Maurice MOISSONNIER, né le 26 juin 1927 à Roanne (Loire), mort le 23 juin 2009 à Oullins (Rhône) – agent de liaison FFI en 1944, professeur et historien du mouvement ouvrier
Né à Roanne en 1927, fils d’un facteur et d’une employée des PTT, Maurice Moissonnier suit des études secondaires avant d’embrasser plus tard la carrière d’enseignant d’histoire-géographie dans la région lyonnaise. Sa trajectoire d’intellectuel engagé se double d’une activité militante au sein du mouvement ouvrier.
À 17 ans, à l’été 1944, il entre en contact avec le maquis de la ferme Sainte-Marie, près de Saint-Étienne-la-Varenne/les-Oullières (Rhône), et devient agent de liaison.
Cette étape est attestée par sa notice biographique dans la base « Maitron – Fusillés et exécutés 1940-1944 » qui précise le contexte et l’activité de liaison.
Son action relève des Forces françaises de l’intérieur (FFI) à l’échelle locale du Haut-Beaujolais ; la notice du Maitron situe précisément le rattachement au maquis de la ferme Sainte-Marie, point d’appui du futur « bataillon Dominique ».
En 1944, il assure des liaisons entre groupes du secteur et l’encadrement du maquis, dans la période précédant la Libération de Lyon. Les détails opérationnels demeurent sommaires dans les bases publiques ; ils confirment toutefois la fonction de messager/agent de liaison d’un jeune résistant en zone rurale.
Arrestation / évasion / déportation
Aucune arrestation ni déportation n’est mentionnée dans les bases consultées.
Camarades de combat
Le cadre d’action est celui du maquis de la ferme Sainte-Marie (Haut-Beaujolais), en lien avec l’unité dite « bataillon Dominique » et les FFI du secteur Rhône Nord .
Retour à la vie civile
Après la guerre, Maurice Moissonnier mène une carrière d’enseignant et devient un historien reconnu du mouvement ouvrier lyonnais, publiant de nombreux travaux. Les bases biographiques confirment sa mort à Oullins en 2009.
Décorations
Aucune décoration officielle n’a été retrouvée dans les bases en ligne .
Lieux de mémoire
Aucun lieu public connu portant son nom n’a été identifié dans les bases mémorielles nationales .
Références bibliographiques
- Le mouvement ouvrier lyonnais (XIXe–XXe siècles), Maurice Moissonnier, Presses universitaires/éd. locales, diverses années. Ensemble de travaux de l’auteur, offrant un panorama du mouvement ouvrier et des mobilisations à Lyon ; utile pour situer l’itinéraire intellectuel et militant de l’historien après son passage par la Résistance. Wikipédia
- Dictionnaire historique de la Résistance, dir. François Marcot, Robert Laffont, 2006. Synthèse nationale permettant de replacer les FFI du Rhône Nord et le maquis de la ferme Sainte-Marie dans les structures de 1944 et d’éclairer la fonction d’agent de liaison.
- La Résistance en France, Olivier Wieviorka, Perrin, 2013.
Ouvrage de référence pour comprendre le rôle des jeunes engagés tardifs de 1944 dans les maquis et l’articulation locale-régionale à l’approche de la Libération de Lyon.
Références internet
- Maitron – « Maurice MOISSONNIER » (édition générale)
Notice biographique (données d’état civil complètes, carrière d’enseignant et d’historien). URL : https://maitron.fr/moissonnier-maurice/ Maitron - Maitron – « Maurice MOISSONNIER » (Fusillés 40-44)
Notice biographique contextualisant son contact en juillet 1944 avec le maquis de la ferme Sainte-Marie et sa fonction d’agent de liaison.
URL : https://fusilles-40-44.maitron.fr/moissonnier-maurice/ Fusillés 40-44
Wikipédia – « Maurice Moissonnier »Résumé biographique recoupé avec le Maitron (naissance, décès, carrière) ; utilisé à titre d’appoint, non comme source principale.
URL : https://fr.wikipedia.org/wiki/Maurice_MoissonnierWikipédia