André VALOT (« lieutenant Stephen »), né dans l’Yonne en 1917
https://www.museedelaresistanceenligne.org/personnedetail.php?id=18251
Ingénieur forestier de formation, spécialiste des transports par câbles, André Valot est affecté en février 1943 à l’exploitation d’Ambel, où il apporte son expertise technique.
Sous le nom de guerre « lieutenant Stephen », il rejoint le camp C1 et devient l’un des piliers de l’encadrement, au carrefour des nécessités civiles (exploitation du bois) et des impératifs clandestins (sécurité, liaisons, approvisionnements).
Cadre du camp C1/Ambel, intégré au dispositif FFI du Vercors, il agit dans la compagnie Bourdeaux (« Fayard ») et témoigne après-guerre au sein de l’ANPCVV.
Il organise et fait fonctionner les installations de câbles pour l’extraction et le transport du bois, couverture essentielle des activités clandestines. Son rôle opérationnel et ses observations seront au cœur de son ouvrage publié en 1946 (rééd. 1985, 1991).
Arrestation / évasion / déportation
Aucune arrestation ni déportation n’a été retrouvée dans les bases publiques consultées ; il participe à la dispersion et survivra à la guerre.
Camarades de combat
Il travaille en binôme avec « Fayard » (Louis Bourdeaux) et le sous-directeur Pierre Brunet ; ses textes citent les responsables civils et militaires du massif.
Retour à la vie civile
Après-guerre, il publie Vercors, premier maquis de France, texte majeur de la mémoire d’Ambel ; sa présence à des cérémonies commémoratives d’Ambel est attestée.
Décorations
Aucune décoration personnelle n’a été confirmée pour André Valot dans les bases officielles consultées en ligne (Ordre de la Libération – médaillés ; Léonore).
Lieux de mémoire
Aucun lieu portant son nom n’a été identifié ; sa figure est fortement associée au site d’Ambel et à la littérature de témoignage.
Références bibliographiques
- Vercors, premier maquis de France, Lieutenant Stephen [André Valot], ANPCVV, 1991 (rééd. de l’éd. Viau, Buenos-Aires, 1946). Témoignage fondateur sur Ambel, précis sur l’organisation matérielle et la chronologie 1942-1943 ; utile pour recouper les rôles de Brunet et de Bourdeaux.
- La construction de la mémoire du maquis du Vercors, Gilles Vergnon, Vingtième Siècle, 1996. Analyse des enjeux mémoriels autour du Vercors ; situe l’ouvrage de Valot dans les débats historiographiques.
- Vercors 1944. Resistance in the French Alps, Peter Lieb, Osprey, 2012. Repères opérationnels et cartographiques ; vision d’ensemble des unités FFI et des secteurs tenus au moment de la bataille.
Références internet
- Pionniers du Vercors – Bulletins. Notices, discours d’André Valot (« Stephen ») et renvois bibliographiques ; contextualisation des cérémonies d’Ambel. https://www.vercors-resistance.fr/les-bulletins-de-lassociation-2/ ; https://www.vercors-resistance.fr/en/the-associations-newsletters/
- Musée de la Résistance en ligne – Parcours Vercors. Dossiers thématiques citant et utilisant l’ouvrage de Valot pour la partie Ambel et la dispersion. https://museedelaresistanceenligne.org/expo.php?expo=89&theme=187
https://museedelaresistanceenligne.org/expo.php?expo=89&stheme=369&theme=187
Criminocorpus – Article « Viols nazis en Drôme (1944) ». Extraits et usage critique de témoignages, dont des citations attribuées au « lieutenant Stephen » ; utile pour jauger les récits et leur réception. https://journals.openedition.org/criminocorpus/8191
Avertissement sur les données d’état civil
Pour Louis Bourdeaux (« Fayard »), seule l’année et le département de naissance sont aujourd’hui établis dans des publications de référence (1899, Jura). Les dates et lieux précis de naissance et de décès de Brunet et Valot n’ont pas été retrouvés dans les bases publiques ouvertes ; des recherches nominatives en archives d’état civil ou dossiers d’homologation FFI (SHD, série GR 16 P) seraient nécessaires.