Charles MOHLER, né le 5 juin 1910 à Paris, France, mort le 16 janvier 1987 à Le Plessis-Robinson, Hauts-de-Seine, France.
Les sources consultées indiquent que Charles Mohler, de son nom complet Charles Baptiste Mohler, exerce la profession d’électricien. Les sources ouvertes consultées ne permettent pas de préciser davantage sa formation initiale ni ses activités avant son engagement résistant.
Les sources consultées attestent son engagement dans la Résistance au sein de Libération-Sud à partir de 1941, sous le pseudonyme de « Duvernois ». Il arrive de Haute-Loire à Lyon en janvier 1943 pour prendre des responsabilités dans l’organisation clandestine régionale.
Charles Mohler est rattaché au mouvement Libération-Sud, puis aux Mouvements unis de Résistance. Le Musée de la Résistance en ligne le présente comme responsable des groupes francs dans la région R1 ; une autre notice du même site précise qu’il devient en juillet 1943 chef régional des groupes francs des MUR.
Missions et actions
Les sources concordantes indiquent que Charles Mohler dirige le groupe franc régional dit « Soie » à Lyon à partir de janvier 1943. Il participe au défilé du 11 novembre 1943 à Oyonnax parmi les officiels aux côtés d’Henri Romans-Petit ; il intervient aussi dans la préparation del’opération de l’hôpital de l’Antiquaille en mai 1943, dans la préparation du sabotage des usines Schneider du Creusot en décembre 1943, ainsi que dans l’organisation et la diffusion du faux numéro du Nouvelliste distribué à Lyon le 31 décembre 1943.
Arrestation / évasion / déportation
Charles Mohler est arrêté à Paris le 24 février 1944. Le Musée de la Résistance en ligne précise qu’il est interné à la prison de la Santé, tandis que son épouse Paulette est incarcérée à la Petite Roquette. Les sources consultées indiquent qu’ils sont libérés lors de la Libération de Paris, à la fin du mois d’août 1944.
Camarades de combat
Les sources consultées permettent d’identifier notamment Lucien Bonnet, Henri Jaboulay, Serge Ravanel, Raymond Aubrac, Maurice Kriegel-Valrimont, Morin-Forestier, Henri Romans-Petit, Claude Perrin-Jassy et Noël Perrotot parmi les résistants associés à son action.
Retour à la vie civile
Les sources ouvertes consultées ne permettent pas de documenter précisément le retour à la vie civile de Charles Mohler après 1944. Elles établissent seulement sa date et son lieu de décès.
Décorations
- Médaille de la Résistance française par Décret du 3 janvier 1946 JO 13 Janvier 1946 source Ordre de la Libération
- Côte du dossier : 1O44796
Aucune autre décoration trouvée dans les bases consultées.
Lieux de mémoire
Charles Mohler apparaît dans les ressources mémorielles consacrées au défilé du 11 novembre 1943 à Oyonnax et au faux Nouvelliste de Lyon, deux épisodes emblématiques de la Résistance en région Rhône-Alpes. Les sources consultées ne permettent pas d’identifier un lieu de mémoire nominatif certain portant son nom.
Références bibliographiques
Les groupes francs : Libération-Sud, Ve Bureau de l’Armée secrète : une résistance lyonnaise en armes, René Chevailler, BGA Permezel, 2004. Cet ouvrage, cité dans la notice Wikipédia de Charles Mohler, porte sur les groupes francs issus de Libération-Sud et du Ve Bureau de l’Armée secrète à Lyon. Il éclaire le cadre organisationnel et opérationnel dans lequel s’inscrit l’action de Charles Mohler.
La Résistance dans l’Ain et le Haut-Jura, Jean Lety, AERI, 2013. Ce CD(DVD)-ROM est explicitement signalé par le Musée de la Résistance en ligne comme contenant une biographie détaillée de Charles Mohler. Il constitue une référence importante pour situer son action dans l’Ain-Haut-Jura, le défilé d’Oyonnax et la préparation du sabotage du Creusot.
