L’expression « maquis de la Côte-d’Or » correspond à un ensemble de formations clandestines implantées dans le département de la Côte-d’Or entre 1943 et 1944, plutôt qu’à une seule unité portant officiellement ce nom unique.
Les sources pédagogiques et mémorielles décrivent une multiplication de camps et groupes armés à l’approche de 1944, avec des appellations variées, notamment dans la plaine de Saône (Bonaparte, Perdrix, Du Guesclin) et dans le sud-ouest du département (Liberté, entre autres), ce qui confirme l’existence d’un phénomène maquisard structuré à l’échelle départementale, mais rend impropre l’idée d’un « maquis unique » nommé « de la Côte-d’Or ».
Organisation interne
Les maquis de Côte-d’Or relèvent de logiques d’organisation différentes selon les zones et les affiliations (FFI, FTP, AS, réseaux de parachutages et liaisons alliées). Des notices mémorielles décrivent, pour certains groupes, une structuration en sections spécialisées (sabotage, police du maquis, corps-franc) et des déplacements de camps pour la sécurité.
Un exemple documenté est celui d’un maquis de Côte-d’Or ayant changé de nom au cours de l’été 1944, avec déplacements successifs de camp et mise en place de liaisons avec des Britanniques, ce qui atteste une organisation opératoire et des contacts extérieurs, mais ces éléments ne valent pas uniformément pour tous les maquis du département.
Actions menées pendant la Résistance
Les actions attribuées aux maquis de Côte-d’Or, selon les sources consultées, incluent le sabotage, la protection clandestine, des opérations armées, et l’appui à des opérations de parachutages et de ravitaillement.
Un épisode précis et étayé concerne un maquis ayant reçu des armes via liaison britannique et ayant repoussé une attaque de miliciens, ce qui montre un engagement armé direct et la capacité à tenir un camp face à une opération de répression.
Liens avec d’autres réseaux ou mouvements
Des documents mémoriels indiquent, pour certains maquis de Côte-d’Or, des liaisons avec des éléments britanniques (commando) et un recours à des parachutages, ce qui implique des connexions avec les dispositifs alliés de soutien aux maquis (sans permettre, dans le cadre de cette recherche, d’attribuer systématiquement à tous les maquis du département une même filiation opérationnelle).
Chefs et figures marquantes
Les sources départementales et mémorielles consultées renvoient à des chefs ou membres identifiés au niveau de certains maquis particuliers.
À titre d’exemple documenté, un résistant est explicitement donné comme étant « entré dans la Résistance » via un maquis précis de Côte-d’Or, ce qui confirme l’existence de filières de recrutement et d’appartenance nominale à des maquis identifiés, sans pour autant constituer une liste exhaustive à l’échelle départementale dans les seules sources ouvertes exploitées ici.
Victimes / morts
Des notices biographiques et des pages mémorielles signalent des morts en action liés à des maquis de Côte-d’Or, avec lieux et dates, ce qui atteste la réalité de pertes combattantes. Un cas documenté concerne un résistant mort en action en juillet 1944 et rattaché à un maquis de Côte-d’Or dans la notice biographique consultée.
Survivants identifiés
Les sources consultées dans ce périmètre (notices mémorielles d’objets, notices biographiques, inventaires) permettent d’identifier des parcours individuels, mais ne fournissent pas, à elles seules, une liste consolidée et vérifiée de survivants pour « l’ensemble des maquis de Côte-d’Or ». La constitution d’un volet « survivants » exhaustif nécessiterait un dépouillement systématique des dossiers individuels et des fonds nominatifs (notamment au SHD) au-delà des seules pages ouvertes repérées ici.
Fin du réseau
La notion de « fin » ne s’applique pas à un réseau unique mais à des unités multiples, généralement absorbées dans les Forces françaises de l’intérieur à l’été 1944, puis dissoutes ou transformées après la libération locale. Un cas précisément décrit est celui d’un maquis ayant changé de nom début juillet 1944, déplacé ses camps, puis poursuivi l’action jusqu’aux événements de la fin juillet et de la libération régionale, ce qui correspond à une dynamique de militarisation puis d’intégration.
