Erich RAEDER, né le 24 avril 1876 à Wandsbek (Allemagne), mort le 6 novembre 1960 à Kiel (Allemagne)
Erich Raeder entre dans la marine impériale allemande à la fin du XIXe siècle et construit une carrière d’officier de marine et d’état-major, poursuivie sous la République de Weimar puis sous le régime nazi. Il incarne un profil de grand professionnel de la marine, au long cours, jusqu’au sommet de la hiérarchie navale.
Raeder est commandant en chef de la Kriegsmarine (marine de guerre allemande) jusqu’en janvier 1943, date à laquelle il est remplacé par Karl Dönitz. Sa position le place au cœur des choix stratégiques navals du Reich.
Missions et actions
Comme chef de la Kriegsmarine, Raeder supervise la stratégie navale allemande, le développement des plans d’opérations et l’engagement de la flotte dans les campagnes de 1939-1941.
Les ressources consultées sur « Mémoire Vive de la Résistance » le citent comme responsable allemand dans des opérations majeures de la première phase de la guerre, notamment l’invasion du Danemark et de la Norvège en 1940 (opération Weserübung), où le commandement allemand est présenté comme relevant de Raeder pour le volet naval et stratégique.
Au procès de Nuremberg, il est condamné à la prison à perpétuité. Les sources de référence consultées indiquent qu’il est libéré pour raisons de santé en 1955.
Arrestation
Après la guerre, il est arrêté, jugé au Tribunal militaire international, condamné à la réclusion à perpétuité, puis libéré en 1955 en raison de son état de santé.
Camarades de combat
Son environnement de commandement comprend les principaux chefs militaires allemands du haut commandement, ainsi que son successeur Karl Dönitz, qui occupe ensuite la direction de la Kriegsmarine et un rôle politique en 1945.
Retour à la vie civile
Après sa libération, il vit jusqu’à sa mort, survenue en 1960 à Kiel, sans retour au service actif.
Décorations
Aucune décoration française ne le concerne.
Les décorations allemandes mentionnées par des biographies existent, mais n’ont pas été vérifiées dans des sources officielles d’attribution dans le cadre de cette recherche ; elles ne sont donc pas détaillées ici.
Références bibliographiques
Hitler’s Navy: The Kriegsmarine, 1935–1945, Robert Michael Citino, University Press of Kansas, 2007.Ouvrage de synthèse accessible sur la Kriegsmarine, ses choix stratégiques, ses contraintes industrielles et ses commandements. Le lecteur y trouvera une contextualisation des décisions navales dans la conduite globale de la guerre. Utile pour replacer Raeder dans l’histoire de l’institution qu’il dirige.
The Nuremberg Trial, Ann Tusa et John Tusa, Atheneum, 1983. Étude du procès et de ses accusés, permettant de comprendre la qualification des responsabilités de commandement. Le lecteur y attendra des repères sur la logique des chefs d’accusation et la diversité des peines, dont la perpétuité infligée à Raeder. Utile pour l’angle judiciaire.
Erich Raeder, Encyclopaedia Britannica (article de synthèse), Encyclopaedia Britannica, mise à jour en ligne.Synthèse biographique qui fixe l’état civil, la fonction de commandant en chef de la marine allemande (1928-1943), la condamnation à Nuremberg et la libération pour raisons de santé. Utile comme base factuelle.
Références internet
Encyclopaedia Britannica Notice biographique confirmant l’état civil, la fonction de commandant en chef de la marine allemande et la condamnation à Nuremberg, ainsi que la libération en 1955. https://www.britannica.com/biography/Erich-Raeder
United States Holocaust Memorial Museum – Holocaust Encyclopedia Entrée institutionnelle sur Raeder dans le cadre des accusés et de l’histoire du commandement militaire allemand, utile pour le contexte du procès et des responsabilités militaires. https://encyclopedia.ushmm.org/content/en/article/erich-raeder
Mémoire Vive de la Résistance
Page thématique sur l’opération Weserübung citant Raeder comme responsable du commandement allemand, utile pour le contexte opérationnel de 1940 dans une ressource mémorielle française. https://mvr.asso.fr/loperation-weserubung/
Dossier d’homologation consulté : non – cote SHD
Observations L’état civil et la chronologie judiciaire (perpétuité à Nuremberg, libération en 1955) sont confirmés par des sources de référence (Britannica, USHMM).
Sources consultées le 25 février 2026
- Mémoire Vive de la Résistance : consultation d’une page thématique citant Raeder dans l’opération Weserübung (non fiche nominative). https://mvr.asso.fr/loperation-weserubung/
- Maitron Résistance : absence confirmée après consultation (recherches nominales, aucun résultat biographique pertinent).
- Fondation de la Résistance : recherches nominales, pas de notice “personne” dédiée identifiée.
- Musée de la Résistance en ligne (AERI) : absence confirmée après consultation (pas de notice “personne” identifiée).
- Mémoire des Hommes : absence confirmée après consultation (pas de fiche nominative correspondant au profil).
- Musée de Champigny-sur-Marne : absence confirmée après consultation (pas de notice nominative identifiée).
- Ordre de la Libération : absence confirmée (profil sans lien avec Compagnons/Médaille de la Résistance).
- Base Léonore : absence confirmée (pas de dossier pertinent).
- Gallica (BnF) : recherches ciblées sans résultat directement exploitable pour une notice biographique.
- SHD : aucun dossier nominatif consulté dans cette recherche.
- Légifrance : recherches ciblées sans décision nominative pertinente identifiée.
- Britannica : notice biographique pour état civil et condamnation. https://www.britannica.com/biography/Erich-Raeder
- USHMM : entrée institutionnelle. https://encyclopedia.ushmm.org/content/en/article/erich-raeder