Louis Charles RIGAL, alias Limousin, né le 4 novembre 1921 à Lyon (3e arrondissement), mort le 15 juillet 2001 à Ambérieu-en-Bugey (Ain), Français.
Étudiant dans le milieu universitaire lyonnais pendant l’Occupation, Louis Rigal se rapproche très tôt des groupes clandestins de jeunesse. Une source locale le situe notamment dans le groupe qui, avec Georges Godard et Jacques Rollet, lance le journal clandestin Libre France au printemps 1942.
Il devient ensuite avocat au barreau de Lyon.
Engagement dans la Résistance
Son activité s’inscrit dans la Résistance étudiante lyonnaise et dans les organisations issues de Combat.
Dès 1942, il exerce des responsabilités de propagande dans les Forces universitaires de Libération et participe à l’organisation de la jeunesse résistante.
Appartenance à un réseau ou mouvement
Louis Rigal appartient aux Forces unies de la jeunesse.
Après l’arrestation de Vincent Planque en avril 1943, Rigal et Henri Guerchon-Bailly prennent ensemble la responsabilité nationale des FUJ. Cette fonction est attestée par la Fondation de la Résistance, la MVR et plusieurs sources mémorielles lyonnaises.
Missions et actions
Il participe au recrutement, à la propagande, à la diffusion des publications clandestines et à la coordination nationale des groupes de jeunes.
Le fonds Louis Rigal conservé au Centre d’Histoire de la Résistance et de la Déportation de Lyon comprend précisément des titres clandestins de Combat, Franc-Tireur et Libération, de nombreux tracts des FUJ ainsi que du matériel ou de la documentation à caractère militaire.
Arrestation / évasion / déportation
Les sources actuellement consultées ne permettent pas d’établir un épisode d’arrestation ou de déportation comparable à celui d’Henri Bailly. Louis Rigal survit à la guerre.
Camarades de combat
Henri Guerchon-Bailly, Vincent Planque, Georges Godard, Jacques Rollet et les cadres lyonnais de la Résistance étudiante et des FUJ.
Retour à la vie civile
Après-guerre, Louis Rigal devient avocat, poursuit une importante activité dans les associations d’anciens résistants et s’engage dans la vie politique lyonnaise.
Il est conseiller municipal à partir de 1953, exerce plusieurs fonctions d’adjoint, devient conseiller général et conseiller régional et préside pendant plusieurs décennies l’office HLM de Lyon. À la fin de sa vie, il préside encore les Combattants volontaires de la Résistance et est vice-président de la section du Rhône des médaillés de la Résistance.
En 1987, il intervient comme avocat de plusieurs associations résistantes au procès Klaus Barbie.
Décorations
Médaille de la Résistance française, par décret du 03 Janvier 1946 JO 13 Janvier 1946 Source ordre de la libération Côte du dossier : 1O54209
Lieux de mémoire
Le CHRD de Lyon conserve un fonds Louis Rigal, cote Ar. 257, comprenant notamment de la presse et des tracts clandestins des FUJ.
Références bibliographiques
Les recherches consultées n’ont pas permis d’identifier une monographie spécifiquement consacrée à Louis Rigal.
Références internet
MVR — Forces unies de la jeunesse. Responsabilité nationale avec Henri Bailly. https://mvr.asso.fr/forces-unies-de-la-jeunesse-fuj-2/
CHRD Lyon — État des fonds, fonds Louis Rigal Ar. 257. Documents personnels et clandestins des FUJ.
INA — Procès Klaus Barbie, 24 juin 1987. Confirme son activité d’avocat et son engagement associatif résistant après-guerre. https://catalogue.ina.fr/doc/TV-RADIO/DO_MIJ03000029/proces-klaus-barbie-30eme-audience-journee-du-24-juin-1987
Dossier d’homologation consulté
Aucune cote individuelle SHD certaine n’a été retrouvée lors de cette recherche.
Observations
La correspondance entre Louis Rigal, né en 1921 à Lyon et mort en 2001, et le responsable national des FUJ est très forte : âge, carrière lyonnaise, activité résistante et fonctions associatives convergent. La forme clandestine « Louis Marie Lucien Rigade » provient cependant d’une source mémorielle secondaire et doit rester explicitement attribuée à cette source jusqu’à confirmation archivistique.
Indice de fiabilité de la notice Niveau B
Chronologie
4 novembre 1921 — Naissance à Lyon.
Printemps 1942 — Résistance étudiante et presse clandestine.
1942-1943 — FUJ.
Avril 1943 — Responsable national des FUJ avec Henri Bailly.
1944 — Survit à la guerre.
1953 — Entre au conseil municipal de Lyon.
1987 — Avocat au procès Barbie.
15 juillet 2001 — Décès à Ambérieu-en-Bugey.
Sources consultées
MVR — Forces unies de la jeunesse. Responsabilité nationale. https://mvr.asso.fr/forces-unies-de-la-jeunesse-fuj-2/
CHRD Lyon — État des fonds 2025, Ar. 257. Fonds Louis Rigal.
INA — Procès Klaus Barbie. Activité associative et juridique après-guerre. https://catalogue.ina.fr/doc/TV-RADIO/DO_MIJ03000029/proces-klaus-barbie-30eme-audience-journee-du-24-juin-1987