La flamme de la résistance ne doit pas s'éteindre...

MAIROT Jeannette Marie Adèle devenue Jeannette NICOLAS Alias : Liliane|Jeannette .

Jeannette Marie Adèle MAIROT (devenue Jeannette NICOLAS), née le 28 septembre 1906 à Lods (Doubs), morte le 8 juillet 1978 à Quetigny (Côte-d’Or) Alias : Liliane|Jeannette .

Née dans le Doubs, Jeannette Mairot suit une formation d’institutrice et exerce dans l’enseignement public avant-guerre. Les ressources disponibles la présentent comme issue de la vallée de la Loue, engagée très tôt dans l’école laïque. Ces éléments de jeunesse sont établis par une notice associative de référence centrée sur son parcours et recoupés par des indices mémoriels locaux.

À la fin de l’année 1940, Jeannette Mairot s’engage dans la Résistance intérieure en Côte-d’Or aux côtés de Jean Nicolas. Le récit municipal de Quetigny précise l’entrée en clandestinité du couple, leur activité de liaisons et leur participation aux réseaux locaux. Il ne s’agit pas d’un engagement dans les Forces françaises libres, mais d’une action au sein de la Résistance intérieure.

Son action se déploie dans l’environnement des Francs-tireurs et partisans (FTPF) en Côte-d’Or autour de Dijon et Genlis, cadre d’engagement attesté pour Jean Nicolas et son entourage immédiat. Les bases mémorielles publiques documentent l’ancrage du couple dans l’univers FTP et la toponymie locale garde le souvenir de cette appartenance.

Arrestation / évasion / déportation

Le Souvenir français, sur la foi de documents cités, retrace son internement au fort de Romainville le 18 avril 1944, sa déportation le 13 mai 1944 par le convoi I.212 vers le camp de Ravensbrück, l’attribution du matricule 38776, puis son envoi au commando de Zwodau et des passages de travail forcé. Elle est libérée le 30 avril 1945 et rapatriée en juillet 1945. Ces informations détaillées proviennent d’une publication associative dûment sourcée ; elles cadrent avec le contexte général des convois féminins du printemps 1944

Camarades de combat

Son parcours se confond en grande partie avec celui de Jean NICOLAS, cadre FTP de Côte-d’Or, arrêté en janvier 1944 et déporté à Buchenwald. Les ressources publiques de la Fondation de la Résistance rappellent leur mémoire conjointe et l’inscription de leurs noms sur la sépulture de Genlis.

Retour à la vie civile

Revenue de déportation en 1945, Jeannette Mairot reprend l’enseignement et exerce des responsabilités scolaires. Les notices associatives de référence précisent sa reprise de carrière, sa présence dans des établissements de Franche-Comté et sa participation au travail de mémoire jusqu’aux années 1970. Elle décède en 1978.

Décorations

  • Médaille de la Résistance française par décret du 31 Mars 1947
  • Croix de guerre 1939-1945 : mentionnée par la Fondation de la Résistance (médiathèque en ligne) sur la stèle funéraire et par des publications associatives ; pas de décret nominatif retrouvé en ligne dans les bases officielles consultées. Formule requise : « Information trouvée sur le Musée de la Résistance en ligne et publications associatives, non confirmée dans les sites officiels ». Musée de la Résistance en Ligne+1
  • Légion d’honneur figurent sur l’inscription funéraire reproduite par le Musée de la Résistance en ligne ; absence de dossier nominatif retrouvé en ligne à la Base Léonore au moment de la vérification. Formule requise : « Informations issues de la stèle publiée par le Musée de la Résistance en ligne, non confirmées dans les sites officiels en ligne ». Musée de la Résistance en Ligne

Lieux de mémoire

La sépulture du couple Jean et Jeannette Nicolas est répertoriée par la médiathèque de la Fondation de la Résistance.

La ville de Quetigny a inauguré le 27 avril 2025 un square « Jeannette et Jean Nicolas ».

En Franche-Comté, des hommages toponymiques sont signalés à Lods et à Mouthier-Haute-Pierre. Ces éléments attestent la mémoire locale de son engagement.

Références bibliographiques

  • Résistantes en Franche-Comté, Martine Déchaume, Éditions Cêtre, 2001. L’ouvrage rassemble des témoignages et notices sur des parcours féminins de la Résistance régionale. Le lecteur y trouvera un développement spécifique sur Jeannette Mairot, ses missions de liaison à large rayon d’action et son expérience de déportation, utile pour croiser les repères mémoriels.
  • Carrefour de guerre. Dijon, 1940-1944, Pierre Gounand, Franc’Albert, 1990. Synthèse locale qui recompose l’Occupation et la Libération dans l’aire dijonnaise. Elle permet de situer l’activité des groupes FTP et des liaisons résistantes dans lesquels s’inscrit l’engagement de Jeannette Mairot au tournant de 1943-1944.
  • La Libération de Dijon : 11 septembre 1944, Jean-François Bazin, Éditions de Saint-Seine-l’Abbaye, 1984. Récit précis des opérations de l’été 1944, contextualisant les actions résistantes du secteur et offrant le cadre chronologique des arrestations et déportations du début 1944 auxquelles le couple Nicolas-Mairot fut confronté.

Références internet

  • Avertissements d’homonymie
    Ne pas confondre « Jeannette MAIROT (1906-1978), devenue Jeannette NICOLAS, résistante et déportée de Ravensbrück » avec d’autres « Juliette/Jeannette Mairot » signalées dans les répertoires du SHD (lettre M) ou avec des « Jeannette Nicolas » sans lien avec la Résistance. Les informations non recoupées par un dossier nominatif ont été écartées ou dûment signalées comme non confirmées. Musée de la Résistance en Ligne

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