L’existence du titre est établie de manière certaine. Le Musée de la Résistance en ligne le qualifie de quotidien collaborationniste fondé par Jean LUCHAIRE le 1er novembre 1940 avec l’aide de l’ambassade d’Allemagne. Gallica conserve de nombreux fascicules sous le titre exact Les Nouveaux temps : quotidien du soir / dir. Jean Luchaire, ce qui confirme à la fois la dénomination, la périodicité et la direction.
Création du journal
Le journal est créé à Paris à l’automne 1940, dans le contexte immédiat de l’installation du nouvel ordre de presse contrôlé par l’occupant. La fondation par Jean LUCHAIRE avec l’appui de l’ambassade d’Allemagne en fait un organe né directement dans le cadre politique de la collaboration, et non un ancien quotidien simplement adapté à la censure.
Organisation et direction
Jean LUCHAIRE en est la figure centrale et le directeur. La présence de son nom en manchette sur les fascicules conservés par Gallica confirme un pilotage politique personnalisé. Les sources consultées ne détaillent pas ici toute l’organisation interne de la rédaction, mais elles suffisent à établir que le journal fait partie du système de presse collaborationniste soutenu ou encouragé par les autorités allemandes.
Ligne politique et rôle de propagande
La qualification de journal de propagande est explicite dans les sources mémorielles. Le Musée de la Résistance en ligne parle d’un quotidien collaborationniste fondé avec l’aide de l’ambassade d’Allemagne, ce qui l’inscrit au cœur du dispositif de presse pro-allemand. Il s’agit donc d’un titre voué à diffuser la légitimation de la collaboration, à soutenir la politique de rapprochement avec le Reich et à participer à l’encadrement idéologique de l’opinion.
Chefs et figures marquantes
Jean LUCHAIRE est la figure principale du titre. FranceArchives conserve par ailleurs des dossiers de la Haute Cour relatifs à LUCHAIRE et aux Nouveaux Temps, ce qui confirme l’importance judiciaire et politique du journal après la Libération. En l’état des sources retenues ici, il n’est pas nécessaire d’ajouter d’autres noms sans recoupement plus fin.
Fin du journal
Les fascicules conservés par Gallica montrent encore des numéros à l’été 1944. Le journal disparaît avec l’effondrement de la presse collaborationniste au moment de la Libération de Paris. La chronologie générale est donc cohérente avec celle des autres organes collaborationnistes, interrompus en août 1944.
Conséquences et mémoire
Dans l’histoire mémorielle de l’Occupation, Les Nouveaux Temps apparaît comme l’un des grands quotidiens directement identifiés à la collaboration politique avec l’Allemagne. Son nom reste attaché à Jean LUCHAIRE et à l’épuration de la presse parisienne.
Références bibliographiques
Les Nouveaux Temps, titre conservé dans Gallica et fréquemment mobilisé par les historiens de la presse collaborationniste. La collection permet de suivre concrètement la ligne du journal, son inscription dans l’actualité de guerre et la mise en scène quotidienne de la collaboration. Elle constitue une source primaire essentielle pour toute étude du titre.
Partis et mouvements de la Collaboration : Paris, 1940-1944, Pierre Philippe Lambert et Gérard Le Marec, cité dans les ressources secondaires sur la presse collaborationniste. Cet ouvrage est utile pour replacer le journal dans l’écosystème politique de la collaboration parisienne, autour de Jean LUCHAIRE et des différents groupes collaborationnistes.
Références internet
Musée de la Résistance en ligne. La notice identifie clairement Les Nouveaux Temps comme un quotidien collaborationniste fondé par Jean LUCHAIRE avec l’aide de l’ambassade d’Allemagne, et en fait une ressource de référence pour la qualification du titre. https://museedelaresistanceenligne.org/media3147-Journal-collaborationniste-iLes-nouveaux-temps-i-fvrier-1944
Gallica-BnF. Les fascicules conservés sous le titre Les Nouveaux temps : quotidien du soir / dir. Jean Luchaire permettent de vérifier le nom exact, la direction et la continuité de la parution pendant l’Occupation.
https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bd6t51219150z
https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bd6t521594020
Sources consultées
Sources consultées ; date de vérification : 23 mars 2026. Maitron Résistance : non pertinent pour un titre de presse ; Fondation de la Résistance : utile pour le cadre général de la presse collaborationniste ; Musée de la Résistance en ligne : source principale pour la qualification du titre ; Mémoire des Hommes : non pertinent ; Ordre de la Libération : non pertinent ; Gallica-BnF : source principale pour les fascicules ; SHD : non consulté directement ; FranceArchives : utile pour l’arrière-plan judiciaire et mémoriel lié à Jean LUCHAIRE ; Wikipédia : seulement repérée en complément, non retenue comme source d’autorité.