Conséquences et mémoire
La mémoire départementale se lit notamment à travers des objets et monuments décrits par des ressources mémorielles, ainsi que par des inventaires d’archives et des publications locales.
L’existence de monuments et de plaques, et la documentation de leur contexte, constituent des preuves de commémoration structurée.
Les sources consultées confirment aussi l’existence de fonds d’archives décrivant des maquis nommés (ex. Bonaparte) au sein de collections publiques, ce qui renforce l’ancrage archivistique de ces formations.
Références bibliographiques
Résistance en Côte-d’Or, Tome V Gilles Hennequin, chez l’auteur (Heuilley-sur-Saône), 2001. Ouvrage de synthèse locale qui recense et décrit de très nombreux groupes, réseaux et maquis du département, avec un chapitre explicitement consacré aux maquis et des développements sur plusieurs maquis nommés (dont Liberté, Bonaparte, Du Guesclin). Il est utile pour une vue d’ensemble, mais doit être croisé avec inventaires d’archives et notices institutionnelles pour chaque fait précis.
Le Maquis Liberté, juin à septembre 1944 : Arcey, Urcy, Gevrey-Chambertin, Le Leuzeu, Clémencey, Frénois, Dijon
Jean Malfroy, ouvrage catalogué en fonds patrimonial, date non établie dans la notice consultée ici. Cette référence, identifiée via un catalogue d’archives municipales, signale l’existence d’un travail centré sur un maquis précis et des lieux d’opérations, utile pour documenter l’été 1944 en Côte-d’Or, sous réserve d’obtenir la notice complète (éditeur, année, pagination) dans le catalogue détaillé ou l’exemplaire.
Références internet
Musée de la Résistance en ligne. Notice d’objet décrivant l’évolution d’un maquis de Côte-d’Or devenu « Liberté », ses déplacements de camp, sa liaison avec un commando britannique, des parachutages d’armes et une attaque repoussée. https://museedelaresistanceenligne.org/media7811-Brassard-du-maquis-Libert-des-FFI-de-Cte-dOr
Service historique de la Défense. Notice d’archives décrivant un fonds « Maquis Bonaparte » et confirmant l’existence d’un dossier identifié dans une institution archivistique militaire, utile pour un approfondissement nominatif et opérationnel. https://www.servicehistorique.sga.defense.gouv.fr/ark/1445311
Clés pour l’Histoire (académie). Page de synthèse pédagogique indiquant explicitement des noms de maquis en plaine de Saône en Côte-d’Or et contextualisant le phénomène « maquis » ; ressource utile en cadrage, à croiser avec sources mémorielles/archivistiques pour les faits opérationnels. https://clespourlhistoire.ac-besancon.fr/la-vie-au-maquis/
Sources consultées : Date de vérification : 2 février 2026
Maitron Résistance (Fusillés 1940-1944 et notices biographiques) : consulté pour repérage nominatif et rattachements à des maquis précis ; résultats positifs sur des individus liés à des maquis de Côte-d’Or. Service historique de la Défense : consulté pour repérage de fonds ; résultat positif sur un fonds « Maquis Bonaparte ». Musée de la Résistance en ligne : consulté pour notices d’objets et éléments factuels (dates, déplacements, liaisons) ; résultats positifs. Fondation de la Résistance : recherche ciblée sur « Côte-d’Or maquis » réalisée ; pas de fiche dédiée exploitable ici, mais site conservé comme base de recoupement. Gallica : recherches effectuées, résultats non pertinents dans les requêtes testées pour « Vallespir » (bruit historique hors période), pas d’apport direct dans cette fiche. Ordre de la Libération : recherches réalisées sans résultat direct exploitable pour un « maquis de la Côte-d’Or » pris comme entité unique dans le périmètre de cette demande. Wikipédia : consultée uniquement en complément sur un épisode (Leuzeu) mais non retenue comme source principale au profit de notices Maitron et Musée de la Résistance en ligne.