La forme principale retenue est « maquis de la Chenuère ». Les variantes relevées sont « Chênuère », « Chaumière » dans une source secondaire non retenue comme forme fiable, et le rapprochement fréquent avec « maquis du Pas-de-Bœuf ».
Le Service historique de la Défense atteste l’existence d’un dossier intitulé « A.S Maquis de la Chenuere », ce qui confirme l’existence archivistique de cette dénomination.
Création du Maquis
La source officielle la plus précise consultée indique qu’à partir d’avril 1944 Solange Dubuisson constitue avec Michel Gadois le maquis de la Chenuère dans la région de Ruillé-sur-Loir, Sarthe, France. Le lieu de la Chenuère correspond au château et au bois de la Chenuère, au nord du bourg de Ruillé-sur-Loir.
Organisation interne
Le SHD classe ce groupe parmi les formations de l’Armée secrète, ce qui en fait, d’après la typologie archivistique, un maquis AS.
La notice officielle de Solange Dubuisson montre un mode de fonctionnement reposant sur la collecte et le convoyage de volontaires clandestins vers le camp, puis sur l’accueil de réfractaires et d’isolés alliés ou déserteurs. La documentation ouverte consultée ne permet pas de reconstituer avec précision une hiérarchie complète ou des subdivisions internes.
Actions menées pendant la Résistance
Le maquis de la Chenuère reçoit des jeunes réfractaires au STO, des aviateurs américains abattus dans le secteur et des Russes déserteurs de l’Organisation Todt.
Il est également lié au combat de la Durtière, à Ruillé-sur-Loir, le 8 août 1944, où Michel Gadois est tué. Les sources consultées ne permettent pas d’isoler, pour la seule appellation « Chenuère », un relevé distinct et exhaustif des sabotages ou opérations armées.
Liens avec d’autres réseaux ou mouvements
Le maquis de la Chenuère est relié à l’Organisation civile et militaire par le parcours antérieur de Solange Dubuisson, puis aux FFI à partir du 6 juin 1944. Il existe en outre un lien documentaire très fort avec le maquis du Pas-de-Bœuf, désignation utilisée dans des sources locales et biographiques ultérieures pour le même noyau militant de Ruillé-sur-Loir. En l’état des sources consultées, il est plus prudent de parler d’un chevauchement de dénominations que d’affirmer deux organisations totalement distinctes.
Chefs et figures marquantes
Solange Dubuisson, alias Corlay, cofonde le maquis de la Chenuère et y conduit des volontaires ; elle survit à la guerre. Michel Gadois est cité comme cofondateur ; il est tué le 8 août 1944.
La documentation consultée mentionne aussi Jean Gadois et Guy Deliot dans le cadre du maquis du Pas-de-Bœuf, très proche de la Chenuère, mais elle ne permet pas de préciser avec certitude leur statut exact à l’intérieur d’un éventuel organigramme propre à la Chenuère.
Victimes et morts
Michel Gadois est le mort de guerre clairement identifié dans les sources consultées en lien direct avec ce noyau de maquisards. Les autres pertes éventuelles n’ont pas pu être établies de façon sûre à partir des seules sources ouvertes consultées.
Survivants identifiés
Solange Dubuisson est survivante identifiée. Les sources consultées la montrent active au service social FFI après la Libération.
Fin du Maquis
La documentation disponible suggère une intégration progressive dans les FFI à l’été 1944 et une sortie de clandestinité à la Libération. La date et les modalités exactes de dissolution de l’entité nommée « maquis de la Chenuère » ne sont pas établies par les sources ouvertes consultées.
Conséquences et mémoire
La mémoire de ce maquis subsiste indirectement à travers les hommages locaux rendus à Solange Alexandre et à Michel Gadois, ainsi qu’à travers la conservation d’un dossier d’archives au SHD sous l’intitulé « A.S Maquis de la Chenuere ».
Références bibliographiques
Solange s’engage dans la résistance Antoine Louvard, Portaparole, ouvrage signalé par le département de la Sarthe ; utile pour le contexte de Ruillé-sur-Loir et du groupe animé par Solange Dubuisson.
Références internet
Service historique de la Défense Notice de description archivistique « A.S Maquis de la Chenuere », preuve de l’existence archivistique de la formation. https://www.servicehistorique.sga.defense.gouv.fr/ark/1446578
Ordre de la Libération Notice « Solange Rose Marguerite ALEXANDRE », principale source officielle accessible sur la constitution du maquis de la Chenuère et ses activités. https://www.ordredelaliberation.fr/fr/medailles/solange-rose-marguerite-alexandre
Mairie de Loir en Vallée Site officiel communal utile pour la mémoire locale de Solange Alexandre. https://loirenvallee.fr/
Sources consultées le 4 avril 2026 ; Maitron, vérification effectuée le 4 avril 2026 ; Fondation de la Résistance, vérification effectuée le 4 avril 2026 ; Musée de la Résistance en ligne, vérification effectuée le 4 avril 2026 ; Mémoire des Hommes, vérification effectuée le 4 avril 2026 ; Ordre de la Libération, vérification effectuée le 4 avril 2026 ; Gallica, vérification effectuée le 4 avril 2026 ; Service historique de la Défense, vérification effectuée le 4 avril 2026 ; sites d’associations mémorielles locales et sites institutionnels locaux, vérification effectuée le 4 avril 2026 ; Wikipédia, consultée seulement en complément et recoupée le 4 avril 2026.