Résistance civile et résistance militaire, Marcel Ruby, Hermès, 1984, vol. 2, t. 1. Cet ouvrage est cité dans la notice Wikipédia de Charles Mohler pour documenter son arrivée à Lyon en janvier 1943 et sa prise de direction du groupe franc régional. Il apporte un cadre d’ensemble sur l’articulation entre Résistance civile et structures armées.
Références internet
Musée de la Résistance en ligne Cette notice iconographique et historique présente Charles Mohler comme intégré à Libération-Sud depuis 1941 sous le pseudonyme de « Duvernois », puis responsable des groupes francs régionaux. Elle documente son rôle dans l’évasion de l’Antiquaille, le défilé d’Oyonnax, la préparation du sabotage du Creusot, le faux Nouvelliste et son arrestation à Paris. https://museedelaresistanceenligne.org/media3942-Charles-Mohler
Musée de la Résistance en ligne Cette fiche de personne issue du corpus « La Résistance dans l’Ain et le Haut-Jura » donne son alias « Duvernois », son domicile à Lyon en 1940, son lieu d’action Ain-Haut-Jura et sa qualité de responsable de la résistance régionale. Elle confirme aussi son arrestation à Paris avec son épouse et leur libération lors de la Libération de la ville. https://www.museedelaresistanceenligne.org/personnedetail.php?id=1632
Wikipédia Cette notice biographique fournit l’état civil de Charles Baptiste Mohler, son alias, sa profession d’électricien, sa qualité de chef régional des groupes francs, son arrestation du 24 février 1944 et la mention de la Médaille de la Résistance française avec le décret du 3 janvier 1946. https://fr.wikipedia.org/wiki/Charles_Mohler
CHRD – Centre d’Histoire de la Résistance et de la Déportation Cette ressource consacrée au faux Nouvelliste rappelle que Henry Jaboulay, Charles Mohler et Lucien Bonnet, agents des Mouvements unis de Résistance, ont organisé le détournement de ce journal collaborationniste à Lyon en 1943. https://www.chrd.lyon.fr/chrd/objet-phare-musee/episode-2-le-faux-journal-nouvelliste
Maquis de l’Ain et du Haut-Jura Cette notice mémorielle présente Charles Mohler sous l’alias « Duvernois » comme chef régional des corps francs et le relie notamment au défilé d’Oyonnax. https://www.maquisdelain.org/personnage-charles-mohler-46.html
Dossier d’homologation consulté
Les sources consultées ne permettent pas d’identifier une cote SHD nominative précise pour Charles Mohler.
Observations
Les sources consultées emploient de façon concordante l’alias « Duvernois ». La qualification exacte varie légèrement selon les sources entre « chef régional des corps francs », « responsable des groupes francs dans la région R1 » et « chef régional des groupes francs des MUR » ; ces formulations sont convergentes quant à sa fonction régionale. Les sources ouvertes consultées ne permettent pas de préciser son réseau avant 1941 ni son retour détaillé à la vie civile.
Sources consultées le 12 mars 2026
– Musée de la Résistance en ligne, notice « Charles Mohler » : contexte historique, appartenance à Libération-Sud, commandement des groupes francs régionaux, évasion de l’Antiquaille, Oyonnax, sabotage du Creusot, faux Nouvelliste, arrestation et détention.
– Musée de la Résistance en ligne, fiche « Charles MOHLER » : alias, domicile à Lyon, lieu d’action Ain-Haut-Jura, responsabilité régionale, arrestation à Paris et libération avec son épouse.
– Wikipédia, notice « Charles Mohler » : état civil, profession, fonction de chef régional des groupes francs, arrestation du 24 février 1944, mention de la Médaille de la Résistance française.
– CHRD, ressource « Épisode 2. Le faux journal “Nouvelliste” » : rôle de Charles Mohler dans l’opération de détournement du Nouvelliste à Lyon.
– Maquis de l’Ain et du Haut-Jura : qualification comme chef régional des corps francs et participation au dispositif du défilé d’Oyonnax.