Henri SÈVENET est né le 3 novembre 1914 à Chédigny (Indre-et-Loire) et est décédé le 20 juillet 1944 à Lacombe Henri Paul SÉVENET, né le 3 novembre 1914 à Chédigny (Indre-et-Loire, France), mort le 20 juillet 1944 à La Galaube (secteur de Lacombe, Aude, France)
Henri Sévenet est mentionné comme ingénieur et recruté très tôt par le Special Operations Executive (SOE) britannique, service chargé des actions clandestines en Europe occupée. Les bases consultées ne donnent pas d’éléments publics vérifiables sur sa scolarité, son établissement de formation ou son parcours professionnel avant-guerre, au-delà de cette qualification d’ingénieur.
Engagement dans la Résistance
Dès 1941, Henri Sévenet est intégré dans la logique d’action clandestine alliée via le SOE. Il agit en lien avec des objectifs de structuration, d’armement et de soutien aux groupes combattants en zone sud.
Son pseudonyme de Résistance le plus constant dans les sources consultées est « Commandant Mathieu ».
Les sources convergent pour le placer au cœur du dispositif SOE dans le Tarn et les départements voisins, et comme cofondateur d’un grand maquis régional.
Il apparaît comme le créateur et dirigeant d’un circuit présenté comme « réseau Détective », actif dans l’Aude et le Tarn, et lié à l’organisation de sabotages et de parachutages.
Missions et actions
Les éléments les mieux documentés concernent son rôle de préparation logistique et d’armement des maquis. Il est décrit comme ayant pris part à la conception, puis à la mise en puissance du Corps franc de la Montagne Noire, dont il est présenté comme cofondateur.
Son appartenance au SOE est explicitement associée à l’ampleur et à la régularité des parachutages (armes, équipement, matériel) destinés aux groupes du Tarn, mais aussi à l’Ariège et à la Haute-Garonne.
Une séquence précise est donnée : retour en France en octobre 1943, préparation de l’armement, naissance du Corps franc de la Montagne Noire au printemps 1944, multiplication des parachutages au printemps 1944, puis attaque allemande au camp de La Galaube le 20 juillet 1944.
Arrestation / évasion / déportation
Aucune arrestation, évasion ou déportation n’est confirmée dans les bases obligatoires consultées. Les sources consultées décrivent sa mort au combat lors d’une attaque allemande.
Camarades de combat
Les sources évoquent des contacts et coopérations opérationnelles autour de la structuration du Corps franc de la Montagne Noire, notamment avec Roger Mompezat, et la présence d’un opérateur radio (major Richardson) dans l’équipe déployée.
D’autres acteurs sont mentionnés comme participant à la chaîne logistique (transport d’armes), sans que les bases consultées permettent d’établir ici une liste nominative exhaustive et vérifiée.
Retour à la vie civile
Sans objet : Henri Sévenet meurt en juillet 1944.
Décorations
- Médaille de la Résistance avec rosette à titre posthume par décret du 24 Avril 1946 JO 17 Mai 1946 (source ordre de la libération).
- Côte du dossier : 1O57965
Aucune autre décoration nominativement attribuée à Henri Sévenet n’a été confirmée dans les bases officielles consultées
- Chevalier de la Légion d’honneur
- Croix de guerre 1939-1945
- Citation militaire britannique .
Ces décoration figurent sur Wikipédia et sont vraisemblables.
Lieux de mémoire
Les sources consultées indiquent son inhumation à Escoussens (Tarn, France). Aucun relevé certain (rue, établissement, place) portant son nom n’a été retrouvé dans les bases obligatoires consultées au moment de cette recherche.
Références bibliographiques
Des Anglais dans la Résistance. Le Service Secret Britannique d’Action (SOE) en France 1940-1944, Michael Foot (édition annotée par Jean-Louis Crémieux-Brilhac), Tallandier, 2008. Ouvrage de référence sur l’action du SOE en France. Il permet de replacer une mission SOE comme celle attribuée à Henri Sévenet dans le fonctionnement général des circuits, les logiques de parachutages, les liaisons et les contraintes de clandestinité. Utile pour comprendre le cadre opérationnel et les méthodes, même quand la biographie individuelle n’est pas le cœur du livre.
Le Corps franc de la Montagne noire : journal de marche avril-septembre 1944, Roger Mompezat, Association des Anciens du CFMN, 1994. Journal de marche centré sur l’activité d’un maquis régional majeur. Il éclaire la chronologie des opérations, l’organisation interne, l’instruction, l’armement, ainsi que les combats de l’été 1944. Indispensable pour contextualiser la période et vérifier l’enchaînement des actions autour de la Montagne Noire.
Les Maquis de la Libération (1942-1944), Pierre Montagnon, Pygmalion, 2000.
Synthèse nationale sur les maquis, leurs formes d’émergence, leur montée en puissance et leurs actions. Donne des repères sur les structures (AS, MUR, FFI), les besoins en armes, les liens avec Londres/Alger, et les modes d’action (sabotage, embuscades, libérations locales), utiles pour situer le cas tarnais.
Références internet
Musée de la Résistance en ligne Fiche nominative structurée donnant l’état-civil connu (naissance), l’alias, les lieux d’action, et un récit circonstancié des missions et de la mort au camp de La Galaube. Source centrale pour établir les éléments sûrs (date et lieu de naissance, alias, rôle SOE, chronologie 1943-1944, circonstances du décès). https://www.museedelaresistanceenligne.org/personnedetail.php?id=46222
Mémoire Vive de la Résistance Article thématique sur un circuit de Résistance présenté comme créé et dirigé par Henri Sévenet, avec un récit des actions (sabotages, parachutages) et l’épisode de la mort lors de l’attaque de juillet 1944. Source utile pour comprendre la structuration locale telle que présentée par cette association mémorielle. https://mvr.asso.fr/le-reseau-detective/
Dossier d’homologation consulté : oui/non – cote SHD
Non. Aucune cote de dossier d’homologation nominatif n’a été identifiée dans les sources SHD librement accessibles en ligne au moment de la recherche.
Observations
L’alias « Commandant Mathieu » est stable dans les sources consultées. Le toponyme « La Galaube » est donné comme lieu de l’attaque et du décès ; l’indication « secteur de Lacombe (Aude) » est retenue car La Galaube est présentée comme base attaquée et associée au secteur local. Aucune information d’état-civil complémentaire (parents, études détaillées) n’est confirmée dans les bases obligatoires consultées.
Suivi de recherche
Sources consultées le 25 février 2026
SHD (site) : recherches d’orientation, aucune cote nominative d’homologation identifiée dans les sources ouvertes consultées.
Mémoire Vive de la Résistance : consultation d’un article thématique attribuant à Henri Sévenet la création/direction d’un circuit et décrivant des actions et la mort en juillet 1944.
Musée de la Résistance en ligne : consultation de la fiche nominative et du PDF pour l’état-civil (naissance) et le récit des missions et du décès.
Maitron Résistance (Fusillés 1940-1944) : tentative d’accès à la page dédiée, site inaccessible (erreur 403) au moment de la recherche.
Ordre de la Libération, Base Léonore, Mémoire des Hommes, Gallica, Légifrance : recherches par mots-clés réalisées, sans résultat nominatif probant sur des décorations attribuées à Henri Sévenet dans les pages consultables.