Claude HOROWICZ, alias « François », né à une date et en un lieu non retrouvés lors des présentes recherches, mort à une date et en un lieu non retrouvés, nationalité non établie avec certitude.
L’état civil, la famille, la formation et la profession de Claude Horowicz n’ont pas été retrouvés dans les sources ouvertes consultées.
Il résidait ou disposait d’une adresse clandestine au 352 boulevard National à Marseille au moment du démantèlement du secteur méditerranéen du réseau.
Engagement dans la Résistance
Claude Horowicz rejoignit dès 1940 le réseau de renseignement maritime organisé par Thadée Jekiel. Il utilisa le pseudonyme de « François » et figura parmi les premiers collaborateurs chargés du secteur Marseille–Port-Vendres.
Appartenance à un réseau ou mouvement
Il appartenait au réseau Marine, incorporé ensuite au réseau franco-polonais F2. Les documents de police le présentent comme un responsable important du secteur marseillais.
Le réseau collectait principalement des renseignements sur les ports, arsenaux, défenses côtières, mouvements de navires et activités militaires en Méditerranée.
Missions et actions
Claude Horowicz recevait ou centralisait une partie des renseignements et de la documentation recueillis dans le secteur méditerranéen. Un rapport de la surveillance du territoire indique que les documents découverts au cours des perquisitions lui étaient probablement destinés.
Il travailla avec Toussaint Raffini et Stéphane Fuchs dans le secteur reliant Marseille, Toulon, Nice et Port-Vendres.
Arrestation / évasion / déportation
Claude Horowicz fut arrêté à partir du 29 octobre 1941 au cours de la vague de répression qui frappa le réseau Marine. Cette opération fut menée par la Brigade de surveillance du territoire de Marseille à partir d’informations communiquées par les services de contre-espionnage de Vichy.
Les sources ouvertes consultées ne permettent pas de suivre avec certitude son parcours judiciaire, pénitentiaire après sa détention.
Camarades de combat
Ses principaux collaborateurs identifiés furent Thadée Jekiel, Léon Śliwiński, Toussaint Raffini, Stéphane Fuchs, Yves Marion-Gallois, Frank Arnal, René Curt et Ernest Gimpel.
Retour à la vie civile
Le devenir de Claude Horowicz après son arrestation n’a pas été retrouvé avec le niveau de certitude requis.
Décorations
Aucune décoration retrouvée lors des présentes recherches dans les bases consultées ; cela ne signifie pas cependant que Claude Horowicz n’ait reçu aucune distinction, mais seulement qu’aucune n’a pu être confirmée.
Lieux de mémoire
Son nom figure dans les organigrammes et les documents de police relatifs au démantèlement du réseau Marine conservés aux Archives nationales et reproduits par le Musée de la Résistance en ligne.
Références bibliographiques
Léon Śliwiński, Historique du réseau F2, juillet 1974. Cet historique mentionne Claude Horowicz parmi les responsables du secteur méditerranéen et décrit la vague d’arrestations de l’automne 1941.
Jean Medrala, La Résistance polonaise en France, Association pour des études sur la Résistance intérieure, 2013. Cette étude replace Horowicz dans l’organisation franco-polonaise du renseignement maritime.
Références internet
Musée de la Résistance en ligne. L’organigramme du réseau Marine et le rapport de la surveillance du territoire identifient Claude Horowicz, alias « François », comme responsable du secteur marseillais et documentent son arrestation.
https://museedelaresistanceenligne.org/media6193-Organigramme-du-rseau-Marine-en-dcembre-1940
https://museedelaresistanceenligne.org/media6198-Lettre-du-commissaire-principal-de-la-DST-de-Marseille-concernant-les-arrestations-du-29-octobre-1941
Dossier d’homologation
Aucune cote nominative certaine du Service historique de la Défense n’a été retrouvée.
Les documents des Archives nationales relatifs au réseau F2 et aux arrestations de Marseille ont été identifiés par l’intermédiaire du Musée de la Résistance en ligne.
Observations
Le patronyme apparaît sous les graphies Horowicz et Horowitz dans certaines sources. La forme Horowicz est retenue dans l’historique du réseau.
Un rapport policier le présente comme chef du secteur, mais une annotation précise que le responsable désigné sous le pseudonyme « Claude » devait plutôt être Toussaint Raffini. Les fonctions respectives de Horowicz et Raffini doivent donc être distinguées avec prudence.
Indice de fiabilité de la notice Niveau B — Le pseudonyme, l’appartenance au réseau Marine-F2, la responsabilité dans le secteur méditerranéen et l’arrestation de Claude Horowicz sont établis par des documents institutionnels. Son état civil et son devenir demeurent inconnus.
Chronologie
| Date | Événement |
| Fin de 1940 | Engagement dans le réseau Marine sous le pseudonyme de « François ». |
| 1940-1941 | Activité de renseignement dans le secteur Marseille–Port-Vendres. |
| À partir du 29 octobre 1941 | Arrestation lors du démantèlement du secteur méditerranéen. |
Tableau des divergences entre sources
| Élément biographique | Source 1 | Source 2 | Décision retenue |
| Direction du secteur marseillais | Rapport policier : Claude Horowicz présenté comme chef | Annotation du rapport : « Claude » serait plutôt Toussaint Raffini | Horowicz retenu comme responsable important, sans lui attribuer seul la direction du secteur. |
| Orthographe | Horowicz | Horowitz | Horowicz retenu. |
Sources consultées
Le Musée de la Résistance en ligne, organigramme du réseau Marine, a identifié Claude Horowicz sous le pseudonyme « François » et l’a replacé dans le secteur Marseille–Port-Vendres.
https://museedelaresistanceenligne.org/media6193-Organigramme-du-rseau-Marine-en-dcembre-1940
Le Musée de la Résistance en ligne, rapport du commissaire principal de la surveillance du territoire de Marseille, a documenté son adresse, son rôle présumé et la vague d’arrestations de l’automne 1941.
https://museedelaresistanceenligne.org/media6198-Lettre-du-commissaire-principal-de-la-DST-de-Marseille-concernant-les-arrestations-du-29-octobre-1941