La flamme de la résistance ne doit pas s'éteindre...

Sabotage des dépôts de locomotives(Vosges, 1944) :

En 1944, dans le cadre des actions menées par Résistance‑Fer (le réseau des cheminots résistants SNCF), plusieurs dépôts de locomotives sont ciblés via l’injection de matières abrasives (sable, particules métalliques ou acides) dans les cylindres des machines. L’objectif : les rendre inutilisables, provoquer la casse mécanique et ainsi paralyser le trafic militaire allemand 

De tels sabotages ont été constatés en Grand Est, en parallèle des opérations d’immobilisation massive conduites à Ambérieu-en-Bugey ou Oullins, typiques du plan Vert mis en œuvre avant le Débarquement 

Acteurs

  • Cheminots clandestins constituent la colonne vertébrale de Résistance‑Fer, organisant ces sabotages avec précision, souvent la nuit, dans l’enceinte des dépôts 
  • Risques encourus : arrestations, déportations ou exécutions ; en effet, 150 agents Résistance‑Fer furent fusillés et 500 déportés, avec moitié de décès.

Conséquences

  • Les locomotives tombent en panne sèche, laissent incapables les convois allemands de circuler, et paralysent l’évacuation logistique.
  • Ces actions s’inscrivent dans la stratégie générale du Plan Vert, visant à bloquer les lignes ferroviaires stratégiques avant et après le Débarquement allié en juin 1944 

Lieux de mémoire

  • À Vittel, aucune plaque ni monument spécifique au dépôt ferroviaire n’est visible à ce jour.
  • Cependant, la gare subsiste encore, et la mémoire de Résistance‑Fer se trouve illustrée ailleurs :
    • Dépot d’Ambérieu, aujourd’hui commémoré ;
    • Locomotive SNCF CC 6572, rebaptisée Résistance‑Fer en 1976, conservée au Musée Français du Chemin de Fer à Mulhouse .

Bibliographie

Résistance‑Fer, du « réseau » à l’association, Georges Ribeill, Revue d’histoire des chemins de fer, n° 34 (2006). L’intégralité du réseau des cheminots résistants, leurs méthodes techniques et les conséquences humaines des sabotages.

La Bataille du Rail, scénario collectif, film (1946). Reconstitution inspirée des actions de Résistance‑Fer, illustrant la solidarité des cheminots et l’ingénierie du sabotage ferroviaire.

Les sabotages ferroviaires – Plan Vert, Alain Roche, Éditions de la Résistance (2010). Étude détaillée des interruptions de trafic par sabotage, avec une cartographie des dépôts ciblés et de l’impact militaire.

Références internet

Résistance‑Fer (Wikipedia) : présente la formation, l’organisation, les chefs (Jean‑Guy Bernard, Louis Armand), et les méthodes, y compris le sabotage des locomotives via injection . https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9sistance-Fer Wikipédia+1

Localisation des sabotages ferroviaires 1943‑44 (Musée de la Résistance en ligne) : recense des coupures de voies, sabotages techniques et statistiques, confirmant la fréquence et l’efficacité de ces opérations .

https://museedelaresistanceenligne.org/media234-Localisation-des-sabotages-ferroviaires-en-1943-et-1944 museedelaresistanceenligne.org+1

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