Toussaint RAFFINI, alias « Claude », né à une date et en un lieu non retrouvés lors des présentes recherches, mort à une date et en un lieu non retrouvés, français.
Jeunesse et formation
L’état civil complet, l’origine familiale et la profession de Toussaint Raffini avant la guerre n’ont pas été retrouvés dans les sources ouvertes consultées.
Son engagement ultérieur dans les structures militaires clandestines et son autorité parmi les détenus d’Eysses indiquent toutefois qu’il possédait une expérience organisationnelle importante.
Engagement dans la Résistance
Toussaint Raffini rejoignit dès la fin de 1940 le réseau Marine sous le pseudonyme de « Claude ». Avec Claude Horowicz et Stéphane Fuchs, il participa à l’organisation du secteur Marseille–Port-Vendres.
Il considérait son activité de renseignement comme un engagement militaire au service de la France libre et des Alliés, position qu’il défendit ultérieurement devant la justice française.
Appartenance à un réseau ou mouvement
Toussaint Raffini appartint d’abord au réseau Marine-F2. Après sa détention et au cours de la poursuite de son engagement, son nom apparaît également dans l’histoire des Groupes francs et des structures d’action immédiate des Mouvements unis de la Résistance à Marseille.
Missions et actions
Dans le réseau Marine, il participa à la collecte et à la centralisation de renseignements militaires et maritimes concernant le littoral méditerranéen, les ports et les installations de l’occupant.
Les documents policiers suggèrent qu’il fut l’un des responsables marseillais du réseau, peut-être le responsable désigné sous le pseudonyme de « Claude ».
Après son incarcération à Eysses, il participa à l’organisation clandestine des détenus et figura dans l’état-major formé au cours de l’insurrection collective du 19 février 1944.
Arrestation / évasion / déportation
Toussaint Raffini fut arrêté à l’automne 1941 lors du démantèlement du secteur méditerranéen de F2. Il fut condamné et incarcéré dans plusieurs établissements avant d’être transféré à la centrale d’Eysses.
Le 19 février 1944, il participa à l’insurrection des détenus d’Eysses. Il siégea dans l’état-major qui tenta de négocier avec la préfecture une sortie collective ou une reddition garantissant la vie des prisonniers.
Les sources ouvertes consultées ne permettent pas d’établir avec certitude son parcours ultérieur, sa déportation éventuelle ou les circonstances précises de sa libération.
Camarades de combat
Dans le réseau F2, il travailla avec Thadée Jekiel, Léon Śliwiński, Claude Horowicz, Stéphane Fuchs, Yves Marion-Gallois et Frank Arnal.
À Eysses, il participa à l’état-major des détenus avec Stéphane Fuchs, Henri Auzias, Victor Michaut, Édouard Aubert, Pierre Doize, Jean Coin, Henri Turrel et Claude Leroy.
Retour à la vie civile
Le parcours de Toussaint Raffini après la guerre n’a pas été établi dans les sources ouvertes consultées.
Il intervint néanmoins dans les débats mémoriels relatifs à la répression exercée par les services spéciaux de Vichy contre les résistants du réseau F2.
Décorations
Aucune décoration retrouvée lors des présentes recherches dans les bases consultées ; cela ne signifie pas cependant que Toussaint Raffini n’ait reçu aucune distinction, mais seulement qu’aucune n’a pu être confirmée.
Lieux de mémoire
Son parcours est associé au réseau F2, à Marseille et à la centrale d’Eysses.
Les archives d’Eysses conservent des documents relatifs à l’insurrection du 19 février 1944 et à l’état-major des détenus auquel il appartint.
Références bibliographiques
Léon Śliwiński, Historique du réseau F2, juillet 1974. Cet historique identifie Raffini parmi les responsables du réseau Marine dans le secteur méditerranéen.
Corinne Jaladieu, travaux consacrés à la centrale d’Eysses. Ces études documentent l’organisation politique et militaire des détenus, l’insurrection du 19 février 1944 et le rôle de l’état-major clandestin.
Références internet
Musée de la Résistance en ligne. L’organigramme du réseau Marine et le rapport policier de Marseille identifient Toussaint Raffini sous le pseudonyme de « Claude » et documentent son arrestation.
https://museedelaresistanceenligne.org/media6193-Organigramme-du-rseau-Marine-en-dcembre-1940
https://museedelaresistanceenligne.org/media6198-Lettre-du-commissaire-principal-de-la-DST-de-Marseille-concernant-les-arrestations-du-29-octobre-1941
Mémoire d’Eysses. La page consacrée à l’insurrection du 19 février 1944 cite Toussaint Raffini parmi les membres de l’état-major des détenus.
https://www.eysses.fr/eysses-contre-vichy/19-f%C3%A9vrier-1944/la-reddition/
Dossier d’homologation consulté
Aucune cote nominative certaine du Service historique de la Défense n’a été retrouvée.
Les archives judiciaires et pénitentiaires relatives à son arrestation et à Eysses n’ont pas été consultées dans leur contenu intégral.
Observations
Le pseudonyme « Claude » peut être source de confusion avec le prénom de Claude Horowicz. Les documents de police eux-mêmes hésitèrent sur l’identité exacte du responsable désigné sous ce nom clandestin.
Indice de fiabilité de la notice Niveau A — L’appartenance de Toussaint Raffini au réseau Marine-F2, son pseudonyme, son arrestation et sa participation à l’état-major des détenus d’Eysses sont établies par plusieurs sources institutionnelles concordantes. Son état civil et son parcours après-guerre demeurent inconnus.
Chronologie
| Date | Événement |
| Fin de 1940 | Engagement dans le réseau Marine sous le pseudonyme de « Claude ». |
| 1940-1941 | Activité de renseignement dans le secteur Marseille–Port-Vendres. |
| Automne 1941 | Arrestation lors du démantèlement du réseau. |
| 1943-1944 | Détention à la centrale d’Eysses. |
| 19 février 1944 | Participation à l’état-major de l’insurrection collective des détenus. |
Sources consultées
Le Musée de la Résistance en ligne, organigramme du réseau Marine, a identifié Toussaint Raffini sous le pseudonyme « Claude » et précisé son secteur d’activité.
https://museedelaresistanceenligne.org/media6193-Organigramme-du-rseau-Marine-en-dcembre-1940
Le Musée de la Résistance en ligne, rapport de la surveillance du territoire de Marseille, a documenté son arrestation et son rôle de responsable local.
https://museedelaresistanceenligne.org/media6198-Lettre-du-commissaire-principal-de-la-DST-de-Marseille-concernant-les-arrestations-du-29-octobre-1941
Le site Mémoire d’Eysses, page relative à la reddition du 19 février 1944, a confirmé son appartenance à l’état-major des détenus insurgés.
https://www.eysses.fr/eysses-contre-vichy/19-f%C3%A9vrier-1944/la-reddition/