, dans une phase où l’organisation s’oriente vers des unités mobiles offensives (groupes francs) et la montée en puissance des maquis.
Appartenance à un réseau ou mouvement
Il est rattaché à l’Armée secrète et au dispositif FFI du secteur 3 (basse Isère et Chambaran), avec une responsabilité de commandement sur des groupes locaux fédérés.
Missions et actions
Des témoignages publiés par le Musée de la Résistance en ligne décrivent un regroupement de plusieurs groupes francs (Tullins, L’Albenc, Vinay, Saint-Marcellin) « sous les ordres du commandant Mariotte », ce qui renseigne sur l’architecture opérationnelle : unités locales d’une vingtaine d’hommes, coordonnées à l’échelle du secteur pour des actions de sabotage, de contrôle du terrain et de harcèlement, en évitant les affrontements frontaux lorsque l’armement est insuffisant.
À l’automne 1944, une notice attestée indique que les hommes du maquis de Chambaran intègrent officiellement le Bataillon de Marche n° 4 et y constituent une « Compagnie Chambaran » ; Mariotte est alors mentionné comme adjoint du chef de bataillon (colonel Buttin), ce qui marque le passage de la clandestinité à l’intégration militaire régulière.
Arrestation / évasion / déportation
Aucun élément confirmé, dans les bases officielles consultées ici, ne permet d’établir une arrestation, une évasion ou une déportation pour Marcel Mariotte. Cette rubrique n’est donc pas renseignée.
Camarades de combat
Les documents consultés nomment des cadres militaires au moment de l’intégration (colonel Buttin) et renvoient à une structuration par groupes locaux (Tullins, L’Albenc, Vinay, Saint-Marcellin). Ils ne permettent pas, à eux seuls, de dresser une liste nominative exhaustive des compagnons de combat de Mariotte sans recourir à des dossiers d’archives individuels ou à des historiques d’unités plus détaillés.
Retour à la vie civile
Une information communale accessible sur Wikipédia indique qu’il fut maire de Saint-Siméon-de-Bressieux à plusieurs reprises après-guerre. Cette information n’a pas été confirmée, dans le cadre de cette recherche, par une base officielle nationale ; elle est donc signalée comme provenant de Wikipédia.
Décorations
- Médaille de la résistance par décret du 10 Janvier 1947 JO 11 Janvier 1947
- Côte du dossier : 1O41721
- Croix de Guerre
Une photographie conservée et décrite (via Wikimedia Commons, provenance Musée de la Résistance et de la Déportation de l’Isère) mentionne une remise de la Croix de guerre au commandant Mariotte à Lyon, place des Terreaux.
Cette source, liée à une institution muséale, atteste au minimum l’existence publique d’une remise de décoration, mais ne remplace pas un décret nominatif. (Wikimedia Commons – description de cliché muséal).
Aucune confirmation nominative de Légion d’honneur n’a été retrouvée dans la Base Léonore lors de cette recherche.
Lieux de mémoire
Le collège « Marcel Mariotte » est mentionné comme établissement portant son nom à Saint-Siméon-de-Bressieux. Cette information provient d’une page Wikipédia communale et d’un document du Ministère de l’Éducation nationale listant des établissements ; la dénomination de l’établissement est donc solidement établie, même si la biographie détaillée reste à compléter par archives.
Références bibliographiques
La bataille du Chambaran : section 3 de l’Armée secrète de l’Isère : témoignages Pierre Deveaux, Presses Universitaires de Grenoble, 1994.
Ouvrage de référence pour comprendre la structuration du secteur 3, les formes d’action (groupes francs, camps, liaisons) et la montée en puissance du maquis de Chambaran. Le lecteur y trouvera des témoignages et une mise en contexte utile pour situer le rôle d’un chef de secteur comme Mariotte. C’est une base pour recouper les récits et préciser les chronologies locales.
Vercors citadelle de liberté Paul Dreyfus, Éditions De Borée, 2007.
Même si centré sur le Vercors, le livre éclaire les dynamiques régionales, les réseaux de l’Armée secrète et les articulations entre maquis voisins, dont Chambaran. Le lecteur peut y attendre une narration synthétique et documentée, utile pour replacer l’action du secteur 3 dans un environnement opérationnel plus large.
Grenoble et le Vercors (ouvrage collectif / direction éditoriale), Presses universitaires (édition consultée via index en ligne), 2010 (référence indicative).
L’index en ligne mentionne explicitement « Mariotte Marcel (1918-1981) » comme chef du secteur 3, ce qui montre l’intégration du personnage dans une littérature historique. Le lecteur y trouvera une approche scientifique, structurée, et des renvois internes permettant d’identifier les passages utiles. La consultation de l’ouvrage complet est recommandée pour extraire les pages et les citations nécessaires à une notice biographique publiée.
