La flamme de la résistance ne doit pas s'éteindre...

viaduc de Bussy‑Varache

Le 13 mars 1943, dans la nuit, neuf résistants FTP menés par Georges Guingouin, dit « Raoul »  placent environ 30 kg de dynamite dans un conduit haut d’une pile du viaduc de Bussy‑Varache, sur la ligne Limoges–Ussel.

À 2h30, la déflagration détruit une pile et deux arches, sectionnant durablement la voie ferrée et suspendant l’acheminement du ravitaillement allemand. Le viaduc ne sera reconstruit qu’après la guerre

  • Cible logistique majeure : la ligne Limoges‑Ussel était vitale pour la circulation du matériel et des troupes allemandes dans le centre de la France .
  • Interruption prolongée : la destruction partielle du viaduc causa un blocage du trafic ferroviaire pendant toute la guerre, infligeant un sérieux revers à l’occupant

3. Acteurs et pertes

  • Commandement : Georges Guingouin (chef FTP, « préfet du maquis ») organise et supervise l’action avec un commando local
  • Victimes : on ne mentionne pas de morts spécifiques parmi les résistants lors de cette action, mais l’impact matériel et symbolique fut majeur.

4. Conséquences

  • Affaiblissement de l’occupant : ralentissement des réquisitions et du ravitaillement.
  • Effet démoralisant : renforce la légende de Guingouin et galvanise la Résistance régionale.
  • Réaction allemande : intensification de la répression en Limousin, avec cantonnement de troupes, contrôles renforcés et rafles .

5. Lieux de mémoire

  • Commune d’Éymoutiers (Haute‑Vienne) : plaque commémorative à la gare rappelant la destruction du viaduc dans la nuit du 12 au 13 mars 1943
  • Musée de la Résistance de Limoges : présente des archives, photographies, dont celle de l’explosion du viaduc .
  • Rues et établissements :
    • Rue Georges‑Guingouin à Limoges (ville natale régionale).
    • Lycée Georges‑Guingouin à… (vérifiez dans votre environnement local).
    • Jardin ou espace public portant son nom souvent à Limoges, symbole de sa stature mémorielle.
  • Mont Gargan : stèle au sommet en mémoire de la bataille de juillet 1944, que Guingouin organisa en Limousin

6. Références bibliographiques

  • Quatre ans de lutte sur le sol limousin, Georges Guingouin, Le Puy Fraud éditeur, 1974 (réédition 2015). Récit autobiographique : organisation des maquis, sabotages clés (dont Bussy‑Varache), relations avec la population et l’occupant.
  • Georges Guingouin, Premier Maquisard de France, Georges Guingouin & Gérard Monédiaire, Éditions Lucien Souny, 1983. Témoignages croisés de Guingouin et d’un historien local, éclairant sa stratégie et sa légende.
  • Georges Guingouin, les Écrits et les Actes, Marcel Parent, Le Temps des Cerises, 2006. Analyse critique des actions et écrits du résistant, replacés dans la mémoire collective et historique.
  • Une légende du maquis : Georges Guingouin, du mythe à l’histoire, Fabrice Grenard, Tallandier, 2020. Étude contemporaine cherchant à séparer la réalité historique de la mythification entourant Guingouin.
  • Les cinq noms de Résistance de Georges Guingouin, Armand Gatti, Éditions Le Bruit des Autres / Cercle Gramsci Limoges, 2006. Ouvrage poétique, expérimentant le récit épique et la mémoire.

7. Références internet

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