La flamme de la résistance ne doit pas s'éteindre...

NICOLAS Jean Jules Maurice

Jean Jules Maurice NICOLAS, né le 2 novembre 1914 à Saint-Bonnet-en-Bresse (Saône-et-Loire), mort le 26 octobre 1973 à Dijon (Côte-d’Or)

Né en Bresse louhannaise, Jean Nicolas suit une formation technique et entre aux services des PTT. Les notices biographiques établies soulignent son enracinement professionnel et syndical avant-guerre dans la région dijonnaise, sans détail scolaire complémentaire publiquement sourcé.

Dès la fin de 1940, il entre dans la Résistance intérieure en Côte-d’Or. Il rejoint l’organisation communiste armée et anime des groupes de sabotage FTP dans l’agglomération de Dijon et ses alentours.

Son engagement s’effectue au sein de la Résistance intérieure et non des Forces françaises libres.

Cadre régional FTP en Côte-d’Or, il organise et dirige des équipes de sabotage relevant des Francs-tireurs et partisans (FTPF). Les sources mémorielles locales et nationales le désignent comme responsable FTP, avec une activité structurée autour de Dijon, Genlis et la plaine dijonnaise.

Missions et actions

Son activité clandestine documentée porte sur des sabotages d’infrastructures et actions de désorganisation, notamment autour de Dijon (Collonges, Brazey-en-Plaine, Plombières-lès-Dijon), dans la perspective des combats de l’été 1944. Ces opérations sont mentionnées par la bibliographie régionale et les synthèses mémorielles.

Arrestation / évasion / déportation

Arrêté en janvier 1944 avec sa future épouse Jeannette Mairot, il subit interrogatoires et sévices, est interné puis déporté. Les ressources locales et muséales rappellent sa déportation au camp de Buchenwald où il survit ;

Camarades de combat

Son parcours est lié à celui de Jeannette MAIROT (devenue Jeannette NICOLAS), résistante et déportée, qui agit à ses côtés dès 1940 et partage l’arrestation de janvier 1944 avant d’être déportée à Ravensbrück. Le couple demeure une référence mémorielle locale en Côte-d’Or.

Retour à la vie civile

Revenu de déportation, Jean Nicolas reprend une activité civile à Dijon et demeure identifié comme ancien cadre FTP et déporté-résistant jusqu’à son décès en 1973. L’inscription funéraire rappelle ses titres résistants et son statut.

Décorations

  • Médaille de la Résistance française avec rosette : décret publié au Journal officiel du 17 mai 1946.
  • Croix de guerre 1939-1945 (étoile de vermeil) : Source : publication du Souvenir français citant la référence au JO. Information confirmée comme attribution de la Médaille de la Résistance ; la mention de la rosette est indiquée par la source associative, à recouper avec les fichiers nominatifs de l’Ordre de la Libération. Le Souvenir Français
  • Légion d’honneur ;
  • Médaille militaire : ces deux distinctions figurent sur l’inscription mémorielle relevée à Genlis. Aucune confirmation n’a été retrouvée dans la base Léonore en ligne lors de la vérification ; à considérer comme « informations issues d’une plaque commémorative locale, non confirmées dans les bases officielles en ligne ».

Lieux de mémoire

Sépulture et plaque mémorielle au cimetière de Genlis rappelant ses qualités de « Cdt de réserve FFI-FTP », sa déportation à Buchenwald et les principales décorations mentionnées localement. La commune de Quetigny a dédié en 2025 un square « Jeannette et Jean Nicolas », inscrivant le couple de résistants-déportés dans la toponymie urbaine.

Références bibliographiques

  • Résistance en Côte-d’Or (t. de la série), Gilles Hennequin, auto-édition, 1984-2010. Ensemble d’ouvrages monographiques par communes et unités, très détaillés pour la période 1943-1944. Le lecteur y trouvera le contexte des groupes FTP de la plaine dijonnaise, des sabotages cités autour de Dijon et des arrestations de l’hiver 1943-1944, permettant de situer l’action de Jean Nicolas dans l’armature départementale.
  • Carrefour de guerre. Dijon 1940-1944, Pierre Gounand, Éd. Franc’Albert, 1990. Synthèse locale qui recompose la chronologie des actions clandestines dijonnaises, en particulier l’essor des FTP en 1943-1944, les sabotages et la répression de janvier 1944. Ouvrage utile pour croiser les lieux d’action mentionnés et les réseaux actifs.
  • La libération de Dijon : 11 septembre 1944, Jean-François Bazin, Éditions de Saint-Seine-l’Abbaye, 1984. Récit précis des journées d’août-septembre 1944, des mouvements FFI et de la coordination des groupes FTP. Permet de replacer l’action des cadres FTP dijonnais dans la dynamique de libération du département.

Références internet

  • Avertissements d’homonymie  « Jean Nicolas » étant un patronyme très courant, plusieurs résistants homonymes existent dans d’autres départements (notamment Bretagne). Le présent portrait concerne Jean Nicolas, né en 1914 à Saint-Bonnet-en-Bresse, actif en Côte-d’Or et mort à Dijon en 1973, tel qu’attesté par le Maitron et la médiathèque de la Fondation de la Résistance.

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