Maurice Georges PONCELET, peintre et résistant du bataillon de l’Armagnac.
Naissance : 4 juin 1897 à Mulhouse (Haut-Rhin), Décès : 2 octobre 1978 à Port-Vendres (Pyrénées-Orientales),
Maurice Georges PONCELET naît à Mulhouse en 1897. Il étudie à l’École des Beaux-Arts de Paris, où il se distingue en 1930 en obtenant le prix Blumenthal en peinture. Élève du peintre polonais Jules Wielhorsky, influencé par Bonnard et Sisley, il développe un style personnel, sans s’attacher à une école particulière.
Engagement dans la Résistance
Dès 1942, PONCELET rejoint le bataillon de l’Armagnac, une unité de la Résistance française dirigée par Maurice Parisot. Sous le pseudonyme « Properce », il devient responsable des parachutages dans le secteur de Vic-Fezensac, dans le Gers. Son rôle est crucial dans la réception des armes et des agents envoyés par les Alliés.
En tant que responsable des parachutages, PONCELET organise la réception des containers largués par les avions alliés, souvent lors de nuits glacées. Ces opérations sont essentielles pour armer les maquisards et soutenir les actions de sabotage contre l’occupant. Son engagement dans ces missions démontre son courage et sa détermination
Arrestation / évasion
Capturé par la Milice française, PONCELET est torturé. Malgré les sévices, il parvient à s’évader et rejoint les troupes combattantes, reprenant ses activités au sein de la Résistance. Cet épisode témoigne de sa résilience et de son engagement indéfectible pour la liberté.
Camarades de combat
Au sein du bataillon de l’Armagnac, PONCELET collabore avec :
- Maurice PARISOT : fondateur et chef du bataillon.
- Henri MONNET : bras droit de Parisot.
- Abel SEMPÉ : représentant du mouvement Combat.
- Jean DUCOS : membre actif du réseau.Ces résistants œuvrent ensemble pour libérer la région de l’Armagnac de l’occupation allemande.
Retour à la vie civile
Après la guerre, PONCELET reprend sa carrière artistique. Il s’installe à Port-Vendres, où il continue de peindre jusqu’à sa mort en 1978. Son œuvre, riche et variée, reflète les paysages et les scènes de la vie quotidienne du sud de la France.
Références bibliographiques
- Le Bataillon de guérilla de l’Armagnac, 158e RI, Collectif, Amicale du Bataillon de l’Armagnac et CTR, 1997 ; AITI, 2002.
- Maquis de Gascogne, Raymond Escholier, Éditions du Milieu du Monde, 1945 ; réédition : Éditions du Bastion, 2004.
- Le Bataillon de l’Armagnac. La Gascogne en Résistance, Jacques Lasserre, Toulouse, Privat, 2018.
Références internet
- Wikipédia – Maurice Georges Poncelet : biographie détaillée de l’artiste et résistant.
- Le Journal du Gers : article sur les parachutages dans le secteur de Vic-Fezensac.
- Artmajeur : galerie en ligne présentant les œuvres de PONCELET. Le Journal du Gers+1Wikipédia, l’encyclopédie libre+1ArtMajeur Online Art Gallery+1ArtMajeur Online Art Gallery+1
Risques d’homonymie
Il existe un Georges PONCELET (1892-1916), soldat français mort pendant la Première Guerre mondiale. Il ne doit pas être confondu avec Maurice Georges PONCELET, peintre et résistant.
