Forme principale retenue : Lorraine. Variantes observées : mouvement Lorraine ; Lorraine-Résistance dans certaines appellations mémorielles postérieures ; mouvement Lorraine Haute-Saône pour certaines déclinaisons régionales archivistiques. La catégorie retenue est celle de mouvement.
Le mouvement Lorraine est fondé à Nancy, Meurthe-et-Moselle, France, en mai 1942 par Marcel LEROY. Il naît autour du journal clandestin Lorraine, qui se réfère explicitement à la France combattante à partir d’août 1942. Après l’arrestation de Marcel Leroy, René FALLAS reprend la direction du journal et du mouvement en Franche-Comté.
Les sources consultées établissent une extension du mouvement depuis la Lorraine vers la Franche-Comté à la fin de 1942 et au début de 1943. Des responsables régionaux et départementaux sont attestés, notamment René FALLAS comme chef régional en Franche-Comté, ainsi que Dugois et Chaignot comme responsables départementaux dans les témoignages muséaux consultés. Les archives publiques mentionnent aussi des historiques distincts pour le mouvement Lorraine et pour le mouvement Lorraine Haute-Saône, ce qui confirme une structuration régionale.
Actions menées pendant la Résistance
Le mouvement mène des activités de presse clandestine, de structuration locale, d’aide aux réfractaires et de liaison avec d’autres organisations. Les sources muséales et archivistiques attestent aussi des opérations de passage vers la frontière suisse, de transports clandestins, de contacts avec le BCRA, le BOA, Pierre Brossolette et Jean Moulin en 1943, ainsi que l’existence de maquis rattachés au mouvement en Haute-Saône. La documentation ouverte consultée fait apparaître un mouvement à la fois politique, logistique et progressivement tourné vers l’action armée par ses maquis et ses liens FFI.
Liens avec d’autres réseaux ou mouvements
Le mouvement Lorraine est en relation avec le BCRA et le BOA en 1943 selon les sources archivistiques et biographiques consultées. Il entretient localement des relations avec Ceux de la Résistance et, au niveau national, il rejoint le Mouvement de libération nationale avec Défense de la France et Résistance à la fin de 1943-début de 1944. Des coopérations ponctuelles avec l’OCM et avec des réseaux SOE apparaissent également dans certaines notices biographiques du Maitron.
Marcel LEROY fonde le mouvement à Nancy en mai 1942 ; les résultats ouverts consultés ne permettent pas ici de préciser son sort de guerre avec le niveau de certitude requis, au-delà du fait que son arrestation entraîne une relève de direction.
René FALLAS, alias René Magnin, dirige le journal Lorraine après l’arrestation de Marcel Leroy et prend la tête du mouvement en Franche-Comté ; il survit à la guerre et siège ensuite à l’Assemblée consultative.
Nicolas HOBAM est mentionné dans une source muséale comme responsable ayant laissé un témoignage sur l’insigne du mouvement.
Jacques ERB apparaît comme l’un des responsables du mouvement Lorraine dans le secteur de Belfort ; les sources muséales le relient à des activités clandestines facilitées par son appartenance au corps des sapeurs-pompiers.
Victimes et morts
Les sources consultées attestent des pertes au sein du mouvement, notamment dans la région de Besançon et de Franche-Comté, à travers les bulletins commémoratifs et les notices du Maitron sur des résistants revendiqués par le groupe Lorraine. Toutefois, la présente synthèse ne fournit pas de liste nominative close, faute de dépouillement complet d’un état nominatif général du mouvement.
Survivants identifiés
René FALLAS a survécu à la guerre. Jacques ERB a également survécu, ses témoignages postérieurs étant mobilisés par le Musée de la Résistance en ligne.
Fin du réseau
Le mouvement Lorraine perd son autonomie en s’intégrant au Mouvement de libération nationale au début de l’année 1944. Dans certaines zones, cette évolution se double d’une insertion croissante dans les structures FFI et les maquis régionaux.
Conséquences et mémoire
Le mouvement Lorraine a joué un rôle important dans la structuration de la Résistance à Nancy et dans son extension vers la Franche-Comté. Sa mémoire subsiste à travers des insignes, des témoignages, des archives d’homologation, des notices muséales et des bulletins d’anciens combattants intitulés Lorraine-Résistance.
Références bibliographiques
René Fallas-Magnin, Historique du mouvement Lorraine, dactylographié, avant 1955, mentionné par FranceArchives. Source archivistique de premier ordre sur l’histoire interne du mouvement.
Pierre Choffel, Historique du Mouvement Lorraine Haute-Saône, dactylographié, avant 1956, mentionné par FranceArchives. Référence utile pour l’implantation régionale et les maquis rattachés.
François Marcot (dir.), Dictionnaire historique de la Résistance, Paris, Robert Laffont, 2006. Ouvrage de référence pour le cadre des mouvements de zone Nord et de Franche-Comté.
Références internet
FranceArchives Description archivistique mentionnant l’Historique du mouvement Lorraine, l’Historique du Mouvement Lorraine Haute-Saône et le Journal de marche correspondant. https://francearchives.gouv.fr/fr/facomponent/1a0b3742b380d15812082bd23793f2050354c309
Service historique de la Défense Notice d’archives pour le Mouvement Lorraine, attestant l’existence d’un dossier spécifique d’homologation. https://www.servicehistorique.sga.defense.gouv.fr/ark/1012969
Musée de la Résistance en ligne Notice biographique René Fallas, confirmant sa prise de direction du journal et du mouvement en Franche-Comté. https://www.museedelaresistanceenligne.org/personne.php?id=12623
Musée de la Résistance en ligne Notice sur un insigne attribué au mouvement Lorraine dans la région de Nancy, utile pour la mémoire matérielle du mouvement. https://museedelaresistanceenligne.org/media8663-Pourquoi-les-rsistants-fabriquent-dj-des-pins
Mémoire Vive de la Résistance Notice Pinck, utile pour attester les relations locales entre le mouvement Lorraine et Ceux de la Résistance dans le secteur de Vaucouleurs. https://mvr.asso.fr/pinck/
Sources consultées
Mémoire Vive de la Résistance ; Maitron Résistance ; Fondation de la Résistance ; Musée de la Résistance en ligne ; Mémoire des Hommes, sans résultat d’organisation directement exploitable dans les réponses ouvertes ; Ordre de la Libération, surtout par les parcours individuels liés ; Gallica (BnF) ; Service historique de la Défense ; sites d’associations mémorielles locales ; Wikipédia, utilisée seulement en complément de repérage et recoupée avec les sources précédentes. vérification le 9 mars 2026