Le réseau Nana – (ORA9 puis DGER-)( Région Arles- Tarascon)
Créé à partir de décembre 1942 , par le chef de bataillon , puis colonel Berrurier , issu de l’Armée d’armistice , ce réseau s’étoffe rapidement à partir de fonctionnaires recrutés dans tous les milieux administratifs et notamment , M. Dore , ingénieur TPE à Tarascon , et aussi de chefs d’entreprises de travaux publics comme Julien Chavoutier , lieutenant d’infanterie coloniale de réserve , qui possède une importante entreprise de TP à Arles au chemin Noir. Des membres de son entreprise comme Eugène Cornille , Francis Brun , son secrétaire d’autres comme Henri Mamie , des officiers comme le lieutenant Marcel Audema, futur général ,des sous-officiers comme Julien Rousseau, provenant de l’Armée d’armistice etc.—
Le colonel Berrurier jusqu’à son arrestation le 27 mai 1944 , porte son effort sur le renseignement , et justement l’entreprise Chavoutier possède une magnifique couverture puisque dès le début de 1943 , elle va travailler aux fortifications allemandes sur la côte et à l’aménagement de terrains d’aviation comme celui des Chanoines ou de Saint Martin de Crau. Plusieurs missions sont confiées à Julien Chavoutier. renseignements sur les projets et réalisations allemands , vols de matériels-Explosifs et autres- ralentissement du travail et malfaçons ,emploi des jeunes susceptibles d’être requis pour le STO.
En mars 1944 , le colonel Berrurier met Julien Chavoutier en contact avec Pierre Pouly Polydor- chef FFI , de l’arrondissement d’Arles .
En avril 1944 , les effectifs recrutés autour du réseau étaient de 800 et le colonel Berrurier envisage à ce moment là , la possibilité d’implanter un maquis dans la Crau , plusieurs mas étant capables d’accueillir non seulement les hommes , mais également le matériel , comme ce fut le cas du Mas de l’Etourneau , situé près de Mas Thibert et appartenant aux frères Pouly , où un parachutage d’armes de trois containers avait été effectué en décembre 1943. D’autres armes seront plus tard acheminées au moment des combats pour la libération d’Arles , par le lieutenant Mison ancien officier instructeur à Aix en Provence , en provenance des maquis du nord du département via Martigues et Port Saint Louis du Rhône.
Après l’arrestation du colonel Berrurier et sa déportation à Neuungamme , où il devait mourir , la responsabilité du réseau incombe à Julien Chavoutier ,’le réseau passant sous la coupe de la DGER d’Alger.
L’équipe qui oeuvrait autour du nouveau chef de Nana était composée de sous-lieutenant Marcel Audema , de l’ORA- Paul Augier ( Poirier> Edouard Grignard Mistral- Armel Ferrand – Georges Forgeix ( Charpentier).- Jean Phalippon de l’AS- Henri Mauric ( Ramon)- Francis Brun – Eugène CornilleMacc.aréno-ancien des brigades internationales- Henri Salon Kopka – Etc….
Sous la direction de Julien Chavoutier de nombreuses actions sont menées à partir de mai 1944 , rupture de pylones électriques alimentant Salin de Giraud , sabotages à l’Usine Solvay , tentative de rupture des cables de soutien du pont de Trinquetaille en juillet , opération pratiquement manquée à cause de l’absence d’explosifs brisants et de la quantité nécessaire au cisaillement.- Le pont sera détruit par la suite par un raid aérien. Il est à noter que le pont de Trkuquetaille ne pouvait supporter , même avant le sabotage , le passage de véhicules de plus de vingt tonnes.
Références bibliographiques
- Les réseaux de résistance dans les Basses‑Pyrénées, Claude LAHARIE, dans La Résistance dans le Sud‑Ouest au regard d’autres espaces européens (1940‑aujourd’hui), Cairn, Pau, 2016. Analyse détaillée de la création, architecture, actions et acteurs du réseau Nana.
- Basses‑Pyrénées, Occupation, Libération, 1940‑1945, Louis POULLENOT, J&D Éditions, Biarritz, 1995. Présente les réseaux de renseignement régionaux, dont Nana, avec focus sur Bayonne, Pau et Toulouse.
Références internet
- Réseau Nana – BPSGM / Musée de la Résistance en ligne. Présente la création par l’OSS en juin 1943, son organisation à Pau‑Toulouse, les responsables, modalités de transmission des renseignements, et liens avec d’autres réseaux. Inclut liste partielle des agents .
- Associations et sites locaux (Bordeaux‑Bayonne, Pau) – Décrivent les secteurs régionaux, chefs, agents arrêtés comme Gaston BERDANCE, et la coopération entre réseaux d’évasion et renseignement .