Références internet
Musée de la Résistance en ligne (Fondation de la Résistance) Notice expliquant l’intégration du maquis de Chambaran au Bataillon de Marche n° 4 et mentionnant le rôle de Mariotte comme adjoint du chef de bataillon. Utile pour établir le passage à l’armée régulière et la chronologie de septembre 1944.
https://museedelaresistanceenligne.org/media6650-Intgration-du-maquis-de-Chambaran-la-1re-Arme
Musée de la Résistance en ligne (Fondation de la Résistance) – dossier PDF « Antoine Bordignon » Témoignage décrivant la structuration des groupes francs du secteur Chambaran et leur coordination « sous les ordres du commandant Mariotte ». Source précieuse pour la compréhension concrète des effectifs, de la logique d’action et des implantations locales.
https://museedelaresistanceenligne.org/musee/doc/pdf/280.pdf
Département de l’Isère (document institutionnel – communiqué PDF)
Document public rappelant la succession de commandement à la tête du secteur 3 et la transformation des maquis en groupes francs, dans une logique de sabotage et d’action mobile. Sert à conforter le rôle de Mariotte dans la réorganisation du secteur.
Wikimedia Commons (provenance Musée de la Résistance et de la Déportation de l’Isère) Fiche d’un cliché décrivant une remise de la Croix de guerre au commandant Mariotte à Lyon. Utile pour la mémoire iconographique et l’attestation d’une cérémonie publique, mais ne remplace pas un décret.
https://commons.wikimedia.org/wiki/File:M0998_91_07_487_Paulette_Jaquier_Chambarand.jpg
Dossier d’homologation consulté : oui/non – cote SHD
Non. Aucune cote SHD de dossier individuel (type GR 16 P) n’a été retrouvée pour Marcel Mariotte dans les accès consultés en ligne.
Observations orthographiques sur le nom du résistant, sur les divergences de chiffrages, sur les conditions de sa mort, sur les recherches sur l’absence de décorations
Le patronyme « Mariotte » est stable. Les éléments d’état civil complets (date et lieu de naissance, date et lieu de décès) n’ont pas été retrouvés dans les bases officielles nationales consultées ; seule une plage chronologique 1918-1981 apparaît sur Wikipédia, ce qui ne permet pas, en l’état, d’ouvrir la fiche par une formule entièrement conforme aux exigences d’état civil. Les fonctions résistantes (chef du secteur 3, commandant du bataillon/maquis de Chambaran, intégration au BM 4) sont, elles, solidement attestées par des notices et documents publiés par le Musée de la Résistance en ligne et par un document institutionnel du Département de l’Isère. Concernant les décorations, l’existence d’une remise de Croix de guerre est documentée par une photographie décrite ; aucun décret nominatif n’a été retrouvé dans cette recherche, et aucune confirmation de Légion d’honneur n’a été obtenue via Léonore. Une photo d’époque liée à une institution muséale a été identifiée (voir références internet).
Sources consultées le 9 février 2026
- Maitron Résistance : absence confirmée après consultation (pas de notice nominative exploitée ici pour Marcel Mariotte).
- Fondation de la Résistance / Musée de la Résistance en ligne : consultation de notices et dossiers PDF établissant les fonctions et l’intégration au BM 4.
- Musée de la Résistance en ligne (site) : consultation de la notice « intégration » et d’un dossier de témoignage citant Mariotte comme commandant.
- Mémoire des Hommes : absence confirmée après consultation (aucune notice nominative pertinente retrouvée via recherche en ligne).
- Musée de la Résistance de Champigny-sur-Marne (site) : absence confirmée après consultation (aucune notice nominative trouvée).
- Ordre de la Libération : absence confirmée après consultation (aucune entrée nominative consultée ici pour Mariotte).
- Base Léonore – Légion d’honneur : absence confirmée après consultation (aucun dossier nominatif retrouvé pour Mariotte dans le cadre de cette recherche).
- Gallica BnF : absence confirmée après consultation (aucun résultat directement exploitable et nominatif retenu ici).
- Service Historique de la Défense – SHD : absence confirmée après consultation (aucune cote individuelle type GR 16 P retrouvée pour Mariotte via les accès consultés).
- Légifrance : consultation effectuée sans identification d’un texte nominatif pertinent pour Mariotte dans le cadre de cette recherche.
- Wikipédia : consultée uniquement pour l’indication 1918-1981 et des éléments municipaux, signalés comme non confirmés officiellement.
- Ministère de l’Éducation nationale : consulté pour l’attestation de l’existence d’un collège « Marcel Mariotte ».