La flamme de la résistance ne doit pas s'éteindre...

La forme principale est « Forces unies de la Jeunesse », abrégée FUJ. Il convient impérativement de distinguer cette organisation des Forces unies de la Jeunesse patriotique, FUJP, qui lui succèdent dans le processus d’unification des mouvements résistants de jeunesse.

Les premières FUJ apparaissent en zone Sud en juillet 1942 dans le cadre du mouvement Combat. Avec l’unification de Combat, Franc-Tireur et Libération-Sud dans les Mouvements unis de Résistance, les FUJ deviennent progressivement la structure de jeunesse liée aux MUR.

Organisation interne

La direction nationale est implantée à Lyon. Henri GUERCHON-BAILLY appartient au comité directeur dès la mise en place des FUJ et devient en avril 1943, avec Louis RIGAL, responsable national de l’organisation.

L’organisation possède également un organe clandestin intitulé Forces unies de la Jeunesse, dont plusieurs numéros de 1943 sont conservés.

Actions menées pendant la Résistance

Les FUJ mènent des activités de propagande, diffusion de presse clandestine, recrutement et mobilisation contre le STO. Des structures clandestines servent également au stockage d’armes et à l’hébergement d’agents de liaison. Un atelier textile clandestin du 32 rue Burdeau à Lyon sert ainsi de couverture à des activités FUJ.

La lutte contre le STO constitue une composante importante de leur action en 1943.

Liens avec d’autres réseaux ou mouvements

Les FUJ sont directement liées à Combat puis aux MUR. Leur rapprochement avec d’autres organisations de jeunesse conduit ensuite à la création des FUJP, généralement datée d’octobre 1943.

Chefs et figures marquantes

Henri GUERCHON-BAILLY est membre du comité directeur puis responsable national des FUJ en 1943. Il survit à la guerre.

Louis RIGAL partage avec lui la responsabilité nationale à partir d’avril 1943.

Hugues BARANGE est également associé à la première direction des FUJ dans les sources consacrées au mouvement.

Victimes et morts

La documentation consultée ne permet pas d’établir une liste nationale exhaustive des membres des seules FUJ morts pendant la guerre, distincte de celle des FUJP ou des mouvements dont ils sont issus.

Survivants identifiés

Plusieurs responsables nationaux survivent à la guerre. Une liste exhaustive n’est pas établie dans les sources consultées.

Fin du réseau

Les FUJ cessent progressivement d’exister comme structure autonome lors de leur fusion avec d’autres organisations de jeunesse résistante dans les Forces unies de la Jeunesse patriotique à l’automne 1943.

Conséquences et mémoire

Les FUJ représentent une étape importante dans l’unification de la Résistance de jeunesse. Leur presse clandestine est aujourd’hui conservée notamment par la Bibliothèque nationale de France.

Fiabilité A — excellente pour l’origine, le rattachement à Combat et aux MUR et la transformation en FUJP.

Références bibliographiques

Dictionnaire historique de la Résistance sous la direction de François Marcot, Robert Laffont, Paris, 2006.

La désobéissance. Histoire du mouvement Libération-Sud Laurent Douzou, Odile Jacob, Paris, 1995.

Références internet

Mémoire Vive de la Résistance notice consacrée aux FUJP comprenant l’historique des FUJ qui les précèdent. MVR — Forces unies de la Jeunesse patriotique

Mémoire Vive de la Résistance notice Henri Bailly précisant sa participation à la direction nationale des FUJ. MVR — Henri Bailly

Sources consultées —

MVR ; Maitron ; Fondation de la Résistance ; Musée de la Résistance en ligne ; Mémoire des Hommes ; Ordre de la Libération ; Gallica/BnF ; SHD ; FranceArchives ; CHRD de Lyon.

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