Élise RIVET, également connue sous le nom de Mère Marie Élisabeth de l’Eucharistie, est née le 19 janvier 1890 à Draria, Algérie elle est morte le 30 mars 1945 dans le Camp de concentration de Ravensbrück, Allemagne
Élise RIVET est la fille de Néoptalème Rivet, officier de marine et propriétaire terrien, et de Catherine Spenglen, d’origine alsacienne. Après le décès de son père en 1910, elle s’installe avec sa mère à Lyon. Elle travaille alors dans un salon de coiffure.
En 1913, elle entre au postulat de la Congrégation de Notre-Dame de la Compassion à Lyon et prononce ses vœux perpétuels en 1915, prenant le nom de Sœur Marie Élisabeth de l’Eucharistie.
Elle devient maîtresse des novices en 1920, puis est élue supérieure générale de la congrégation en 1933.
Engagement dans la Résistance
Dès septembre 1940, Élise RIVET s’engage activement dans la Résistance.
Elle cache des armes, des munitions et des documents secrets dans le couvent de la Compassion.
Elle accueille et met en sécurité des résistants traqués par la Gestapo.
À partir de 1941, elle oriente son action vers l’aide aux Juifs, participant au sauvetage d’enfants juifs en collaboration avec Damien Tronel du mouvement Combat et le cardinal Gerlier.
Le couvent dirigé par Mère Élise RIVET devient un lieu d’accueil pour des jeunes femmes en difficulté et un centre d’activités clandestines.
Elle y cache des résistants, des armes et des documents, et fournit des faux papiers. Elle participe également au sauvetage d’enfants juifs.
Arrestation et déportation
Le 24 mars 1944, suite à une dénonciation, la Gestapo fait irruption au couvent.
Élise RIVET est arrêtée avec son assistante et emprisonnée à la prison Montluc à Lyon.
Elle est ensuite transférée au camp de Romainville, puis déportée au camp de concentration de Ravensbrück en Allemagne le 14 juillet 1944. Là, elle est soumise aux travaux forcés.
Élise RIVET n’a pas survécu à la guerre. Elle est morte le 30 mars 1945, en se portant volontaire pour aller à la chambre à gaz à la place d’une mère de famille, quelques semaines avant la fin de la guerre.
Camarades de combat
Élise RIVET collabore avec Damien Tronel du mouvement Combat et le cardinal Gerlier pour le sauvetage d’enfants juifs. Elle est également en contact avec Albert Chambonnet, chef régional des Mouvements unis de la Résistance (MUR), qui lui demande d’utiliser le couvent pour stocker des armes et des munitions.
- Croix de guerre 1939-1945, à titre posthume (novembre 1945)
- Médaille des Justes parmi les nations, à titre posthume (1997)
- Procès en béatification ouvert en 1991
- Timbre postal à son effigie émis en 1961
- Procès en béatification ouvert en 1991
- Timbre postal à son effigie émis en 1961
Rues ou lieux de mémoire
- Rue Mère Élise Rivet à Brignais (depuis le 2 décembre 1979)
- Plaque commémorative au 6 rue de l’Antiquaille à Lyon
- Salle Élise Rivet à l’Institut des Sciences de l’Homme de Lyon (1999)
- Institut Thérapeutique Éducatif et Pédagogique Élise Rivet à Lyon
Références bibliographiques
- Une héroïne chrétienne. Mère Élisabeth de l’Eucharistie par André Chagny, Éditions Lyonnaises, 1946, Cet ouvrage retrace la vie et l’engagement d’Élise RIVET, mettant en lumière son courage et sa foi inébranlable..
- Les fronts clandestins : quinze histoires de Justes, par Paul Greveillac, edt Nicolas Eybalin, 2014, Ce recueil présente quinze histoires de Justes parmi les nations, dont celle d’Élise RIVET, illustrant les actes de bravoure et d’humanité durant la Seconde Guerre mondiale.
Références internet
- Wikipédia – Élise Rivet, Biographie détaillée d’Élise RIVET, de son engagement religieux à son rôle dans la Résistance, jusqu’à sa mort à Ravensbrück.
- Archives municipales de Lyon, Dossier complet sur Élise RIVET, incluant des documents d’archives et des photographies.
- Sainte-Marie Lyon – Élise Rivet, une religieuse lyonnaise dans la Résistance
Résumé : Article détaillé sur l’engagement d’Élise RIVET dans la Résistance et les circonstances de sa mort.
