La flamme de la résistance ne doit pas s'éteindre...

L’existence du titre est parfaitement établie. La BnF indique qu’il s’agit d’un quotidien parisien publié de 1876 à 1944. La notice précise qu’après son repli de juin 1940, il reparaît à Paris sous contrôle des autorités d’occupation le 8 octobre 1940. La BnF de presse locale ancienne et Retronews donnent comme dernier numéro disponible le 17 août 1944.

Création du journal

Le titre est fondé en 1876 et appartient longtemps aux très grands quotidiens populaires de la Troisième République. Il ne naît donc pas sous Vichy, mais sa situation pendant l’Occupation est bien celle d’un ancien grand journal passé sous contrôle politique et éditorial de l’occupant à Paris.

Organisation et direction sous l’Occupation

La notice Gallica du 16 mai 1941 mentionne Jacques ROUJON comme directeur de publication, ce qui atteste la réorganisation du titre après sa reparution sous contrôle des autorités d’occupation. La BnF souligne cette reparution contrôlée à partir du 8 octobre 1940. Un dossier de la BnF sur la crise des quotidiens indique que Le Petit Parisien finit “dans les mains des fascistes français tout acquis à Doriot et à l’Europe nazie”, ce qui décrit bien la transformation structurelle du journal sous l’Occupation.

Ligne politique et rôle de propagande

Les sources consultées permettent de le qualifier de journal collaborationniste ou, à tout le moins, de journal majeur placé au service de la propagande allemande et vichyste à Paris. La BnF insiste sur le contrôle exercé par les autorités d’occupation ; ses dossiers de synthèse évoquent son passage aux mains des fascistes français proches de Doriot ; le Musée de la Résistance en ligne le montre relayant des avis d’exécution d’otages ; d’autres dossiers mémoriels rappellent sa participation à la campagne de presse contre les résistants du groupe Manouchian.

La qualification de “journal populaire soutenant le régime” est donc recevable, mais elle est même en deçà de ce que montrent les sources, qui établissent un usage propagandiste du titre sous l’Occupation.

Chefs et figures marquantes

Pierre DUPUY reste la figure majeure de l’histoire du titre avant sa confiscation politique, mais la période 1940-1944 voit une direction éditoriale remaniée. Les sources ici exploitées permettent d’identifier avec certitude Jacques ROUJON comme directeur de publication au moins en mai 1941. Claude JEANTET apparaît aussi dans les notices BnF comme journaliste ayant collaboré à Je suis partout et au Petit Parisien, mais la fonction exacte qu’il y exerce pendant toute la période n’est pas suffisamment stabilisée par les seules sources retenues pour être détaillée davantage ici.

Fin du journal

Le dernier numéro conservé est daté du 17 août 1944. La disparition du titre est liée à la Libération de Paris et à l’épuration de la presse. La BnF ajoute qu’après la Libération le titre ne reprend pas et qu’une édition allemande de courte durée paraît ensuite à Constance, ce qui confirme la rupture nette opérée en France en août 1944.

Conséquences et mémoire

Le Petit Parisien occupe une place singulière dans la mémoire de l’Occupation parce qu’il s’agit d’un immense quotidien populaire compromis avec le système de contrôle et de propagande de l’occupant. Son cas illustre la captation d’un grand organe de presse par le dispositif collaborationniste. Après 1944, sa disparition participe à la recomposition du paysage de presse parisien issu de la Libération.

Références bibliographiques

Le Petit Parisien sous l’occupation allemande, Fédération de la presse clandestine, 1950. Cet ouvrage est signalé par les ressources encyclopédiques et reste un témoignage ancien sur la transformation du journal sous contrôle allemand. Son intérêt tient à la proximité chronologique avec les faits et à son ancrage dans le contexte de l’épuration et de la reconstruction de la presse française.

Histoire du plus grand quotidien de la République. Le Petit Parisien (1876-1944), Francine Amaury, Presses universitaires de France, 1972. L’ouvrage, signalé dans les ressources bibliographiques usuelles, est important pour replacer la séquence 1940-1944 dans l’histoire longue du journal, depuis sa montée en puissance jusqu’à sa compromission finale.

Références internet

Catalogue BnF. Notice bibliographique précisant le repli de 1940, la reparution à Paris sous contrôle des autorités d’occupation et la fin du titre en 1944. https://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb34419111x

BnF Presse locale ancienne. Fiche de titre utile pour les dates extrêmes de publication et l’identification générale du quotidien. https://presselocaleancienne.bnf.fr/ark:/12148/cb34419111x

Gallica-BnF. Exemplaire du 16 mai 1941 mentionnant Jacques ROUJON comme directeur de publication, utile pour documenter la direction du titre sous l’Occupation. https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k684367w/f1.textePage.langFR

Musée de la Résistance en ligne. Notice mémorielle montrant la publication, par Le Petit Parisien, d’un avis d’exécution d’otages et rappelant la fonction de relais de la répression. https://museedelaresistanceenligne.org/media7150-Plaque-la-mmoire-de-Francis-Herpin-Malakoff-Hauts-de-Seine

Sources consultées ; date de vérification : 23 mars 2026. Maitron Résistance : non pertinent pour un quotidien ; Fondation de la Résistance : consultation générale sur la presse de l’Occupation ; Musée de la Résistance en ligne : utile pour des cas précis de propagande et de répression ; Mémoire des Hommes : non pertinent ; Ordre de la Libération : non pertinent ; Gallica, presse locale ancienne BnF et catalogue BnF : sources principales ; SHD : non mobilisé directement ; Wikipédia : repérée en complément pour la bibliographie, non utilisée comme source d’autorité principale.

Une version suivante peut reprendre exactement le même format pour d’autres titres de la presse de Vichy ou, à l’inverse, revenir à la structure “réseau de Résistance” pour un mouvement clandestin précis.

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