La forme principale retenue est « maquis d’Arlanc ». Les variantes observées dans les sources sont « M.U.R. : Maquis d’Arlanc » dans le répertoire du SHD, mais aussi une présentation comme groupe FTP ou FTPF de la région d’Arlanc dans plusieurs notices biographiques de ses membres. Il existe donc une divergence de qualification organisationnelle selon les sources accessibles.
Création du Maquis
Le maquis d’Arlanc est historiquement attesté dans le Puy-de-Dôme au printemps 1943. Des notices individuelles de résistants indiquent des engagements en avril ou mai 1943 au maquis d’Arlanc. Maurice Jouanneau, dit Yves ou Gaston, rejoint ce maquis le 3 mai 1943 selon les Archives départementales du Puy-de-Dôme. Pierre Achard y entre en mai 1943 selon l’Ordre de la Libération.
Organisation interne
Les sources ouvertes décrivent un maquis implanté dans le secteur d’Arlanc et de Saint-Sauveur-la-Sagne, Puy-de-Dôme, France. L’encadrement militaire visible dans les notices consultées associe Maurice Jouanneau à un rôle de direction et cite aussi Pierre Cerveau dans des sources biographiques secondaires consultables par extraits.
Le mode d’action est celui d’un maquis de réfractaires au STO et de jeunes clandestins, armé et inséré dans les formations résistantes locales. En revanche, la documentation accessible ne permet pas de restituer avec précision tout l’organigramme ni les subdivisions internes.
Actions menées pendant la Résistance
L’action la mieux documentée est l’attaque de la gendarmerie d’Arlanc du 9 juin 1943, menée pour libérer des camarades arrêtés le matin même comme réfractaires au STO. Les sources consultées concordent sur cette opération et sur la répression qui s’ensuit. Plusieurs notices biographiques indiquent ensuite des arrestations massives, des condamnations par la section spéciale de Riom, des internements à Eysses et des déportations.
Liens avec d’autres réseaux ou mouvements
Les sources montrent un maquis relié soit aux MUR, soit aux FTPF selon les classements archivistiques ou biographiques. Cette divergence doit être signalée, sans être tranchée artificiellement. En revanche, le lien avec la Résistance armée auvergnate et avec la répression judiciaire de Riom est clairement attesté.
Chefs et figures marquantes
Maurice Jouanneau, dit Yves ou Gaston, rejoint le maquis d’Arlanc le 3 mai 1943 et y exerce un rôle dirigeant selon les notices biographiques départementales ; il survit à la guerre.
Pierre Achard rejoint le maquis en mai 1943 ; arrêté après l’attaque de la gendarmerie, il est condamné, transféré à Eysses, puis déporté, et meurt à Vaihingen le 15 février 1945.
André Rouyet, dit Pablo, rejoint le maquis en mai 1943 et participe à l’attaque de la gendarmerie ; il est fait prisonnier puis libéré lors d’un transfert le 3 août 1943.
Jean Casanova rejoint le maquis après son évasion d’un train emmenant des requis ; arrêté en juillet 1943, il est condamné, déporté et meurt à Hersbrück le 16 novembre 1944.
Maurice Claverie, dit Jimmy l’aviateur, est cantonné au maquis d’Arlanc sous les ordres de Maurice Jouanneau et participe lui aussi à l’attaque de la gendarmerie.
Victimes et morts
Les sources consultées identifient au moins Pierre Achard, mort en déportation le 15 février 1945, et Jean Casanova, mort en déportation le 16 novembre 1944. Les extraits consultés signalent aussi des états nominatifs du SHD relatifs aux morts du maquis d’Arlanc, mais la consultation détaillée de ces dossiers n’était pas accessible dans le cadre de cette recherche web ouverte.
Survivants identifiés
Maurice Jouanneau survit à la guerre. André Rouyet survit également, puisqu’il est signalé comme libéré après sa capture de 1943. Maurice Claverie est par ailleurs honoré dans la mémoire départementale postérieure.
Fin du Maquis
Le maquis d’Arlanc subit un démantèlement ou, à tout le moins, une désorganisation majeure après l’attaque du 9 juin 1943 et la vague d’arrestations qui suit. Cette interprétation est directement confortée par des notices biographiques signalant le « démantèlement de ce maquis d’Arlanc en juin 1943 ».
Conséquences et mémoire
La mémoire du maquis d’Arlanc est conservée par les Archives départementales du Puy-de-Dôme, par le SHD qui conserve un dossier au nom du maquis, et par les notices individuelles de résistants morts en déportation ou décorés.
Des descriptions archivistiques situent aussi le maquis dans la région de Saint-Sauveur-la-Sagne après les combats du Mont-Mouchet et de la Chaise-Dieu, ce qui montre sa place dans la mémoire régionale de la Résistance auvergnate.
Références bibliographiques
Aucune référence monographique certaine et directement consacrée au seul maquis d’Arlanc n’a pu être vérifiée avec un niveau suffisant dans les sources web ouvertes consultées. Il serait prudent, pour une version enrichie, de compléter par les inventaires du SHD et les travaux d’histoire régionale du Livradois-Forez consultés en salle ou en bibliothèque.
Références internet
Ordre de la Libération Notice « Pierre Samuel ACHARD », source officielle sur l’appartenance au maquis d’Arlanc, l’attaque du 9 juin 1943 et le destin du résistant. https://www.ordredelaliberation.fr/fr/medailles/pierre-samuel-achard
Musée de la Résistance en ligne Notice « Jean CASANOVA », source sur l’itinéraire d’un membre du maquis d’Arlanc, son arrestation et sa mort en déportation. https://www.museedelaresistanceenligne.org/personnedetail.php?id=46535
Service historique de la Défense / Musée de la Résistance en ligne Répertoire des maquis FFI signalant la cote « GR 19 P 63-31 M.U.R. : Maquis d’Arlanc ». https://www.museedelaresistanceenligne.org/musee/doc/pdf/ressource_source/192.pdf
Archives départementales du Puy-de-Dôme Notice de galerie « Un fait de Résistance : l’attaque de la gendarmerie d’Arlanc (9 juin 1943) », source institutionnelle sur l’opération et son contexte répressif. https://www.archivesdepartementales.puy-de-dome.fr/n/un-fait-de-resistance-l-attaque-de-la-gendarmerie-d-arlanc-juin/n%3A818
Sources consultées le 4 avril 2026 ; Maitron Résistance, vérification effectuée le 4 avril 2026 ; Fondation de la Résistance, vérification effectuée le 4 avril 2026 ; Musée de la Résistance en ligne, vérification effectuée le 4 avril 2026 ; Mémoire des Hommes, vérification effectuée le 4 avril 2026 ; Ordre de la Libération, vérification effectuée le 4 avril 2026 ; Gallica, vérification effectuée le 4 avril 2026 ; Service historique de la Défense, vérification effectuée le 4 avril 2026 ; Archives départementales du Puy-de-Dôme, vérification effectuée le 4 avril 2026 ; sites d’associations mémorielles locales, vérification effectuée le 4 avril 2026 ; Wikipédia, consultée seulement en complément et recoupée le 4 avril 2026.