Le maquis de la Lance se constitue dans le massif de la Lance, Drôme, France, principalement au cours de l’année 1943. Il est formé par des réfractaires au Service du Travail Obligatoire issus des villages environnants tels que Dieulefit ou Roche-Saint-Secret-Béconne. Ce groupe est rattaché aux Francs-Tireurs et Partisans Français.
Le maquis est organisé en petits campements mobiles pour éviter les repérages aériens. Il s’appuie sur une logistique solide fournie par les fermes isolées du massif. La hiérarchie suit le modèle FTPF avec des responsables aux opérations, au renseignement et au ravitaillement.
Les actions s’intensifient en août 1944. Le maquis participe au harcèlement des colonnes allemandes qui battent en retraite dans la vallée du Rhône après le débarquement de Provence. Les résistants pratiquent des embuscades et des sabotages de ponts et de lignes téléphoniques pour désorganiser l’ennemi.
Il entretient des contacts avec les autres unités FTP de la Drôme et collabore ponctuellement avec les groupes de l’Armée Secrète lors des opérations de libération des villes de la Drôme provençale.
Chefs et figures marquantes
Roger MEYNARD, dont le pseudonyme est Mickey, est l’un des cadres actifs du secteur, il est tué au combat.
Pierre REYNOARD, dit Globule, participe activement aux opérations de harcèlement de l’été 1944 avant de tomber lors d’un accrochage.
Victimes et morts
Le 15 août 1944, lors d’un assaut allemand sur le massif, plusieurs maquisards perdent la vie. Les noms de Pierre REYNOARD et Roger MEYNARD sont gravés sur les monuments locaux.
Survivants identifiés
De nombreux résistants du secteur ont survécu et ont rejoint les unités régulières pour la poursuite de la guerre. Albert MILLET est l’un des membres ayant contribué à la mémoire de ce groupe après la Libération.
Fin du maquis
Le maquis de la Lance est dissous après la libération de la Drôme à la fin du mois d’août 1944. Ses membres sont intégrés dans les Forces Françaises de l’Intérieur.
Conséquences et mémoire
L’action du maquis a contribué à la sécurisation de l’arrière-pays drômois. Une cérémonie annuelle se tient chaque 15 août au col de la Lance, Drôme, France, pour commémorer les combats.
Références bibliographiques
La Résistance dans la Drôme par Jean Sauvageon, Éditions Peuple et Culture, 1994. Cet ouvrage traite de l’ensemble des maquis du département avec une attention particulière pour le secteur de la Lance.
Maquis de la Drôme par Collectif, Éditions du Cherche Midi, 2014. Ce livre documente les implantations FTPF et les combats de l’été 1944.
Références internet
Musée de la Résistance en ligne Consultation des archives iconographiques et des cartes de la Drôme provençale. https://www.museedelaresistanceenligne.org/
Maitron Résistance Notices biographiques des fusillés et tués au combat de la Drôme. https://fusilles-40-44.maitron.fr/