André POMMIÈS, fondateur et commandant du Corps Franc Pommiès (CFP), une figure majeure de la Résistance armée dans le Sud-Ouest de la France durant la Seconde Guerre mondiale.
André POMMIÈS est né le 9 juin 1904 à Bordeaux.. Il décède le 16 septembre 1972 à Arbus (Pyrénées-Atlantiques).
Fils de Joseph Jacques Albert Pommiès, typographe, et de Marie Louise Castillon, giletière, André POMMIÈS intègre l’École spéciale militaire de Saint-Cyr en 1924 et en sort sous-lieutenant en 1926. Il est ensuite affecté au 144e Régiment d’Infanterie. En 1936, il est breveté de l’École supérieure de guerre et promu capitaine. De 1936 à 1939, il enseigne à l’École supérieure de guerre tchécoslovaque à Prague.
Engagement dans la Résistance
Après la défaite de 1940, André POMMIÈS est chargé par l’état-major de l’armée d’armistice de la mobilisation secrète dans les Landes, les Basses-Pyrénées, les Hautes-Pyrénées et l’arrondissement de Mirande (Gers). Le 17 novembre 1942, jour de la dissolution de l’armée d’armistice, il crée clandestinement un corps franc pyrénéen, qui deviendra le Corps Franc Pommiès (CFP). Il refuse de s’associer à des mouvements de Résistance trop politisés, préférant une action militaire indépendante.
Missions et actions
Le CFP, composé majoritairement de volontaires du Sud-Ouest, mène des actions de renseignement, de sabotage et de harcèlement contre l’occupant. Il est directement relié au Bureau central de renseignements et d’action (BCRA) de Londres à partir de septembre 1943. Le 6 juin 1944, à l’annonce du débarquement allié, André POMMIÈS mobilise ses 12 000 hommes pour intensifier les actions de guérilla. Le CFP participe activement à la libération du Sud-Ouest, puis est intégré au 49e Régiment d’Infanterie, combattant jusqu’en Allemagne.
Camarades de combat
Parmi ses proches collaborateurs figurent le capitaine du Temple de Rougemont, chef d’état-major du CFP, et Jean d’Aligny, son adjoint civil. Le capitaine Ginestet est chargé de l’organisation administrative du CFP
Retour à la vie civile
Après la guerre, André POMMIÈS poursuit sa carrière militaire, atteignant le grade de général de brigade. Il décède le 16 septembre 1972 à Arbus (Pyrénées-Atlantiques).
Décorations
il a été décoré de la Médaille de la Résistance française avec rosette.
Les sources consultées ne précisent pas les autres décorations reçues par André POMMIÈS.
Rues ou lieux de mémoire
Un mémorial et musée dédié au Corps Franc Pommiès est situé à Castelnau-Magnoac (Hautes-Pyrénées). La commune de Marciac a également baptisé une rue en son honneur.
Références bibliographiques
- Jean-André Pommiès, Le Corps Franc Pommiès : Une armée dans la Résistance, Éditions Privat, 2014.Librairie Mollat Bordeaux+2Editions Privat+2Editions Privat+2
- Dominique Lormier, L’Épopée du Corps-Franc Pommiès : Des Pyrénées à Berlin, 1990.Gallica+1Numilog Extraits+1
Références internet
- Hauts Lieux de Mémoire du Gers : resistance-gers.frRésistance Gers+1Résistance Gers+1
- Mémorial et musée du Corps Franc Pommiès : cheminsdememoire.gouv.frTourisme Hautes-Pyrénées+2Chemins de Mémoire+2Chemins de Mémoire+2
- Mémoire et Espoirs de la Résistance : memoresist.orgMémoire et Espoirs de la Résistance
- Valorisation du patrimoine et Humanités numériques : blogs.univ-jfc.frBlogs de l’Université JFC+1Blogs de l’Université JFC+1
